jeudi, février 2, 2023
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La lettre pathétique des grévistes d’une compagnie sucrière en Iran

La lettre pathétique des grévistes d’une compagnie sucrière en Iran

CNRI – Un groupe de travailleurs de la compagnie sucrière Haft Tappeh, qui sont actuellement en grève, ont exposé leurs problèmes dans une lettre aux dirigeants du régime. La lettre intitulée « La faim des travailleurs d’Haft Tappeh ne partira pas » explique :

« Aujourd’hui, le 19 juillet 2017, la grève se poursuit à Haft Tappeh. Les travailleurs sont entrés en grève pour protester contre leurs trois mois de salaires impayés. De plus, 341 travailleurs retraités ont manifesté en mars 2017 contre les 4 %.

De parts des employés qui n’a pas encore été payé par l’organisation de la sécurité sociale.

Nous, les travailleurs, annonçons que nous sommes fatigués des mensonges des employeurs. Nous sommes fatigués de nous sentir humiliés devant nos familles. Nous n’en pouvons plus d’être indigents. En tant que père, nous nous sentons humiliés et misérables. Comment sont nos vies et notre dignité entre les mains d’un employeur inefficace qui dirige le secteur privé ? Ils nous ont abandonnés. Nous avons faim, nos enfants aussi. À quoi devons-nous recourir ? À qui devons-nous adresser nos problèmes ? Est-ce que nos enfants comprennent que leur père n’a pas été payé ? Ce n’est pas une vie. Ce n’est pas juste. Nous sommes des êtres humains. »

Ces travailleurs se sont ensuite adressé au le président du régime dans leur lettre : « M. Rohani ! Combien de temps devrons-nous pleurer notre misère ? Nous avons faim. Pourquoi devons-nous payer pour l’inefficacité de quelques ministères (les ministères de l’Industrie et du Travail) pour avoir passé l’odieuse article 44 ? M. Rohani ! Combien de temps devons-nous être en grève à cause de nos salaires impayés ? Nous sommes fatigués de faire grève. Nous voulons également travailler sans nous soucier. Nous voulons produire et créer de la richesse pour le pays. Que devons-nous vraiment faire ? Nous sommes comme un enfant qui a besoin de faire du bruit pour recevoir de l’attention et des droits. Nous ne voulons que nos droits. »

Les travailleurs de la compagnie sucrière Haft Tappeh se sont adressés également au vice-président Eshagh Jahangir : « Aucun des directeurs ne prend la peine de prendre de nos nouvelles. Nous sommes aussi iraniens et nous avons le droit de vivre. Notre dignité est brimée. »

Il faut noter que l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation (UITA) a publié une déclaration samedi 17 juin 2017 demandant aux syndicats et aux organisations syndicales de soutenir les demandes des travailleurs et retraités d’Haft Tappeh.

Cette organisation a soutenu les demandes des travailleurs d’Haft Tappeh que leur syndicat soit reconnu et l’Industrie sucrière soit transféré sous contrôle du gouvernement.

À la suite de la privatisation de cette société en 2015, les travailleurs ont demandé le retour à un secteur du gouvernement, car la société fait face à des problèmes.

L’UITA a demandé de signer et d’envoyer la lettre en ligne au Guide suprême iranien, Ali Khamenei, et aux autres dirigeants iraniens.

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