vendredi, décembre 9, 2022
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L’émissaire américain en Irak pourrait être questionné sur les menaces contre Achraf

atatque des forces irakiennes contre Achraf (28-29 juillet)Par James Morrison

The Washington Times, 10 septembre – L’ambassadeur américain en Irak, Christopher Hill, pourrait être questionné à Capitol Hill [le Congrès] jeudi sur les raisons pour lesquelles les États-Unis ont minimisé un avertissement de plus de 500 membres du Parlement britannique alertant le président Obama d’ « événements menaçants » concernant les combattants désarmés de la résistance iranienne en Irak.

atatque des forces irakiennes contre Achraf (28-29 juillet)Par James Morrison

The Washington Times, 10 septembre – L’ambassadeur américain en Irak, Christopher Hill, pourrait être questionné à Capitol Hill [le Congrès] jeudi sur les raisons pour lesquelles les États-Unis ont minimisé un avertissement de plus de 500 membres du Parlement britannique alertant le président Obama d’ « événements menaçants » concernant les combattants désarmés de la résistance iranienne en Irak.

Une lettre parlementaire adressé à M. Obama datée du 30 juin, environ un mois avant que les autorités irakiennes n’aient pris d’assaut le camp d’Achraf, tuant 11 membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran [l’OMPI], faisant des centaines de blessés et 36 arrestations. Une réponse datée du 15 juillet d’un secrétaire d’Etat adjoint assurait les parlementaires britanniques que l’Irak avait promis de protéger les résidents du camp.

La lettre britannique, organisée par Robin Corbett, membre de la Chambre des Lords, disait que les « événements menaçants » comprenaient des informations comme quoi les responsables irakiens empêchaient les camions de vivres d’atteindre le camp et bloquaient les avocats, les parlementaires et les parents des résidents, les empêchant de se rendre dans le camp «en violation du droit international ».

« Nous vous demandons d’intervenir d’urgence pour forcer les Irakiens à lever le blocus d’Achraf et les restrictions touchant l’entrée de tous les biens et des personnes et de maintenir la protection judiciaire des résidents », déclaraient les parlementaires.

« Nous croyons que Washington a une obligation morale et juridique en termes de droit international (…) pour garantir la sûreté et la sécurité des habitants du camp. »

Ils notaient que le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, avait demandé au gouvernement irakien d’expulser les rebelles iraniens et se disaient préoccupés par «l’influence de l’Iran sur certaines parties du gouvernement irakien».

Les États-Unis ont déclaré les 3500 résidents du camp comme des «personnes protégées» en vertu de la Quatrième Convention de Genève, après avoir désarmé les rebelles après l’invasion américaine en 2003. Les États-Unis ont signé un accord en novembre prévoyant que l’Irak prenait en charge les opérations de sécurité, y compris le contrôle de la base d’Achraf.

La réponse du département d’Etat, moins de deux semaines avant l’attaque de l’Irak contre le camp le 28 juillet, assurait les parlementaires britanniques que les États-Unis se fondaient sur « des garanties écrites » du gouvernement irakien de protéger les résidents du camp.

« Ces assurances affirment que les résidents du camp d’Achraf seront traités humainement et ne seront pas transférés dans un pays où il existe des motifs sérieux de croire qu’ils seraient soumis à des persécutions fondées sur des croyances religieuses ou politiques ou la torture», écrivait Richard Schmierer, secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires du Proche-Orient. Il ajoutait qu’il répondait au nom de M. Obama.

Les États-Unis ont inclus la résistance, que certains experts du Moyen-Orient considèrent comme une secte, sur une liste noire des organisations terroristes en 1997 quand l’administration Clinton essayait d’ouvrir des relations avec l’Iran. L’Union européenne a supprimé le groupe de sa propre liste terroriste en janvier.

M. Hill, témoignant pour la première fois comme ambassadeur en Irak, comparaîtra devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre à 9h30 en salle 2172 du Rayburn House Office Building et at 14h30 devant la Commission des relations étrangères du Sénat, dans la salle 216 du Hart Senate Office Building.

Baume au coeur
Les partisans de la résistance iranienne en grève de la faim devant la Maison Blanche ont eu du baume au coeur mercredi quand le président d’une commission de la Chambre est allé les voir pour cautionner leur appel à la protection des résidents d’Achraf.

Le Représentant Bob Filner, président de la commission des Affaires des anciens combattants, est un partisan de longue date de la Résistance iranienne. Le démocrate de Californie est aussi co-président de l’Iran Human Rights and Democracy Caucus à la Chambre avec sa collègue californienne, la Représentante républicaine Dana Rohrabacher. Il a dit aux grévistes de la faim, à leur 42e jour sans nourriture, qu’il avait contacté le Département d’Etat pour demander la protection des résidents du camp.

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