lundi, décembre 5, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceLa position anti-occidentale de l’Iran cache des problèmes intérieurs

La position anti-occidentale de l’Iran cache des problèmes intérieurs

Perspective
 
The Birmingham Post, 2 mars – Alors que la position de l’Iran devient de plus en plus hostile à l’égard de l’occident, Lord Corbett of Castle Vale, avance que les dirigeants du régime hausse le ton pour masquer leur propre peur.

Depuis que le « guide suprême » non élu de l’Iran, Ali Khamenei, a nommé Mahmoud Ahmadinejad au poste de président, la communauté internationale doit faire face à la menace du régime intégriste.

Le président Ahmadinejad a divagué et déliré en voulant rayer Israël de la carte, son régime parraine le terrorisme et fomente des crises en Irak, au Liban et en Palestine et cherche à se doter d’armes nucléaires. En Iran, le niveau de l’oppression a atteint des degrés sans précédent, avec des centaines d’Iraniens, y compris des mineurs délinquants, exécutés en 2006. 

Alors pourquoi les mollahs n’abandonnent pas leur soutien au terrorisme et ne jouent-ils pas un rôle constructif au Moyen-Orient ? Plus important encore, pourquoi ils ne suspendent pas leurs activités nucléaires, même pour une courte période, malgré tous les avantages qui leur sont offerts? Cette inflexibilité semble inexplicable à la lumière des conséquences pour l’Iran, y compris des sanctions plus sévères, une plus grande isolation et finalement une confrontation militaire potentielle avec l’occident. 

La logique voudrait que tout pas en arrière dans leur politique oppressive dans le pays et leur politique de confrontation à l’étranger aurait de plus graves conséquences. 

Les mollahs ont appris de manière ironique les leçons des dernières années du chah.  A la suite de son élection en 1977, le président Jimmy Carter a appelé le chah à respecter les droits de l’homme et à permettre le droit d’assemblée. En réponse, le chah a serré les rênes de ses forces de sécurité qui jusqu’alors avaient reçu carte blanche pour arrêter, emprisonner et même exécuter, comme moyen de contrôler la population.

Les conséquences ont été immédiates. La légère relâche dans le niveau de la répression a été l’étincelle dont la population iranienne avait besoin pour assurer sa révolution.

Le chah a opprimé les Iraniens avec l’emprisonnement de quelques milliers d’opposants et l’exécution de quelques centaines d’autre. Par contre, les mollahs ont emprisonné des centaines de milliers d’opposants et en ont exécuté plus de 120.000. Cela illustre le niveau du mécontentement. 

Selon les sondages effectués par le régime, plus de 94% de la population s’opposent à l’ensemble du régime et on a dénombré plus de 4000 mouvements de protestation et de manifestations en 2006.

L’UE pense toujours qu’il peut convaincre l’Iran  de changer de voie. A ce niveau d’illusion, l’UE  est “entrée en discussion” avec l’Iran sur son programme nucléaire, faisant gagner cinq ans au régime pour faire progresser son programme après que la principale coalition de l’opposition, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) ait tiré la sonnette d’alarme sur 18 années de tromperies de l’Iran.

L’Occident a aussi servi l’Irak au régime iranien sur un plateau d’argent, fermant au départ les yeux sur les milliers de gardiens de la révolution et les mollahs qui se sont déversés à la frontière dès que la guerre d’Irak a pris fin. Depuis, l’Iran a réussi à dominer le pays en finançant et en armant la milice chi’ite responsable du bain de sang à travers l’Irak, y compris les attaques contre les troupes britanniques.

En juin 2006 cependant, 5,2 millions d’Irakiens ont signé une déclaration pour dire que “les dirigeants iraniens veulent dominer cette partie du monde et ont fait de l’Irak un terrain de chasse et la première ligne de leur guerre contre la communauté internationale pour tenter d’infléchir la lutte pour la démocratie contre la dictature dans ce pays avant qu’elle n’atteigne l’Iran.

Le mois dernier, la principale opposition iranienne et la plus grande organisation  membre du CNRI, les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), a révélé les détails de 32.000 Irakiens, y compris des autorités gouvernementales et des membres des services de sécurité, qui perçoivent des salaires de Téhéran. On compte parmi ces individus des autorités du Conseil suprême de la Révolution islamique en Irak, un groupe formé et financé par l’Iran.        

Il est à noté que les 5,2 millions d’Irakiens ajoutaient que « la solution et la seule perspective encourageante pour neutraliser, ces menaces passeront par l’éviction d’Irak du régime iranien et la reconnaissance du statut de l’OMPI, qui est le principal rempart contre l’intervention du régime iranien. » 

Cependant, dans un acte de complaisance sans égal depuis  les Accords de Munich avec l’Allemagne hitlérienne, l’occident a proscrit l’OMPI à la demande de Téhéran. L’UE a même promis à l’Iran, en 2004, que s’il obtempérait aux exigences nucléaires de l’Occident, elle « continuera à considérer l’OMPI comme une organisation terroriste ». C’est le plus grand présent offert aux mollahs niant à la Résistance iranienne la reconnaissance qu’elle demande et qu’elle mérite.

Le 12 décembre, la Cour européenne de Justice a rendu un jugement qui fera date  en annulant la décision de l’UE prise en 2002 de proscrire l’OMPI et d’en geler les fonds. Déclarant les mesures de l’UE illégales, la CEJ a  statué que les droits de l’OMPI à une défense équitable et à une protection juridictionnelle efficace avaient été violés.

Cependant, malgré toutes les menaces que pose le régime iranien, le Foreign Office, braqué sur la complaisance, a honteusement persuadé l’UE de passer outre le jugement de la CEJ, indignant les parlementaires dans toute l’Europe. 

Alors que retombe la poussière des cris vides de M. Ahmadinejad retombe, les signes de défaites lui apparaissent plus clair, à lui et ses commandants des gardiens de la révolution. Sur le front nucléaire, le Conseil de Sécurité de l’ONU  a appliqué des sanctions, qui ne feront que renforcer le refus de l’Iran de se plier aux demandes de l’ONU. En Irak, les Américains et la Grande-Bretagne sont finalement mis face aux régime iranien en visant ses agents chargés de financer et d’armer les milices chi’ites.

Il est temps à présent pour l’occident de mettre fin à sa politique de complaisance en retirant de la liste l’OMPI et du même coup en aidant la jeune démocratie irakienne et en donnant un nouvel espoir à ceux qui aspirent à la démocratie et aux droits de l’homme en Iran. A cette fin, un groupe multipartite de 35 députés et lords, y compris d’anciens ministres, ont pris une mesure sans précédent d’intenter des poursuites  contre le gouvernement britannique.

 
 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe