De James Morrison
The Washington Times – Lorsquelle était adolescente, elle a passé 2 ans et demi dans une prison en Iran, craignant pour sa vie et observant les autres dissidents être emmenés de force pour leur exécution.
Aujourdhui, Shirine Nariman a obtenu la nationalité américaine, est mère de deux filles et réside aux Etats-Unis depuis 27 ans. Elle na pas lintention de retourner en Iran, mais essaie toujours de renverser ce régime théocratique brutal qui selon elle est résolu à dominer le monde grâce à lexportation de lextrémisme islamique.
« Le régime veut tuer tous les espoirs », a-t-elle dit durant une visite hier au Washington Times afin de parler dun rassemblement dIraniens américains et dexilés iraniens aujourdhui à Washington.
« Il y a une chose que jai appris en prison, cest de ne jamais perdre espoir. »
Mme Nariman a affirmé quelle tenait sa promesse faite à ses camarades de prison, celles qui nont pas survécu à leur détention.
« Javais des amies qui lorsquils partaient pour leur exécution disaient Souviens-toi, nabandonne jamais », dit-elle.
Mme Nariman, qui était accompagnée dun collègue, Majid Sadeghpour, espère que les dirigeants et les membres du Congrès vont écouter les messages qui seront délivrés aujourdhui à loccasion de la deuxième Convention nationale annuelle pour une République démocratique laïque en Iran.
M. Sadeghpour, dont le frère a été tué et la sur a été torturée en Iran, affirme que les efforts diplomatiques de négociation avec le régime sont futiles.
« La complaisance avec des mollahs est responsable de la montée en puissance du régime iranien et de la projection de son pouvoir dans le monde entier », a déclaré M. Sadeghpour, également Américain naturalisé.
Ils affirment que le seul moyen pour que le gouvernement iranien abandonne son programme nucléaire est lapplication de sanctions internationales strictes sur ses exportations de pétrole et lisolation des diplomates iraniens.
« Ils ont une idéologie fasciste et expansionniste. Ils ne sarrêteront pas », a affirmé M. Sadeghpour.
Il a ajouté que les dirigeants religieux extrémistes qui contrôlent le gouvernement étaient incapables de modération.
« Une panthère noire agressive ne donnera jamais naissance à une colombe blanche pacifique », a-t-il dit. « Vous ne pouvez pas leur demander dêtre quelque chose quils ne sont pas. »
Mme Nariman a ajouté que le président Mahmoud Ahmadinejad était comme « Hitler avec une idéologie fondamentaliste ». M. Ahmadinejad embrasse une version apocalyptique de lIslam et menace de détruire Israël.
Les orateurs à la convention daujourdhui doivent renouveler leurs appels pour que les Etats-Unis retirent le Conseil national de la Résistance iranienne et son aile militaire, les Moudjahidine du Peuple, de la liste des organisations terroristes du département dEtat.
« Retirez-les de la liste et vous donnerez espoir aux Iraniens », a déclaré Mme Nariman, ajoutant que le régime était très impopulaire parmi la population et indiquant que 4000 grèves et manifestations avaient eu lieu dans le pays lannée dernière.
Les Moudjahidine, qui étaient basés en Irak sous Saddam Hussein, se sont rendus aux forces américaines en 2003 et demeurent sous « détention protégée » au Camp Achraf, à environ une heure au nord de Bagdad. Lors de la convention de lannée dernière, deux officiers de larmée des Etats-Unis, qui ont eu directement affaire aux Moudjahidine, ont assuré quils méritaient que leur étiquette de terroristes leur soit retirée.
Le lieutenant colonel Thomas Cantwell, qui commandait le Camp Achraf, a nié quils étaient des terroristes, et la capitaine Vivian Gembara, avocate militaire qui a négocié leur reddition, a affirmé que les Etats-Unis avaient raté une chance dutiliser cette armée rebelle à son avantage.
Le département dEtat a désigné les Moudjahidine dorganisation terroriste sous ladministration Clinton et les a accusés davoir tué des conseillers américains du chah en Iran dans les années 1970 et davoir participé à la prise de lambassade américaine en 1979.
Le Conseil national, parlement en exil, figure sur la liste en tant que front politique des rebelles. Les critiques qualifient le conseil de groupe marxiste, mais celui-ci dit promouvoir la démocratie et le capitalisme dans un gouvernement laïc.

