samedi, janvier 28, 2023
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L’Allemagne aussi est insatisfaite de l’offre de l’Iran

Mohammad Mohadessine, président de la Commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienneDe Brian Knowlton

International Herald Tribune – L’Allemagne s’est jointe au concert de critiques sur la dernière proposition nucléaire de l’Iran, jeudi, alors qu’un groupe d’opposition en exil accusait l’Iran de construire en secret des centrifugeuses avancées à un rythme qui pourrait accélérer notablement la production de combustible nucléaire.

 

La Chancelière Angela Merkel a déclaré à Berlin que la réponse iranienne mardi au paquet de mesures incitatives offertes par les puissances mondiales était insatisfaisantes parce Téhéran n’avait pas accepté de suspendre le travail d’enrichissement comme le demandaient les Nations Unies, a indiqué l’Agence France Presse.

« Nous somme toujours en train de l’étudier », a dit Merkel à la chaîne d’information N24, « mais d’après tout ce que j’ai entendu, nous ne pouvons être satisfait. Cela ne dit pas ce que nous attendons – à savoir : ‘Nous suspendons l’enrichissement d’uranium, nous venons à la table des négociations et nous parlons des possibilités de l’Iran. Nous ferons en sorte que cela se passe dans les jours à venir. »

Cela la place largement dans le sillon des réactions américaines et françaises. Les Etats-Unis, tout en critiquant l’Iran pour n’avoir pas cessé l’enrichissement, n’a pas rejeté la proposition sur le champ.

« Les diplomates continuent de l’étudier », a dit une porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. « Nous y travaillons avec nos alliés.»

Le président George W. Bush a téléphoné à Merkel jeudi pour discuter de l’Iran et du Liban; on ne sait pas s’il lui a parlé avant qu’elle ne fasse cette déclaration publique sur l’Iran.

Téhéran risque de possibles sanctions de l’ONU s’il continue ses travaux d’enrichissement après le 31 août, la date limite décidée par le Conseil de Sécurité.

Les Etats-Unis et l’Europe ont offert à Téhéran la possibilité d’une aide américaine à un programme nucléaire civil, mais uniquement si l’Iran cessait ses travaux d’enrichissement. L’Iran insiste sur le fait que son programme visait à produire de l’énergie nucléaire civile.

Une conférence de presse à Paris du Conseil national de la résistance iranienne, qui cherche à renverser le gouvernement iranien actuel, semble avoir été planifiée pour exercer un maximum de pression sur Téhéran avant la date limite de l’ONU. Le groupe a fourni des informations précises sur des activités nucléaires iraniennes secrètes, ainsi que d’autres qui n’ont pas été confirmées par la suite.

Le groupe a dit jeudi que l’Iran avait construit au moins 15 centrifugeuses P-2 et qu’il en aura des centaines d’autres l’an prochain, a rapporté Reuters depuis Paris. Cela lui permettra d’accélérer sérieusement sa production de combustible nucléaire.

Un porte-parole du groupe d’opposition en exil, Mohammad Mohadessine, a indiqué que Téhéran fabriquait des centrifugeuses dans un site secret géré par l’Iran Centrifuge Technology Co.

L’exactitude de cette information n’a pas pu être vérifier dans l’immédiat. L’Iran a rejété les allegations précédentes.

Il a confirmé que l’utilisation de centrifugeuses P-2 marquerait une avancée notable de l’utilisation par l’Iran d’un réseau de 164 centrifugeuses plus anciennes P-1, rapportées en avril.

L’Iran avait souligné par le passé avoir cessé ses travaux sur la technologie des P-2 il y a trois ans. Mais des analystes nucléaires occidentaux pensaient que l’Iran menait un programme parallèle en secret, utilisant la technologie développée par A.Q. Khan, l’ingénieur nucléaire pakistanais renégat.

En avril, le président Mahmoud Ahmadinejad avait dit que l’Iran menait des recherches sur des P-2. Les centrifugeuses, en tournant à une vitesse extrêmement élevée, peuvent concentrer l’élément clé de l’uranium, l’uranium-235, utilisé dans les réacteurs ou dans les armes atomiques.
Mohadessine, le porte-parole du groupe d’opposition, a aussi déclaré que l’Iran augmentait son stock de centrifuges P-1 et avait accéléré ses travaux sur le réacteur à eau lourde nucléaire d’Arak qui peut produire du plutonium pour une bombe.

L’Iran a dit mardi qu’il était prêt à des “négociations sérieuses” sur la question avec les membres permanents du Conseil de Sécurité et l’Allemagne. Mais il a signifié son refus de suspendre ses travaux nucléaires, suspension jugée inacceptable.

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