vendredi, décembre 2, 2022

L’alarme européenne

 Par James Morrisson

The Washington Times, 8 août, Embassy Row (Extraits) – Des parlementaires européens mettent en garde le président Obama qu’en ne supprimant pas un groupe d’opposition iranien en exil de la liste noire du terrorisme des Etats-Unis, il donne au régime brutal en Iran un prétexte pour exécuter des dissidents dans le pays et se doter d’armes nucléaires.

La semaine dernière, 210 membres du Parlement européen et des parlements nationaux de Grande-Bretagne, France et Italie ont envoyé une lettre à M. Obama pour l’appeler à supprimer la classification terroriste de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).

« La classification de l’OMPI constitue un obstacle à nos efforts pour traiter la menace croissante du régime iranien à la paix et la sécurité mondiales. Nous vous demandons instamment d’y mettre fin », ont-il dit dans leur lettre (…)

Le président Clinton a inscrit l’OMPI sur la liste des organisations terroristes des Etats-Unis en 1997 pour tenter vainement d’ouvrir des relations avec le régime iranien. L’administration Clinton prétendait que l’OMPI avait tué des Américains dans les années 1970 et fait peser une menace terroriste aux États-Unis.

Les parlementaires européens ont prévenu M. Obama qu’il s’aliénait un mouvement croissant en faveur de la démocratie en Iran en continuant à maintenir le groupe d’opposition sur la liste du terrorisme.

« La désignation fournit une justification au régime iranien pour exécuter ses opposants sous prétexte de « Mohareb »  [guerre contre Dieu] et de « terroriste »… En maintenant la classification de l’OMPI, les États-Unis s’aliènent les Iraniens pro-démocrates qui aspirent à un Iran démocratique et exempte d’armes nucléaires.

«Nous croyons que cette politique continuera à entraver nos efforts pour empêcher le régime iranien d’obtenir des armes nucléaires. »

Les parlementaires ont noté qu’un panel de trois juges de la Cour d’appel des États-Unis à Washington le mois dernier a estimé que le Département d’Etat avait violé les droits à une procédure régulière de l’Organisation en refusant de l’autoriser à examiner les documents utilisés pour maintenir le groupe sur la liste noire. Le tribunal a exhorté le Département d’Etat à revoir la décision prise par l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice. Son haut responsable pour le contre-terrorisme, Dell L. Dailey, avait recommandé que le groupe soit retiré de la liste.

Les parlementaires européens ont également rappelé à M. Obama que le Parlement britannique en 2008 et le Parlement européen en 2009 avaient radié le groupe de leurs propres listes noires, après avoir conclu que l’OMPI n’était pas une menace contre le terrorisme.

 

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