Perspective
The Birmingham Post, 2 mars Alors que la position de lIran devient de plus en plus hostile à légard de loccident, Lord Corbett of Castle Vale, avance que les dirigeants du régime hausse le ton pour masquer leur propre peur.
Depuis que le « guide suprême » non élu de lIran, Ali Khamenei, a nommé Mahmoud Ahmadinejad au poste de président, la communauté internationale doit faire face à la menace du régime intégriste.
Le président Ahmadinejad a divagué et déliré en voulant rayer Israël de la carte, son régime parraine le terrorisme et fomente des crises en Irak, au Liban et en Palestine et cherche à se doter darmes nucléaires. En Iran, le niveau de loppression a atteint des degrés sans précédent, avec des centaines dIraniens, y compris des mineurs délinquants, exécutés en 2006.
Alors pourquoi les mollahs nabandonnent pas leur soutien au terrorisme et ne jouent-ils pas un rôle constructif au Moyen-Orient ? Plus important encore, pourquoi ils ne suspendent pas leurs activités nucléaires, même pour une courte période, malgré tous les avantages qui leur sont offerts? Cette inflexibilité semble inexplicable à la lumière des conséquences pour lIran, y compris des sanctions plus sévères, une plus grande isolation et finalement une confrontation militaire potentielle avec loccident.
La logique voudrait que tout pas en arrière dans leur politique oppressive dans le pays et leur politique de confrontation à létranger aurait de plus graves conséquences.
Les mollahs ont appris de manière ironique les leçons des dernières années du chah. A la suite de son élection en 1977, le président Jimmy Carter a appelé le chah à respecter les droits de lhomme et à permettre le droit dassemblée. En réponse, le chah a serré les rênes de ses forces de sécurité qui jusqualors avaient reçu carte blanche pour arrêter, emprisonner et même exécuter, comme moyen de contrôler la population.
Les conséquences ont été immédiates. La légère relâche dans le niveau de la répression a été létincelle dont la population iranienne avait besoin pour assurer sa révolution.
Le chah a opprimé les Iraniens avec lemprisonnement de quelques milliers dopposants et lexécution de quelques centaines dautre. Par contre, les mollahs ont emprisonné des centaines de milliers dopposants et en ont exécuté plus de 120.000. Cela illustre le niveau du mécontentement.
Selon les sondages effectués par le régime, plus de 94% de la population sopposent à lensemble du régime et on a dénombré plus de 4000 mouvements de protestation et de manifestations en 2006.
LUE pense toujours quil peut convaincre lIran de changer de voie. A ce niveau dillusion, lUE est entrée en discussion avec lIran sur son programme nucléaire, faisant gagner cinq ans au régime pour faire progresser son programme après que la principale coalition de lopposition, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) ait tiré la sonnette dalarme sur 18 années de tromperies de lIran.
LOccident a aussi servi lIrak au régime iranien sur un plateau dargent, fermant au départ les yeux sur les milliers de gardiens de la révolution et les mollahs qui se sont déversés à la frontière dès que la guerre dIrak a pris fin. Depuis, lIran a réussi à dominer le pays en finançant et en armant la milice chiite responsable du bain de sang à travers lIrak, y compris les attaques contre les troupes britanniques.
En juin 2006 cependant, 5,2 millions dIrakiens ont signé une déclaration pour dire que les dirigeants iraniens veulent dominer cette partie du monde et ont fait de lIrak un terrain de chasse et la première ligne de leur guerre contre la communauté internationale pour tenter dinfléchir la lutte pour la démocratie contre la dictature dans ce pays avant quelle natteigne lIran.
Le mois dernier, la principale opposition iranienne et la plus grande organisation membre du CNRI, les Moudjahidine du peuple dIran (OMPI), a révélé les détails de 32.000 Irakiens, y compris des autorités gouvernementales et des membres des services de sécurité, qui perçoivent des salaires de Téhéran. On compte parmi ces individus des autorités du Conseil suprême de la Révolution islamique en Irak, un groupe formé et financé par lIran.
Il est à noté que les 5,2 millions dIrakiens ajoutaient que « la solution et la seule perspective encourageante pour neutraliser, ces menaces passeront par léviction dIrak du régime iranien et la reconnaissance du statut de lOMPI, qui est le principal rempart contre lintervention du régime iranien. »
Cependant, dans un acte de complaisance sans égal depuis les Accords de Munich avec lAllemagne hitlérienne, loccident a proscrit lOMPI à la demande de Téhéran. LUE a même promis à lIran, en 2004, que sil obtempérait aux exigences nucléaires de lOccident, elle « continuera à considérer lOMPI comme une organisation terroriste ». Cest le plus grand présent offert aux mollahs niant à la Résistance iranienne la reconnaissance quelle demande et quelle mérite.
Le 12 décembre, la Cour européenne de Justice a rendu un jugement qui fera date en annulant la décision de lUE prise en 2002 de proscrire lOMPI et den geler les fonds. Déclarant les mesures de lUE illégales, la CEJ a statué que les droits de lOMPI à une défense équitable et à une protection juridictionnelle efficace avaient été violés.
Cependant, malgré toutes les menaces que pose le régime iranien, le Foreign Office, braqué sur la complaisance, a honteusement persuadé lUE de passer outre le jugement de la CEJ, indignant les parlementaires dans toute lEurope.
Alors que retombe la poussière des cris vides de M. Ahmadinejad retombe, les signes de défaites lui apparaissent plus clair, à lui et ses commandants des gardiens de la révolution. Sur le front nucléaire, le Conseil de Sécurité de lONU a appliqué des sanctions, qui ne feront que renforcer le refus de lIran de se plier aux demandes de lONU. En Irak, les Américains et la Grande-Bretagne sont finalement mis face aux régime iranien en visant ses agents chargés de financer et darmer les milices chiites.
Il est temps à présent pour loccident de mettre fin à sa politique de complaisance en retirant de la liste lOMPI et du même coup en aidant la jeune démocratie irakienne et en donnant un nouvel espoir à ceux qui aspirent à la démocratie et aux droits de lhomme en Iran. A cette fin, un groupe multipartite de 35 députés et lords, y compris danciens ministres, ont pris une mesure sans précédent dintenter des poursuites contre le gouvernement britannique.

