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Video – La dirigeante de la Résistance iranienne prévoit un changement de régime dans une interview exclusive avec Fox News C’est un appel radical au changement de régime à Téhéran.

Par Eric Shawn
FoxNews.com, 27 juin 2014 – Le plus grand rassemblement de la résistance iranienne débute vendredi avec la convention annuelle du Conseil national de la Résistance iranienne. Les organisateurs attendent 100 000 personnes qui devront se rassembler dans une salle imposante à l’extérieur de Paris pour des heures de discours, de manifestations et de protestations visant à renverser le gouvernement iranien.

« Je suis certaine que la dictature religieuse des mollahs au pouvoir en Iran ne durera pas au 21ème siècle et sera renversée », a prédit la dirigeante du groupe, Maryam Radjavi. « Cela remet véritablement la logique en question de s’attendre à ce que cette dictature religieuse, à la base du terrorisme et de l’intégrisme dans l’ensemble de la région et qui veut se doter de l’arme atomique, prenne la politique internationale en otage, continue et perdure. »

Dans une interview exclusive avec Fox News, la première avec une télévision américaine, Maryam Radjavi a méthodiquement exposé ce qu’elle considère comme les intentions de Téhéran : propager le fondamentalisme radical, acquérir une arme nucléaire et tout faire pour éliminer ses opposants, comme les exécutions non stop des sympathisants de Radjavi pour faire taire l’opposition.

« Les mollahs ne représentent pas le peuple iranien », a-t-elle déclaré. « Ce à quoi le peuple iranien aspire et ce qui le représente, c’est l’Iran que la résistance iranienne conçoit : un Iran libre, démocratique et où l’urne s’exprime, un Iran non nucléaire, avec la parité, où les femmes et les hommes ainsi que la jeunesse jouissent de droits égaux, un Iran qui ne menace pas et ne met pas en danger le monde avec des guerres et des défis. »

Le groupe, connu également comme l’OMPI ou l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran, est tout d’abord partie en guerre contre le chah d’Iran et maintenant appelle à s’opposer au régime actuel.

Mais le groupe n’est pas sans controverse. Il a été classé comme organisation terroriste pendant des années, et n’a été déclassé par les gouvernements européens et américain que ces six dernières années. Ses responsables affirment que la classification n’était qu’une concession des gouvernements occidentaux pour satisfaire Téhéran, et les responsables iraniens auraient longtemps ciblé cela dans ses négociations avec l’Occident. Le groupe affirme que tout au long de son combat, plus de 120 000 de ses membres et sympathisants ont été tués en Iran, tout dernièrement encore un sympathisant que les autorités iraniennes ont pendu en prison.

Il affirme que les autorités irakiennes ont également assassiné des dizaines de ses membres à la demande de l’Iran dans le camp d’Achraf, son ancien campement en Irak. En 2002, le groupe a été le premier à publiquement dévoiler l’étendue du programme nucléaire clandestin de l’Iran. Il œuvre depuis, disent ses responsables, à révéler les véritables intentions d’Iran.

« On ne peut pas leur faire confiance », a insisté Radjavi. « Il est amplement clair que le régime des mollahs veut la bombe atomique. C’est pourquoi nous exigeons la fin du programme nucléaire. »

Avec la deadline imminente du 20 juillet pour l’Iran et les six puissances occidentales pour parvenir à un accord provisoire sur le programme nucléaire congtroversé, Radjavi déclare que tout accord doit prendre en compte les six résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui appellent l’Iran à suspendre sa capacité d’enrichissement nucléaire. L’Iran a défié de façon répétée les mandats du Conseil, et il peut encore être autorisé à conserver partiellement le droit d’enrichir dans le cadre de travail actuel.

« Je pense que toute possibilité de ce genre laissée entre les mains des mollahs prépare le terrain pour qu’ils obtiennent rapidement ce qu’ils veulent (les armes nucléaires), au moment où ils le veulent », a-t-elle mis en garde. « C’est pourquoi il est impératif que les résolutions du Conseil de Sécurité soient entièrement appliquées par la dictature des mollahs. Sans quoi, toutes les concessions faites aux mollahs leur permettront sans nul doute à trouver un moyen de tricher afin de continuer secrètement ses activités pour atteindre la bombe atomique … c’est inacceptable. »

Téhéran a longtemps nié qu’il voulait des armes nucléaires et déclaré ne vouloir que la puissance nucléaire pour générer de l’électricité, une déclaration raillée par beaucoup de critiques. Radjavi s’inquiète de ce qu’un accord potentiel laisserait encore une ouverture à l’Iran pour développer rapidement une bombe.

« Nous espérons que dans ces négociations, la communauté internationale réussira à stopper la fabrication d’une bombe par les mollahs, ce que nous, la résistance et le peuple iranien, voulons. Malheureusement, la direction que prennent les pourparlers ne montre pas une telle tournure. »

Elle a également déclaré que le but de l’Iran est d’étendre sa marque d’intégrisme religieux aux dépens de l’Occident, une perspective qui enhardit Bachar el-Assad en Syrie et Nouri al-Maliki en Irak.

« Un des piliers stratégiques du régime est l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme. De nombreux responsables du régime ont publiquement déclaré que la Syrie et l’Irak représentent un potentiel stratégique pour le régime. Par conséquent, le point centrale de ce qui se passe en Syrie et en Irak est Téhéran », a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que l’objectif est à présent de jouer sur la scène internationale avec l’effondrement de l’armée irakienne et un premier ministre assiégé qui recevrait l’aide de l’Iran. Elle déclare que Maliki « devrait se retirer » et que « la formation d’un gouvernement de coalition nationale est le seul moyen de résoudre la crise actuelle en Irak », des éléments qui pointent tous sur Téhéran et l’expulsion d’Irak de ce régime.

« Les mollahs en Iran ont reçu l’Irak sur un plateau d’argent et ont largement interféré dans chaque aspect de la vie de ce pays, à tel point qu’il est de notoriété publique que Maliki est un agent iranien qui fait avancer l’agenda de la dictature religieuse, et notamment les assassinats innombrables des sunnites et des chiites qui ne soutiennent pas Maliki, le massacre des chrétiens, leur exode, tout comme les assassinats en masse et l’emprisonnement de tant de personnes en Irak », a-t-elle accusé, ajoutant : « Tout cela sur ordre des mollahs. »

Le groupe de Radjavi a commencé de s’attirer un large soutien bipartite au Congrès et a accumulé des alliés parmi d’anciens hauts dignitaires américains. Parmi ceux qui travaillent avec le groupe et qui seront présents à la convention, figure l’ancien maire de New York Rudolph Giuliani, l’ancien gouverneur du Vermont et candidat à la présidentielle Howard Dean, l’ancien ambassadeur américain à l’ONU John Bolton, l’ancien sénateur du Connecticut et candidat au poste de vice-président Joseph Lieberman, l’ancien ministre de la Justice Mike Mukasey, l’ancien chef d’état-major des armées le général Hugh Shelton et le chef d’état-major de l’armée le général George Casey, entre autres. Le Conseil a également ouvert un bureau de lobbying à côté de la Maison Blanche.

L’importance renforcée du Conseil n’est pas passée inaperçue à Téhéran.

« Le peuple d’Irak les méprise et les veut hors du pays, comme il faudrait que ça se fasse, » a déclaré le chef de la mission de l’Iran aux Nations Unies, Hamid Babaï, dans un précédent communiqué à Fox News. Les requêtes répétées de Fox News pour un commentaire sont restées sans réponse, mais les responsables iraniens qualifient le groupe de Radjavi d’organisation « terroriste », de « secte » et prétendent que ses allégations sur le programme nucléaire iranien sont « fabriquées ».

« Il conviendrait de faire remarquer que ce groupe a soutenu Saddam Hussein durant la guerre Iran-Irak et a joué un rôle clef dans la répression violente du soulèvement civil au début des années 1990 lorsqu’il était en Irak en tant que milice privée pour Saddam Hussein, » a affirmé Babaï.
Radjavi a rejeté de telles critiques, déclarant qu’elles reflètent la peur du régime d’une opposition grandissante.

« Les allégations que lancent les mollahs contre la résistance iranienne sont également ridicules, » a-t-elle rétorqué. « Ces allégations n’ont aucun fondement. »

Elle a fait remarquer que les révélations nucléaires du groupe ont été confirmées par l’AIEA des Nations Unies, et affirmé : « Si ces informations ne sont pas réelles, pourquoi le régime a-t-il donc si peur ? Et pourquoi est-il venu à la table des négociations, en prétendant que ces sites nucléaires ne sont employés que pour de l’énergie nucléaire et le fonctionnement nucléaire civil, et non pas pour fabriquer la bombe ? »

« C’est un groupe que les États-Unis ont beaucoup d’intérêt à soutenir pour créer un levier contre les ayatollahs, » a affirmé Giuliani à Fox News. Il a ri des pointes le visant depuis Téhéran, dans lesquelles Babaï a qualifié sa « chaleureuse étreinte de l’organisation terroriste de l’OMPI […] de choquante et déplorable », accusant le groupe d’avoir donné des « millions de dollars aux personnalités politiques et lobbyistes à Washington, où il semble que tout le monde a une étiquette de prix sous forme de donation de campagne ou de frais d’orateurs ».

Giuliani a rétorqué que le groupe « a des centaines de milliers de membres, il dispose de gens qui sont d’un très grand niveau d’éducation et de gens qui défendent les mêmes valeurs que nous défendons, un gouvernement démocratique, un gouvernement qui respecte les droits des femmes, et un gouvernement qui comprend que l’Iran n’a pas à être nucléaire ».

Il a comparé le Conseil au mouvement Solidarnosc en Pologne qui a renversé le régime communiste, et Maryam Radjavi à Lech Walesa.

« En reconnaissant ce groupe, nous pourrions commencer un élan global pouvant mener à un gouvernement totalement différent, » a déclaré Giuliani. « Il s’agit d’un groupe très légitime. »
Pour sa part, Radjavi est convaincue que son mouvement de résistance triomphera et elle cite l’histoire comme précédent.

« L’expérience est là, y compris aux États-Unis, avec notamment George Washington et les Américains qui avaient décidé de se dresser contre le colonialisme pour obtenir l’indépendance, Abraham Lincoln et le prix qu’il a payé ainsi que les guerres qu’il a lancées pour abolir l’esclavage, ainsi que le prix que le peuple d’Amérique a payé durant l’époque de Martin Luther King pour les droits civils et le combat du peuple américain pour la liberté des femmes. Ce sont là toutes des expériences historiques et je suis par conséquent confiante. Mon expérience, et celle du peuple iranien, nous disent que lorsqu’une nation décide de se battre et de payer le prix pour les droits qu’elle mérite, tels que la démocratie, la liberté, l’égalité, lorsqu’elle décide de combattre pour celles-ci et d’en payer le prix, pour des valeurs qui brillent dans l’histoire de toutes les sociétés humaines … elle réussira à n’en pas douter.

« Vous avez raison de dire que toute activité en Iran risque l’arrestation et l’exécution, mais c’est le prix que le peuple iranien paie … c’est le prix que le peuple d’Iran paie pour parvenir à la liberté et à la démocratie », a-t-elle affirmé.

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