CNRI – Un organisme représentant le guide suprême du régime iranien au sein du corps des gardiens de la révolution (pasdaran) a mis en garde contre une crise imminente lors de la prochaine élection présidentielle et prépare ses propres forces ainsi que la milice paramilitaire du Bassij pour la répression.
Les membres du bureau politique des pasdaran– appelés les guides des pasdaran – sont responsables de briefer les membres de la milice et des pasdaran, et ont reçu une directive interne pour les alerter sur deux développements importants durant la période électorale qui débutera le 14 juin, qui sont :
1. « Orchestrer » le résultat de l’élection afin que le favori du guide suprême Khamenei obtienne le plus de voix.
2. Se préparer à affronter des soulèvements sociaux anticipés, en particulier en juin 2013 lors du scrutin.
La directive interne stipule : « La république islamique fait face à trois défis : l’impasse nucléaire, les sanctions économiques et leurs conséquences, et la situation politique dans le pays aggravée par des individus séditieux. Ces trois défis se nourriront l’un de l’autre et provoqueront une crise sécuritaire.
« Concernant la question nucléaire, nous n’avons pas d’échappatoire à l’avant ni à rebours. Si nous renonçons, l’Occident avancera pour imposer d’autres sanctions comme le respect des droits de l’homme et la fin de la répression. Si nous l’acceptons, le soulèvement nous balaiera. Si nous n’acceptons pas, ils renforceront les sanctions. Nous sommes d’ores et déjà en pleine crise économique et davantage de sanctions arrivent en février.
« Les sanctions combinées à la mauvaise gestion du gouvernement provoquent déjà une crise économique. Les membres du Bassij et des pasdaran sont conscients de l’inflation.
« Les soutiens séditieux et les groupes déviants représentent des obstacles et alimentent la crise. C’est pourquoi le guide suprême a déclaré que si les chefs des trois branches du pouvoir étalent leurs divergences sur la place publique, ce sera perçu comme une trahison. Cependant, Ahmadinejad a demandé un rapport au Majlis (parlement). Si le guide suprême n’était pas intervenu, on se demande comment ça se serait terminé. Le guide suprême a eu un entretien privé avec Ahmadinejad et Ali Larijani le 15 janvier et a mis en garde qu’il avait demandé à mettre un terme à ces hostilités. Et c’est pourquoi la rencontre suivante d’Ahmadinejad s’est terminée sans contentieux. Néanmoins, les séditieux et d’autres continuent à lancer les termes de libres élections.
« Nous affrontons par conséquent une crise dans laquelle nous devons gérer les sanctions économiques et la situation créée par les groupes séditieux et déviants. La crise sociale pourrait mener vers une crise sécuritaire, mais cette foisi, contrairement au mouvement séditieux, nous ferons face à un mouvement du peuple misérable et contrairement au mouvement séditieux, nous ne pourrons pas facilement le supprimer des rues. Et c’est pourquoi les guides des pasdaran et la milice du Bassij doivent se tenir prêts. »

