jeudi, décembre 1, 2022
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La fonderie de fer de la province iranienne d’Ardebil en difficulté

La fonderie de fer de la province iranienne d’Ardebil en difficulté

CNRI – Le chef de la fonderie principale d’Ardebil, dans le nord-ouest de l’Iran, a reconnu que la production dans son usine a atteint de faibles niveaux records, une situation à laquelle font également face d’autres centres de production partout dans la province.

« Dans la province d’Ardebil 50% des usines sont fermées et les autres travaillent à leur plus faible capacité, » a affirmé dimanche Taqi Bahrami-Nowshahr, directeur général de la fonderie de fer d’Ardebil, à l’Agence de presse Tasnim, affilié aux Gardiens de la Révolution (pasdaran) des forces Al-Qods.

« Au cours des deux dernières années, il y a eu une baisse de la production, et les usines ainsi que les sites de production ne sont plus en mesure de gérer leur force de travail, » a-t-il expliqué.

Bahrami-Nowshahr a souligné qu’un manque de fonds signifie que sa fonderie de fer est dans l’incapacité d’acheter des matières premières pour assurer la production.

Il a ajouté qu’en 2006 l’usine exportait 12.000 tonnes de produits alors qu’actuellement, elle est incapable de maintenir ses activités quotidiennes et a été obligée de licencier un grand nombre de travailleurs.

Bahrami-Nowshahr a souligné que dans des conditions optimales, la fonderie de fer d’Ardebil pourrait produire 850.000 tonnes de matériels annuellement. « Toutefois, malheureusement, l’aggravation des problèmes économiques fait qu’actuellement notre production annuelle est inférieure à 100.000 tonnes. »

Le mois dernier, le ministre adjoint de l’Industrie, des Mines et du Commerce du régime iranien a reconnu que 7000 des unités industrielles de l’Iran sont actuellement inopérantes à l’échelle nationale.

Ali Yazdani, qui est également directeur général de l’Organisation étatique des Petites Industries et des Parcs Industriels de l’Iran (ISIPO), a affirmé le samedi 30 avril que sur 37.120 unités industrielles situées en zones industrielles en Iran, 7000 ont été totalement fermées.

Le Guide Suprême du régime iranien Ali Khamenei, dans un discours tenu le 20 mars, a reconnu : « Il existe des rapports indiquant que 60% des ressources de la production nationale ont soit cessé d’opérer, ou fonctionnent en dessous de leur capacité. »

L’Agence de presse Tasnim a rapporté que le 9 avril, Arman Khaleqi, un membre du conseil d’administration du Département de l’Industrie et des Mines du régime, a affirmé : « Aujourd’hui, dans le plus optimiste des discours, environ 10.000 unités de production ne fonctionnent pas. Si nous considérons que nous disposons de 67.000 unités de production alors nous faisons actuellement face à 30% de stagnation. »

S’agissant du fait que 50% des unités situées dans les banlieues industrielles fonctionnent à 25% de leur capacité, Khaleqi s’est montré sentencieux. « Cela démontre une grave stagnation dans les unités de production », a-t-il dit.

L’ancien Ministre de l’Education du régime iranien a annoncé le 21 avril que l’économie du pays est au bord de l’effondrement et que tous les problèmes liés à la mauvaise situation économique du pays n’étaient pas imputables aux sanctions internationales.

Hamidreza Haji-Babai qui, en plus d’être ministre, a été un législateur du régime pendant 20 ans, a fait le discours suivant sur l’économie du régime : « Il convient de noter que tous les problèmes ne sont pas liés aux sanctions. Seulement 30% de nos problèmes proviennent des sanctions et les 70% restants concernent la mauvaise gestion. »

Le Premier Vice-Président du régime a affirmé en janvier qu’il (le régime) est confronté à un éventail de crises économiques qui pourrait le conduire à subir « les menaces » de la jeune population turbulente iranienne.

« Le pays est empêtré dans une situation politique et économique qui exige une action sérieuse », a affirmé Eshaq Jahangiri qui est premier sous-ministre du Président du régime iranien, Hassan Rohani. « Nous faisons face à trois importants défis dont le plus important est le chômage. »

Jahangiri a exprimé une préoccupation à propos de la situation en disant, « L’Iran dispose d’une population jeune nombreuse. Si nous sommes incapables de résoudre leurs problèmes, cette opportunité se transformera en une menace. »

 

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