samedi, décembre 3, 2022
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L’assassin terroriste du Pr Kazem Radjavi représente le régime iranien au conseil des droits de l’homme de l’ONU

CNRI – Un assassin du régime iranien qui avait dirigé il y a 23 ans le meurtre de l’activiste des droits de l’homme et de la résistance, le Professeur Kazem Radjavi, représente la dictature des mollahs au conseil des droits de l’homme de l’ONU en Suisse ce mois-ci.

Mohammad Mehdi Akhondzadeh-Basti est à la tête de la délégation du régime iranien pour cette réunion, qui se déroule à Genève du 25 février au 22 mars.

En avril 1990, Akhondzadeh-Basti – désormais le vice-ministre des Affaires Étrangères pour les affaires juridiques et internationales – faisait partie de l’escadron de la mort qui avait abattu le Pr. Radjavi en plein jour alors qu’il rentrait en voiture chez lui dans le village suisse de Coppet près de Genève.

Le Pr. Radjavi a été le premier ambassadeur d’Iran aux Nations Unies à Genève après la révolution iranienne de 1979. Mais peu après sa nomination, il avait démissionné pour protester contre la « politique répressive et les activités terroristes » des religieux au pouvoir en Iran.

Il était resté à Genève pour mener campagne contre les exécutions en masse, les arrestations arbitraires et la torture qui se passaient dans en Iran, devenant le représentant du Conseil national de la Résistance iranienne à l’ONU, tout en menant une carrière d’enseignant à l’université de Genève.

Mais ses activités avaient incité Khomeiny à ordonner sa mort et pour ce faire en 1986, douze tueurs avaient été envoyés dans des centres d’entraînement terroristes à Lavizan et Abyek.

Ce n’est que trois ans plus tard que des plans s’étaient échafaudés pour assassiner le Pr. Radjavi – qui a été qualifié de « martyr des droits de l’homme ».

Lors d’une réunion à laquelle avaient assisté des chefs du renseignement iranien, des commandants de la force Qods ainsi qu’Akhondzadeh-Basti, trois manières possibles de mener cet assassinat avaient été discutées.

La première consistait à tuer Radjavi avec tous les membres de sa famille chez lui.

La seconde était de placer une bombe dans sa voiture, de la connecter aux freins ou à l’allumage, de sorte qu’elle aurait explosée une fois que la vitesse aurait atteint les 40 km/h.

Et la troisième était de l’assassiner sur son trajet depuis ou vers son domicile.

Un budget pour l’opération avait ensuite été approuvé lors d’une réunion avec Ali Khamenei, le nouveau président du régime iranien Rafsandjani, le mollah Mohammad Hejazi chef de la commission des affaires spéciales, Falahian le ministre du Renseignement, Velayati le ministre des Affaires étrangères, Reychahri l’ancien ministre du Renseignement et Mohsen Reza’i alors commandant en chef des pasdaran.

Le 30 août 1989, une première équipe dirigée par Akhondzadeh-Basti et un collègue Saïd Hemati s’étaient rendus à Genève avec des passeports diplomatiques pour examiner les possibilités. En se fondant sur leur évaluation, le plan de la voiture piégée avait été écarté et ils avaient commencé à travailler uniquement sur les premier et troisième plans.

Le 18 octobre 1989, un commando de tueurs était à nouveau entrée dans Genève et avait tenté de mettre à exécution le premier plan de massacrer la famille Radjavi, mais parce que Kazem était parti pour un voyage, le complot avait avorté.

Le 31 janvier 1990, la seconde équipe était arrivée à Genève, mais en raison de querelles internes entre les terroristes, ce plan avait également été annulé.

Puis, le 10 avril 1990, six terroristes avaient atterri à Genève sur un vol Iran Air. Mohammad-Ali Hadi Najafabadi, l’ambassadeur d’Iran aux Émirats-Arabes-Unis arrivait également à Genève huit jours après muni d’un passeport diplomatique n° 006646 et était descendu à la chambre 625 de l’Hôtel Intercontinental.

Akhondzadeh-Basti avait pris lui aussi un vol pour Genève sur Iran Air le 18 avril, muni du billet de vol n° 096 4261 831174 et du passeport diplomatique n° 006588, et avait séjourné dans le même hôtel.

Les deux hommes avaient supervisé l’assassinat du Professeur Radjavi, âgé de 56 ans, abattu dans sa voiture tandis qu’il rentrait chez lui à 11h50 le 24 avril 1990. Akhondzadeh-Basti, Abadi et d’autres terroristes connus sont retournés à Téhéran à bord d’un Boeing 737 d’Iran Air le soir-même.

Le Professeur était le frère ainé du dirigeant de l’opposition iranienne Massoud Radjavi. Ce défenseur inlassable des droits humain en Iran, détenait six doctorats dans les domaines du droit, des sciences politiques et de la sociologie des universités de Paris et de Genève.

Après une interminable enquête, la justice et des officiers de police suisses ainsi que le magistrat Roland Chatelain ont découvert que 13 agents iraniens avaient utilisé des « passeports de service » pour entrer en Suisse en vue de tuer le Pr. Radjavi et ont confirmé le rôle du régime iranien sous dans ce meurtre.

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