CNRI Le 25 octobre, Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, prenait la parole lors dune conférence internationale de juristes à Bruxelles en défense des droits des Moudjahidine du peuple en Irak. Vidar Hoagland, un juriste norvégien y a fait lintervention suivante :
Je vous remercie pour mavoir invité. Cest un honneur dêtre ici, Madame Radjavi. Lorganisation des Moudjahidine du peuple dIran (OMPI) est le principal groupe de lopposition, la colonne vertébrale de la résistance. Je vais tenter daborder quelques aspects.
Tout dabord, à propos de la liste du terrorisme : lUE doit retirer le nom de lOMPI de la liste du terrorisme. Cette désignation manque de bases légales et entre dans le cadre dune conciliation politique avec le régime clérical.
La lutte contre la dictature religieuse ne doit pas être taxée de terrorisme. Il ne sagit pas seulement de mon opinion politique, mais aussi de mon opinion légale. Il ne fait aucun doute que la plus grande menace, la plus dangereuse des menaces pour la paix et la tranquillité dans la région aujourdhui, cest le régime des mollahs.
La Cité dAchraf : jai eu la chance de visiter la Cité dAchraf en 2004. Jai été très impressionné par tous les gens dAchraf et par leur lutte et tous ceux parlaient scandinave à Achraf.
Les résidents dAchraf sont et cest mon opinion légale protégés à la fois par la Quatrième Convention de Genève, la loi internationale et la loi irakienne.
Quand je me suis rendu à la Cité dAchraf, jai rencontré plusieurs juristes et juges irakiens, et tous mont dit la même chose, tous étaient daccord pour dire que tout le monde à Achraf était protégé par la IVe Convention de Genève, la loi internationale et la loi irakienne.
Les habitants de la Cité d Achraf sont des réfugiés politiques et tout déplacement forcé serait un crime de guerre, à mes yeux.
La Cité dAchraf est la propriété des gens qui y résident. Ils ont construit cette base, cest leur bien.
Il est important que le gouvernement irakien respecte pleinement les conventions et les lois internationales concernant lOMPI et son droit de rester en Irak.
Je voudrais profiter de loccasion pour passer en revue dimportants droits et protections prévus par la loi internationale. Les résidents de la Cité dAchraf ont le droit dêtre protégés du danger, de la violence, des persécutions, et de lintimidation et de bénéficier dune protection spéciale pour la dignité et les droits des femmes. Ils ont le droit dêtre aidés à contacter leur famille hors de la Cité dAchraf et leurs familles ont le droit daider à les protéger. Ils ont le droit de demander laide du Comité international de la Croix-Rouge, du haut commissariat pour les réfugiés de lONU et des organisations internationales.
Ils sont le droit à la liberté de pensée, de religion, dexpression, dassociations intercommunautaires et dopinion politique. Ils ont aussi le droit de ne pas être persécutés et de ne pas être forcés et davoir un travail rémunéré. Ils ont le droit de salimenter, le droit à la santé et à une qualité de vie égale à celles des habitants de là où ils se trouvent. Ils ont le droit à un traitement équitable devant la loi selon les lois irakiennes et les normes internationales.
Ils ont le droit de rechercher un emploi et la possibilité de mener des activités rapportant des bénéfices conformes aux lois locales et qui peuvent être entreprises sans compromettre leur droit à la sécurité. Ils ont le droit de parler avec les représentants de la Coalition, les puissances protectrices, en privé et en toute confiance de leur situation. Et ils ont le droit de refuser de retourner dans leur pays de nationalité quelque soit leur statut légal dans le pays où ils sont protégés. Ils ont le droit de partir du territoire du conflit à tout moment pour leur pays ou pour tout autre pays pour lequel ils possèdent des documents de voyage valides.
Tous ces droits sont essentiels pour la protection des résidents de la Cité dAchraf en vertu de la Quatrième Convention de Genève.
Il ne sagit pas seulement de mon opinion légale. Cest aussi lopinion de William H. Brandenburg un général de larmée américaine du QG de la force multinationale. Cela date du 7 octobre 2005, et je dis et je pense que cest toujours valable.
Je suis du même avis que Mme Radjavi, il ny a pas de solution militaire au problème iranien. La seule solution viable est un changement démocratique en Iran par les Iraniens et leur résistance légitime. Jespère que toutes les opinions légales que nous avons entendues auront un impact sur la situation politique. Jespère vous voir tous bientôt dans les rues de Téhéran libérée.

