vendredi, février 3, 2023
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L’AIEA va constater le refus iranien de suspendre l’enrichissement

L'AIEA va constater le refus iranien de suspendre l'enrichissement Agence France Presse – L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) doit constater ce jeudi à Vienne que l’Iran poursuit des activités liées à l’enrichissement de l’uranium, contrairement aux exigences du Conseil de sécurité de l’Onu.

Pour le Conseil de sécurité, un refus de suspendre l’enrichissement au 31 août peut entraîner des sanctions internationales.

Or Téhéran a procédé à un nouveau cycle d’enrichissement la semaine dernière à quelques jours seulement de cette date-butoir, selon des diplomates proches de l’AIEA.

Les Iraniens "ont introduit de petites quantités de carburant, du gaz d’hexafluore d’uranium (UF6)" dans des centrifugeuses à l’usine de Natanz (centre), a annoncé un diplomate.

Les dirigeants iraniens, à commencer par le président Mahmoud Ahmadinejad, ont répété ces derniers jours qu’ils ne voulaient pas renoncer à ce qu’ils considèrent comme un droit pour disposer, un jour, de l’énergie nucléaire.

Or enrichi à des degrés plus poussés, l’uranium peut servir à fabriquer la bombe nucléaire et l’Occident redoute que ce soit l’intention réelle des Iraniens.

L’absence d’une telle suspension à ce jour devrait être formellement établie ce jeudi dans un rapport du directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei.

L’AIEA, qui a mis sous surveillance le programme nucléaire iranien début 2003 après la découverte de 18 ans d’activités clandestines, doit aussi confirmer que Téhéran n’apporte toujours pas la coopération et la transparence requises, y compris sur de possibles activités militaires.

La République islamique a notamment empêché récemment certains des inspecteurs de l’AIEA d’accéder à une installation souterraine en construction à Natanz, destinée à accueillir des dizaines de milliers de centrifugeuses dans un but d’enrichissement industriel.

Les six grandes puissances – dont l’offre de large coopération économique et politique a été rejetée par l’Iran justement à cause d’une clause sur l’arrêt de l’enrichissement – préparent déjà l’après 31 août.

De hauts responsables des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, France, Chine et Russie – tous membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu – ainsi que de l’Allemagne, se retrouveront au début de la semaine prochaine en Europe pour discuter des sanctions à imposer, faute d’un respect de l’ultimatum de jeudi, a annoncé mercredi le département d’Etat.

 

 
 

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