mercredi, février 1, 2023
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L’AIEA ne peut pas confirmer le caractère pacifique du programme iranien

Agence France Presse – L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé jeudi qu’elle ne pouvait pas confirmer le caractère "pacifique" du programme nucléaire iranien, qualificatif défendu par Téhéran, malgré des progrès dans sa coopération avec les Iraniens.

La délégation iranienne, de son côté a insisté, lors de la réunion de fin d’année du conseil des gouverneurs de l’agence à Vienne, sur ses efforts de coopération avec l’avertissement que toute discussion sur d’éventuelles nouvelles sanctions contre la République islamique serait "contre-productive".

L’AIEA "n’a pas été capable de vérifier certains aspects importants du programme nucléaire iranien", a déclaré le directeur général, Mohamed ElBaradei, devant les 35 gouverneurs.

Il a cité en particulier des questions clé liées à l’étendue et la nature des activités d’enrichissement de l’uranium "ainsi que celles liées à des prétendues études et autres activités pouvant présenter un caractère militaire".

Par conséquent l’AIEA "a été incapable d’apporter des assurances crédibles sur l’absence de matériaux et activités nucléaires non déclarés" de l’Iran.

Téhéran a toujours affirmé que son programme nucléaire était purement pacifique et visait uniquement à produire de l’électricté alors que Washington et d’autres pays occidentaux soupçonnent le régime islamique de vouloir se doter de la bombe atomique.

Dans un rapport sur la coopération entre Téhéran et l’AIEA, publié la semaine dernière et en tête de l’odre du jour de la réunion de deux jours à Vienne, M. ElBaradei avait constaté des progrès tout en relevant l’inflexibilité de l’Iran face à la demande de l’ONU de cesser ses activités d’enrichissement de l’uranium.

Cet enrichissement permet de produire du combustible pour les centrales nucléaires électriques ainsi que des matériaux, sous forme hautement enrichie, entrant dans la fabrication de la bombe atomique.

"Nous craignons que lors des prochaines semaines nous n’aurons pas plus de l’Iran que ce que nous avons vu lors des derniers mois, voire des 5 dernières années", a souligné l’ambassadeur américain auprès de l’agence onusienne Gregory Schulte.

Côté français, l’ambassadeur François-Xavier Deniau s’est dit "déçu de la coopération uniquement partielle et réactive" de la part de Téhéran. "Attendre n’est pas une option", a-t-il ajouté en précisant qu’il semble "nécessaire de fixer un délai, dans ces conditions, et que ce délai expire dans quelques semaines comme le propose le directeur général", pour contraindre Téhéran à répondre aux injonctions de l’ONU de cesser les activités d’enrichissement.

Si la position française était partagée par les Britanniques et les Allemands jeudi à l’AIEA, les pays non-alignés en revanche ont décrit l’attitude iranienne comme "un pas positif", selon le terme de l’ambassadrice cubaine Norma Goicochea Estenoz.

La Chine et la Russie ont elles aussi noté "les aspects positifs de la coopération de la part de l’Iran", selon des diplomates en marge de la réunion qui devait poursuivre ses travaux vendredi matin à Vienne.

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