vendredi, décembre 9, 2022

La résistance iranienne

Convention des Iraniens à Washington, 25 mai 2006De James Morrison

The Washington Times – Lorsqu’elle était adolescente, elle a passé 2 ans et demi dans une prison en Iran, craignant pour sa vie et observant les autres dissidents être emmenés de force pour leur exécution.

Aujourd’hui, Shirine Nariman a obtenu la nationalité américaine, est mère de deux filles et réside aux Etats-Unis depuis 27 ans. Elle n’a pas l’intention de retourner en Iran, mais essaie toujours de renverser ce régime théocratique brutal qui selon elle est résolu à dominer le monde grâce à l’exportation de l’extrémisme islamique.

« Le régime veut tuer tous les espoirs », a-t-elle dit durant une visite hier au Washington Times afin de parler d’un rassemblement d’Iraniens américains et d’exilés iraniens aujourd’hui à Washington.

« Il y a une chose que j’ai appris en prison, c’est de ne jamais perdre espoir. »

Mme Nariman a affirmé qu’elle tenait sa promesse faite à ses camarades de prison, celles qui n’ont pas survécu à leur détention.

« J’avais des amies qui lorsqu’ils partaient pour leur exécution disaient ‘Souviens-toi, n’abandonne jamais’ », dit-elle.

Mme Nariman, qui était accompagnée d’un collègue, Majid Sadeghpour, espère que les dirigeants et les membres du Congrès vont écouter les messages qui seront délivrés aujourd’hui à l’occasion de la deuxième Convention nationale annuelle pour une République démocratique laïque en Iran.

M. Sadeghpour, dont le frère a été tué et la sœur a été torturée en Iran, affirme que les efforts diplomatiques de négociation avec le régime sont futiles.

« La complaisance avec des mollahs est responsable de la montée en puissance du régime iranien et de la projection de son pouvoir dans le monde entier », a déclaré M. Sadeghpour, également Américain naturalisé.

Ils affirment que le seul moyen pour que le gouvernement iranien abandonne son programme nucléaire est l’application de sanctions internationales strictes sur ses exportations de pétrole et l’isolation des diplomates iraniens.

« Ils ont une idéologie fasciste et expansionniste. Ils ne s’arrêteront pas », a affirmé M. Sadeghpour.

Il a ajouté que les dirigeants religieux extrémistes qui contrôlent le gouvernement étaient incapables de modération.

« Une panthère noire agressive ne donnera jamais naissance à une colombe blanche pacifique », a-t-il dit. « Vous ne pouvez pas leur demander d’être quelque chose qu’ils ne sont pas. »

Mme Nariman a ajouté que le président Mahmoud Ahmadinejad était comme « Hitler avec une idéologie fondamentaliste ». M. Ahmadinejad embrasse une version apocalyptique de l’Islam et menace de détruire Israël.

Les orateurs à la convention d’aujourd’hui doivent renouveler leurs appels pour que les Etats-Unis retirent le Conseil national de la Résistance iranienne et son aile militaire, les Moudjahidine du Peuple, de la liste des organisations terroristes du département d’Etat.

« Retirez-les de la liste et vous donnerez espoir aux Iraniens », a déclaré Mme Nariman, ajoutant que le régime était très impopulaire parmi la population et indiquant que 4000 grèves et manifestations avaient eu lieu dans le pays l’année dernière.

Les Moudjahidine, qui étaient basés en Irak sous Saddam Hussein, se sont rendus aux forces américaines en 2003 et demeurent sous « détention protégée » au Camp Achraf, à environ une heure au nord de Bagdad. Lors de la convention de l’année dernière, deux officiers de l’armée des Etats-Unis, qui ont eu directement affaire aux Moudjahidine, ont assuré qu’ils méritaient que leur étiquette de terroristes leur soit retirée.

Le lieutenant colonel Thomas Cantwell, qui commandait le Camp Achraf, a nié qu’ils étaient des terroristes, et la capitaine Vivian Gembara, avocate militaire qui a négocié leur reddition, a affirmé que les Etats-Unis avaient raté une chance d’utiliser cette armée rebelle à son avantage.

Le département d’Etat a désigné les Moudjahidine d’organisation terroriste sous l’administration Clinton et les a accusés d’avoir tué des conseillers américains du chah en Iran dans les années 1970 et d’avoir participé à la prise de l’ambassade américaine en 1979.

Le Conseil national, parlement en exil, figure sur la liste en tant que front politique des rebelles. Les critiques qualifient le conseil de groupe marxiste, mais celui-ci dit promouvoir la démocratie et le capitalisme dans un gouvernement laïc.

 

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