AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceLa troisième voie offre une véritable alternative au régime de terreur en...

La troisième voie offre une véritable alternative au régime de terreur en Iran (député britannique)

CNRI – « J’appelle mon gouvernement à repenser sa position. J’appelle mon gouvernement à accueillir positivement le jugement du 12 décembre et à agir immédiatement comme nous nous y attendons, nous et tous les démocrates bien pensant.

J’accepte le défi lancé par Mme Radjavi et j’appelle mon gouvernement et l’UE dans son ensemble à accepter Mme Maryam Radjavi et le Conseil national de la Résistance iranienne comme des démocrates », a déclaré le député britannique Brian Binley à la conférence internationale de Paris le 5 février.

CNRI – « Aussi j’appelle mon gouvernement à repenser sa position. J’appelle mon gouvernement à accueillir positivement le jugement du 12 décembre et à agir immédiatement comme nous nous y attendons, nous et tous les démocrates bien pensant. J’accepte le défi lancé par Mme Radjavi et j’appelle mon gouvernement et l’UE dans son ensemble à accepter Mme Maryam Radjavi et le Conseil national de la Résistance iranienne comme des démocrates », a déclaré le député britannique Brian Binley à la conférence internationale de Paris le 5 février.

La réunion portait sur le jugement rendu par la Cour européenne de Justice annulant la décision du Conseil des ministres de l’UE qui avait inscrit dans la liste du terrorisme de l’UE les Moudjahidine du peuple d’Iran, la principale opposition au régime de Téhéran et sur la réaction de l’UE qui refuse de se conformer à ce jugement. Les plus grands experts en matière de droit communautaire et de nombreuses personnalités politiques et de défense des droits de l’homme de toute l’Europe étaient venues apporter leur soutien et leur témoignage. Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, est également intervenue.

Voici le texte de l’intervention de Brian Binley :

Le 12 décembre 2006, le tribunal de première instance de l’Union européenne a annulé la décision 2005/930/EC du Conseil concernant la proscription de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran et le gel de ses avoirs.

Et nous, amis, partisans et membres du Conseil national de la Résistance iranienne avons pensé qu’il s’agissait d’une grande victoire et nous avons célébré cette décision comme il se doit en l’accueillant avec joie.

Nous pensions que justice avait enfin été rendue. Et pourquoi ne devions-nous pas le penser, puisque nous savions que cette affaire était accablante.

Nous la considérions accablante, parce que l’UE et le gouvernement anglais n’avaient pu fournir aucune preuve appuyant leurs allégations de terrorisme contre l’OMPI. En effet, pourquoi ne devions-nous pas considérer notre affaire accablante ?

Nous savons que Jack Straw, l’ancien ministre britannique des affaires étrangères, n’a pu citer un seul exemple d’acte de terrorisme commis par l’OMPI contre des intérêts occidentaux quand on l’a interrogé. Pas un seul – parce que nous savons qu’il n’y en avait pas.

Nous savons que l’OMPI avait été mise sur la liste principalement pour plaire aux mollahs et nous le savons parce que Jack Straw l’a reconnu.

Nous savons que l’OMPI ne possède pas d’arsenaux d’armes puisqu’elle a renoncé à la violence il y a quelques années. Mais nous savons que le CNRI est voué à la démocratie, et nous savons que sa dirigeante, Mme Maryam Radjavi, s’est engagée dans la troisième voie pour apporter un changement démocratique en Iran.

Cependant, malgré toute ces preuves, le gouvernement britannique et le Conseil de l’Economie et des Finances de l’UE ont jusqu’à présent apparemment passé outre la Cour européenne et refusé d’accepter sa décision.

Quelle tragédie pour l’UE, mais surtout quelle tragédie pour la Grande Bretagne !

La Grande-Bretagne a tous les droits d’être fière de son long passé parlementaire, de démocratie, d’équité, de justice et de défense de l’état de droit. Et cependant elle semble refuser d’accepter la décision d’un tribunal légalement constitué qu’elle s’est dûment engagée à respecter et aux décisions duquel elle a volontiers accepté de se conformer.

C’est en étant fier d’être Anglais et membre de la Chambre des Communes, que je dis que c’est non seulement inacceptable, mais aussi totalement honteux.

Le gouvernement britannique, en agissant de la sorte a entaché le beau nom de mon pays. Et pour quelle raison ?

Pour continuer à plaire à une théocratie médiévale dont le président refuse de reconnaître l’Holocauste, menace de jeter les Israéliens à la mer, nie les droits élémentaires de sa population, soutient activement le terrorisme et fait les louanges des méthodes des kamikazes, et finalement – et c’est le plus effrayant – va bientôt présider une nation dotée d’armes nucléaires. Quel message cela envoie-t-il aux intégristes et aux terroristes, non seulement en Iran mais dans le monde entier ?

Aussi j’appelle mon gouvernement à repenser sa position. J’appelle mon gouvernement à accueillir positivement le jugement du 12 décembre et à agir immédiatement comme nous nous y attendons, nous et tous les démocrates bien pensant.

Mais je vais plus avant. J’accepte le défi lancé par Mme Radjavi et j’appelle mon gouvernement et l’UE dans son ensemble à accepter Mme Maryam Radjavi et le Conseil national de la Résistance iranienne comme des démocrates.

Avant tout, j’appelle mon gouvernement à reconnaître que la troisième voie offre une véritable alternative au régime de terreur en Iran aujourd’hui et aux théories malavisées des démocraties, des démocraties occidentales qui penchent entre se recroqueviller dans la complaisance ou le risque d’une incursion militaire illégale.

Et enfin je les appelle à reconnaître que les régimes malfaisants finissent par tomber.

Je me souviens bien du soulèvement hongrois, du printemps de Prague et de la campagne des dissidents en Russie qui ont toutes mené à la chute des dictatures communistes en Europe de l’Est et en Asie.  Et je me souviens comment la chute du mur de Berlin a si vivement illustré cet effondrement. Je me souviens bien du jour où Nelson Mandela a été libéré et du changement de régime qui a suivi. Je me souviens des manifestations des populations en Albanie, en Pologne et au Portugal.

Nous savons que cela peut arriver. Nous savons que cela peut arriver en Iran, mais seulement si l’occident envoie les bons messages aujourd’hui et qu’il est prêt à faire entendre son soutien au moment où il le faut.

Avant toute chose, il a besoin de soutenir Mme Radjavi, le CNRI et la troisième option pour un changement démocratique en Iran. Le prix est massif mais le coût, si nous échouons, sera élevé.

Nous devons donc être réaliste, nous tenir aux côtés de Mme Radjavi et du Conseil national, et jouer une part dans la création d’un Iran démocratique et d’un Moyen-Orient plus stable.

Et c’est pour cela que le Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran, tient cette semaine une conférence de presse à la Chambre des Communes pour des mesures politiques et légales afin de faire pression sur le gouvernement britannique et nous avons besoin de le faire pour le bien de tous.