AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceLe porte-parole du barreau de Berlin condamne le massacre de 1988 en...

Le porte-parole du barreau de Berlin condamne le massacre de 1988 en Iran

CNRI - Le vice-président et porte-parole de la section des droits de l'homme du Barreau de Berlin, Bernd Häusler, a qualifié le massacre des prisonniers politiques en Iran en 1988 de crime contre l'humanité, dans un entretien hier avec la chaine satellite iranienne d'opposition Simay-e Azadi, le « Visage de la liberté CNRI – Le vice-président et porte-parole de la section des droits de l'homme du Barreau de Berlin, Bernd Häusler, a qualifié le massacre des prisonniers politiques en Iran en 1988 de crime contre l'humanité, dans un entretien hier avec la chaine satellite iranienne d'opposition Simay-e Azadi, le « Visage de la liberté ».

Dans cette interview, M. Häusler déclare qu’ «il est inacceptable aujourd'hui, 22 ans après le massacre des prisonniers politiques qui est un crime contre l'humanité, que (ses responsables) n'aient pas été tenus de rendre des comptes. Mme Maryam Radjavi du Conseil national de la Résistance iranienne a fort judicieusement appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter les mesures nécessaires pour enquêter sur ce massacre. La communauté internationale a jusqu'ici poursuivi les auteurs de divers crimes et doit le faire aussi dans ce cas. »

M. Häusler a ajouté : « Il y avait un comité de six membres [en 1988], dont chacun représentait une figure de proue du régime. Même Khomeiny lui-même était représenté par quelqu’un dans cette commission. Le Premier ministre de l'époque, Mir Hossein Moussavi, y était en personne. Ce comité a travaillé sur un plan sinistre visant à séparer les sympathisants des Moudjahidine du peuple des autres détenus. Puis, à partir du 19 juillet, une vague d'exécutions a commencé qui a duré jusqu'à la fin de 1988, pendant environ cinq mois. »

Häusler a déclaré : « Selon les définitions de la Cour pénale internationale, il est du ressort du Conseil de sécurité de renvoyer ce crime devant la justice pour enquête. Je considère que c’est une mesure appropriée et importante. Si la justice doit prévaloir dans le monde, alors ce tribunal ne doit pas être un instrument politique mais un moyen juridique et doit donc enquêter sur ce crime en Iran. »

« 22 ans après le massacre, j'espère que le peuple iranien pourra enfin obtenir justice et parvenir à la victoire », a ajouté M. Häusler.