mercredi, février 8, 2023
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L’archevêque Williams préoccupé par Achraf

Des grévistes de la faim à Londres, déterminés, s'adressant à la pressePar Bill Bowder

Church Times, 11 septembre – L'archevêque de Canterbury a écrit à l'ambassadeur des Etats-Unis à Londres pour joindre sa voix aux protestations devant l'ambassade américaine. Les manifestants iraniens et irano-britanniques sont en grève de la faim pour tenter de persuader les États-Unis de protéger leurs proches et leurs amis qui résident au camp d’Achraf, un camp en Irak où des « personnes protégées » ont été attaquées par l'armée irakienne au mois de juillet (cf. les articles des 14 et 21 août).

Des grévistes de la faim à Londres, déterminés, s'adressant à la pressePar Bill Bowder

Church Times, 11 septembre – L'archevêque de Canterbury a écrit à l'ambassadeur des Etats-Unis à Londres pour joindre sa voix aux protestations devant l'ambassade américaine.

Les manifestants iraniens et irano-britanniques sont en grève de la faim pour tenter de persuader les États-Unis de protéger leurs proches et leurs amis qui résident au camp d’Achraf, un camp en Irak où des « personnes protégées » ont été attaquées par l'armée irakienne au mois de juillet (cf. les articles des 14 et 21 août).

Une porte-parole de l’archevêché a confirmé l'envoi de la lettre ce mercredi. « L'archevêque est très attentif à la situation des familles impliquées très sérieusement dans cette action de protestation. Il est aussi soucieux du bien-être des Iraniens et des chrétiens iraniens vivant en Angleterre. » Une lettre a également été envoyée à Canon Mark Oakley, le prêtre en charge de Grosvenor Chapel à Mayfair où les manifestants ont assisté samedi à des services religieux au cours de leur action de protestation.

Canon Oakley a annoncé mercredi qu'il n'avait pas encore reçu la lettre. Les lits alignés devant l'ambassade ressemblent à une « morgue », a-t-il dit.  Un gréviste de la faim a été victime d’une attaque cardiaque. « Quand les grévistes de la faim sont vraiment malades, ils sont pris en charges par les ambulanciers et on leur donne des liquides. »

Jusque là, la protestation a eu peu d'effet. « C'est comme si on en est là où on en était », dit Canon Oakley. « La question des droits de l'homme est reconnue et évoquée par certains, mais pas par d’autres. »

Un porte-parole de l'ambassade américaine a dit qu'il n'avait pas encore reçu la lettre du Dr Williams. Le camp d’Achraf est une affaire de souveraineté pour le gouvernement irakien. Les États-Unis avaient reçu des assurances écrites que les résidents seraient traités avec humanité et ne seraient pas transférés de force vers un pays où ils seraient persécutés, a-t-il ajouté.

La présidente de l'Association des femmes anglo-iraniennes au Royaume-Uni, Leila Jazayeri, a rejeté les assurances américaines. Elle s’est dite déçue de la réponse de Lambeth Palace. « Je voulais demander à l'archevêque de faire entendre sa voix, mais son assistant nous empêche de le rencontrer ».

Mercredi, de nombreux grévistes de la faim ont parlé de leur détermination à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu'à ce que les États-Unis acceptent d’assurer une protection provisoire aux 3000 résidents du camp. Ils craignent que l'armée irakienne ne prépare une nouvelle attaque contre le camp.

A plusieurs reprises, ils ont dit que le camp avait été privé d’approvisionnement en vivres et en eau, et que les personnes blessées dans l'attaque de juillet avaient été privées de soins médicaux immédiats, ce qui avait provoqué de nouveaux décès. Ils ont dit que cette attaque avait été lancée à la demande du régime iranien qui reproche aux résidents du camp d'avoir contribué à aviver les protestations en Iran après les élections contestées de juin.

Mahmoud Fasihpour, 57 ans, a déclaré qu'il est en grève de la faim depuis 44 jours. « Je continuerai ma grève de la faim jusqu’à ce que les 36 personnes qui ont été enlevées du camp soient libérées, que les forces irakiennes sortent d'Achraf, et qu’une équipe d’observateurs de l'ONU y soit envoyée », a-t-il dit.  « Personne de l'ambassade n’est venu nous parler ».