Reuters Vendredi, une cour dappel française a annulé les restrictions pesant sur un groupe dopposition exilé iranien ayant des liens avec un mouvement guérilla armé paraissant sur la liste des groupes terroristes des Etats-Unis.
La cour dappel a décidé que 18 membres du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), dont lobjectif est dexpulser du pouvoir les dirigeants cléricaux dIran et qui est laile politique des Moudjahidine du Peuple, avaient désormais le droit de voyager, de se rendre au siège de lorganisation situé à lextérieur de Paris et de communiquer les uns avec les autres.
Mais elle a confirmé quils ne devaient pas être en possession darmes, de collecter des fonds du public pour des organisations liées à leur cause ou avoir des contacts avec les donateurs.
Onze membres du CNRI, dont son leader, Maryam Radjavi, ont été emprisonnés en 2003 pour des accusations d « association avec des criminels liés à une entreprise terroriste », mais ont été libérés sur injonction de la cour dAppel de Paris.
Plusieurs partisans du groupe sétaient mis le feu à Paris, à Londres, à Rome et à Berne pour protester contre larrestation de Radjavi, femme de la figure principale des Moudjahidine, Massoud Radjavi.
Apparus dans les années 1960, les Moudjahidine ont fui en Irak dans les années 1980 après sêtre mis les leaders islamiques à dos suite à la révolution islamique de 1979.
Le CNRI a été le premier à divulguer le programme denrichissement duranium secret de lIran en 2002 et a donné dans le passé des informations exactes sur des sites atomiques cachés en Iran.

