lundi, décembre 5, 2022
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La justice française allège ses restrictions sur les exilés iraniens

Maryam RadjaviReuters – Vendredi, une cour d’appel française a annulé les restrictions pesant sur un groupe d’opposition exilé iranien ayant des liens avec un mouvement guérilla armé paraissant sur la liste des groupes terroristes des Etats-Unis.

La cour d’appel a décidé que 18 membres du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), dont l’objectif est d’expulser du pouvoir les dirigeants cléricaux d’Iran et qui est l’aile politique des Moudjahidine du Peuple, avaient désormais le droit de voyager, de se rendre au siège de l’organisation situé à l’extérieur de Paris et de communiquer les uns avec les autres.

Mais elle a confirmé qu’ils ne devaient pas être en possession d’armes, de collecter des fonds du public pour des organisations liées à leur cause ou avoir des contacts avec les donateurs.

Onze membres du CNRI, dont son leader, Maryam Radjavi, ont été emprisonnés en 2003 pour des accusations d’ « association avec des criminels liés à une entreprise terroriste », mais ont été libérés sur injonction de la cour d’Appel de Paris.

Plusieurs partisans du groupe s’étaient mis le feu à Paris, à Londres, à Rome et à Berne pour protester contre l’arrestation de Radjavi, femme de la figure principale des Moudjahidine, Massoud Radjavi.

Apparus dans les années 1960, les Moudjahidine ont fui en Irak dans les années 1980 après s’être mis les leaders islamiques à dos suite à la révolution islamique de 1979.

Le CNRI a été le premier à divulguer le programme d’enrichissement d’uranium secret de l’Iran en 2002 et a donné dans le passé des informations exactes sur des sites atomiques cachés en Iran.

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