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L’appel de Merkel à l’unité face à l’Iran

L’appel de Merkel à l’unité face à l’IranDe Daniel Trotta

Reuters – La chancelière allemande Angela Merkel a appelé jeudi à la formation d’un front uni afin d’empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires, sans répéter la désunion européenne qui a précédé l’invasion de l’Irak menée par les Etats-Unis en 2003.

Les puissances européennes étaient divisées dans les mois qui ont précédé l’invasion, avec la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Espagne rangés du côté du président George W. Bush, tandis que la France et l’Allemagne ont refusé de soutenir la guerre.

 

Avec l’opposition de la Russie et de la Chine, les Etats-Unis ne sont pas parvenus à obtenir une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU autorisant spécifiquement une action militaire et les pays opposés à la guerre ont refusé d’envoyer des troupes afin d’assister les Américains.

Désormais, l’Occident s’en remet au Conseil de Sécurité avec une résolution présentée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France mercredi demandant à l’Iran de stopper l’enrichissement de l’uranium qui selon eux, fait partie d’un programme d’armes nucléaires secret.

« Nous avons retenu les leçons du conflit en Irak. Une de ses leçons est que les divisions… affaiblissent l’Europe. Nous ne pouvons pas donner aux dictateurs l’image que le monde démocratique est divisé sur la façon de réagir face à eux », a déclaré Merkel à un forum des chefs d’entreprise américains et allemands pendant sa visite à New York.

« Je pense qu’il est très important que ce point de vue soit partagé par chacun d’entre nous, y compris par la Russie, et que tout soit fait pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires », a-t-elle dit.

Merkel, chef du Parti démocratique chrétien, a remplacé le social démocrate Gerhard Schröder au poste de chancelier l’année dernière.

Dans la campagne de l’Occident visant à empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, membres de l’Union Européenne, ont formé un front européen face à l’Iran tout en travaillant étroitement avec Washington.

La résolution du Conseil de Sécurité présentée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France mercredi menace d’envisager des « mesures supplémentaires si nécessaires » non spécifiées afin d’assurer que l’Iran respecte ses obligations.

La Russie et la Chine, les deux autres membres permanents du Conseil de Sécurité, ont fait part de leur opposition au texte et jouissent d’un pouvoir de veto sur celui-ci.