Chers frères et sœurs,
A l’occasion du mois de Ramadan, je tiens à adresser mes meilleurs vœux aux musulmans du monde entier, en particulier des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, à mes chers compatriotes en Iran et aux Moudjahidine du peuple au Camp Liberty.
Le ramadan est le mois de la révélation du Coran, de l’orientation et de la vertu, le mois de Forqan et de la démarcation avec le monde de l’ignorance et de la réaction pour souligner les valeurs humaines spécifiques contre tous ce que le Mal inhumain et les forces des ténèbres veulent imposer au destin de l’humanité.
A cette occasion, permettez-moi de déclarer ce mois de Ramadan comme celui de la solidarité avec les peuples irakien, syrien et iranien qui se sont soulevés pour se libérer des griffes des tyrannies sanguinaires. Tout comme les peuples palestiniens et libanais qui sont victimes des coups de poignards et des trahisons du régime du guide suprême en Iran.
Chers amis,
Concernant les souffrances endurées par les peuples de cette région, il reste beaucoup à dire. Toutefois, il ne faut pas uniquement regarder ce qui se passe du point de vue des peines et des souffrances. Car une réalité plus importante est en train de prendre corps.
Profitant de trois grandes guerres en Irak et Afghanistan, les mollahs iraniens ont étendu leur domination dans la région pendant un quart de siècle et développé le terrorisme et l’intégrisme. Mais trois ans et demi après le début du printemps arabe et de la révolution syrienne, et désormais avec le soulèvement du peuple irakien, ils sont entrés dans le processus inverse et voient leur existence ébranlée par de grandes défaites sur le plan régional.
Le slogan et la principale revendication des énormes mouvements sans précédent qui parcourent toute la région depuis la fin de 2010, sont la liberté et la démocratie. Un mot d’ordre qui est en soi opposé à la dictature et à l’intégrisme issus du régime du guide suprême en Iran. Mais les mollahs iraniens, en renforçant les tendances réactionnaires sous le nom trompeur de « Réveil islamique », ont essayé de prendre en otage la révolution et la démocratie dans ces pays pour les remplacer par l’extrémisme et le terrorisme. Ils ont voulu réserver au printemps arabe le sort dont ils ont frappé la révolution iranienne il y a 35 ans. Mais les évènements en Tunisie, en Egypte et en Libye ont démontré que la vigilance des peuples est bien plus élevée et qu’ils ne laisseront pas l’expérience iranienne se reproduire. Ils se sont dressés contre la réaction religieuse et l’intégrisme.
Bien que les mollahs au pouvoir en Iran et leurs alliés, c’est-à-dire le croissant intégriste et réactionnaire de la région, n’aient pas encore cessé de fomenter des intrigues, ce front a essuyé de cuisantes défaites en Afrique du Nord face au front démocratique.
Les Egyptiens, par leur soulèvement du 30 juin l’an dernier, ont empêché un pays arabe majeur de tomber dans l’engrenage souhaité par le régime du guide suprême.
En Syrie et en Irak, Khamenei a agi d’une autre façon. Comme la chute des dictatures dans ces deux pays bouleverse considérablement le rapport de force au détriment du régime iranien, il essaye d’empêcher l’avènement de la démocratie par tous les moyens : militaires, terroristes et les services secrets.
En Syrie, Khamenei et Assad ont atteint un point de cruauté sans pareil et ne reculent devant aucun crime : 200.000 morts et 11 millions de déplacés, soit près de la moitié du la population touchée. Mais en face, on voit l’âpre lutte livrée par le peuple syrien et ses combattants ainsi que le moral, le courage et la persévérance dont ils font preuve.
Ils tiennent bon, malgré les bombardements aériens sauvages, les barils d’explosifs et les attaques au sol des mercenaires libanais et irakiens des mollahs. Ils doivent aussi se battre contre les bandes terroristes qui se réclament de l’opposition, mais qui, dans la pratique, sont au service du régime iranien et du dictateur syrien.
Le régime du guide suprême prolonge la souffrance des Syriens. Mais la persévérance extraordinaire de ces derniers et de l’ASL l’a poussé dans un piège où il ne peut ni avancer, ni reculer. Il se retrouve dans une impasse sans aucune perspective sinon celle d’une défaite totale. Vive les combattants de la liberté en Syrie !
En Irak, ces jours-ci, les évènements les plus importants du retour de ce printemps arabe sont en cours de développement. L’Irak est depuis longtemps le tremplin le plus important des mollahs pour l’extension de l’intégrisme et du terrorisme. Cela a été sa motivation pendant les huit années de la guerre antipatriotique.
Apres 2003, les USA ont offert l’Irak sur un plateau d’argent au régime iranien. En décembre 2005, la situation était telle que l’actuel ministre de la justice Pour-Mohammadi, qui était à l’époque ministre de l’intérieur d’Ahmadinejad, grisé par les fraudes électorales massives, a déclaré : « Nos slogans sont sortis des urnes à Bagdad et dans les régions irakiennes ». Il avait pris à témoin les mots de Khomeiny disant que « la route vers Jérusalem passe par Kerbala ».
En juin 2006, plus de 5,2 millions d’Irakiens s’exprimait dans une déclaration sur les menaces du régime iranien en soulignant la nécessité de l’évincer de l’Irak. Ils disaient :
– « le peuple irakien n’en peut plus de l’ingérence, de la guerre et de l’occupation larvées du régime iranien. »
– « le régime iranien s’est infiltré dans les ministères, les organes de sécurité et les services publics irakiens de manière surprenante. Les dirigeants iraniens veulent imposer leur hégémonie dans cette région du monde. Ils ont fait de l’Irak leur chasse gardée et leur première ligne de front contre la communauté internationale afin d’étouffer les vagues de la véritable confrontation, qui a lieu entre la démocratie et la dictature, ne s’abattent sur l’Iran. »
– « la destruction des sanctuaires des imams Hadi et Asghari et les assauts programmés lancés ensuite sur les mosquées et le massacre fidèles, l’assassinat des personnalités et des élites de la société irakienne, les enlèvements et la vague incessante d’arrestations arbitraires, la découverte des prisons secrètes et de salles de torture où les éléments du pouvoir iranien, se livrent à des interrogatoires et à la torture des habitants de ce pays » ont bouleversé le monde.
– Le peuple irakien a demandé si « l’arme nucléaire entre les mains du régime iranien qui la considère comme la garantie stratégique de sa survie, sera aussi un levier pour séparer la « région [pétrolifère] du sud » de l’Irak ?
Chers amis,
La répression croissante en Irak a comprimé une immense colère qui depuis le soulèvement de février 2011 jusqu’à présent, fait jailli de la profondeur de cette société.
Depuis la libération de Mossoul le 10 juin, le monde n’est pas encore sorti du choc de l’anéantissement d’une énorme armée équipée de matériel américain moderne. L’effondrement éclair de l’appareil sécuritaire féroce de Maliki, un appareil qui bénéficiait du soutien total de la Force Qom [centre religieux des mollahs en Iran] que les mollahs appellent avec démagogie la Force Qods [Jérusalem].
Il y a une semaine, j’ai lu un article du Sunday Telegraph de Londres qui avait écrit que les autorités occidentales restaient ahuries en regardant avec désespoir le récent chaos et les explosions en Irak. L’auteur disait se souvenir qu’en 2001, à la demande des mollahs, Jack Straw avait interdit l’OMPI et l’avait rendue illégale en lui collant l’étiquette de terrorisme alors qu’il n’existait aucune preuve de terrorisme. Il salissait volontairement une résistance juste et légitime avec cette étiquette pour satisfaire les mollahs. Le régime du guide suprême, à savoir la dictature des mollahs à la place de la démocratie et du suffrage universel, est menacé par l’Ompi et la résistance iranienne.
Désormais, ce scénario se répète en Irak. Maliki et les mollahs voient leur existence mise en danger et veulent mettre leur défaite sur le compte de terroristes extrémistes de sorte qu’ils puissent à la fois justifier l’intervention des pasdaran et leurs crimes commis contre les innocents et convaincre les USA de bombarder la population des zones libérées. Mais, plus le temps passe, et plus la vérité devient claire.
Au point que les dirigeants occidentaux, les uns après les autres mettent le doigt sur les erreurs de Maliki, sa monopolisation du pouvoir et une partie des engagements, des obligations et des démarches qu’il aurait dû pendre mais qu’il a rejetés. Chacun à sa manière reconnait que sa destitution est le premier pas vers la réforme, la stabilité et la sécurité en Irak.
Il est clair que ce qui se passe en Irak, n’est pas une confrontation entre chiites et sunnites, mais entre le peuple irakien d’un côté et Maliki et le régime iranien de l’autre. Les leaders du soulèvement ont déclaré n’avoir pas l’intention d’occuper Bagdad mais de faire partir Maliki et d’évincer le régime iranien.
Le Conseil de Oulémas musulmans présidé par le Dr Cheik Hareth Alzari, dans son communiqué en 12 points daté du 12 juin, déclare aux combattants :
« Le peuple irakien a commencé le 25 février 2011 par des manifestations pacifiques dans près de seize villes. Mais au bout de quelques mois, Maliki a répondu en ouvrant le feu. Puis, les manifestations et les protestations se sont étendues à six régions. Et les Irakiens ont organisé des sit-in durant plus d’un an en réclamant leurs revendications légitimes. Cependant Maliki a lancé des attaques avec des chars et des armes lourdes, faisant des centaines de morts et de blessés et ne laissant d’autre choix aux irakiens que celui de répondre. »
Le conseil des Oulémas a déclaré : « Nous sommes tous les enfants du même pays et nous essayons tous ensemble de sauver de l’oppression les Irakiens sans faire d’exception en matière de religion (…) Il n’y a aucune différence entre les uns et les autres, une religion ou une autre car nous partageons tous la même terre et le même avenir… Toute contrainte imposée aux minorités religieuses doit être abolie. La protection des minorités et de leurs croyances est nécessaire. Le slogan des révolutionnaires est la recommandation du prophète de l’islam lors de la conquête de La Mecque, à savoir le pardon. »
Le cheik Al Hatem Soleiman, chef des tribus Dulaym a fait remarquer « Il y a un lien entre l’EIIL et les l’appareil d’Etat. L’EIIL est une fabrication de l’Iran et par conséquent, le gouvernement veut l’utiliser sous prétexte de lutter contre le terrorisme (…) Devant Dieu et les peuples du monde, nous déclarons que sommes dégoutés par l’EIIL …Notre objectif fondamental est d’anéantir le despotisme de Maliki.»
Le porte-parole du Conseil militaire des révolutionnaires a dit à plusieurs reprises que « cette révolution, n’est pas celle de l’EIIL mais celle des tribus qui se sont révoltées contre l’oppression (…) Cette révolution est le nouveau printemps de l’Irak pour mettre fin à l’oppression et n’a aucun rapport avec le terrorisme ».
Mes chers sœurs et frères,
Il y a sept ans, le dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi, expliquait dans un message au « Congrès de la solidarité pour la paix et la liberté » en Irak que « la question porte sur la confrontation de deux alternatives majeures sur le sol irakien : Celle des mollahs au pouvoir en Iran contre l’alternative irakienne. L’alternative du régime fasciste du guide suprême avec tous ses réseaux, mercenaires et soutiens contre l’alternative antifasciste irakienne avec tous les courants, formations, partis et personnalités démocrates et patriotes et leurs soutiens sur la scène arabe et mondiale. »
Il avait souligné que « la véritable solution contre l’intégrisme et la réaction et contre la dictature et le fascisme religieux sous couvert de l’islam, c’est bien l’islam tolérant et démocratique. L’OMPI est donc l’antithèse culturelle et politique et le contrepoids social le plus efficace contre le régime du guide suprême. »
Chers Amis,
Dans les pays musulmans, tous les pays musulmans, de l’Egypte à l’Irak et à l’Afghanistan, la solution, l’islam authentique, est ce même islam tolérant et démocratique qui selon le Coran n’impose aucune contrainte ni impératif.
Avec ce critère et cet islam, on peut saisir que le problème en Irak et ailleurs dans la région n’est que la férocité et l’aventurisme du régime du guide suprême.
Qui au Yémen, au Bahreïn et en Afghanistan se livre à l’agitation ? Le régime du guide suprême. Qui porte sans cesse des coups aux Palestiniens et a été ces derniers années le principal facteur de division ? Le régime du guide suprême. Qui, selon le porte-parole du gouvernement bahreïni, finance «plus d’une centaine de chaines télévisées et de radios sectaires pour intoxiquer la région » ? Le régime du guide suprême.
Mis à part les mollahs au pouvoir en Iran depuis 35 ans, qui est-ce qui ne cesse de fomenter des guerres confessionnelles, d’en attiser le feu dans la région et qui pratique l’ingérence et l’agression ans les autres pays ? Permettez-moi de souligner à nouveau que le premier pas, le pas capital nécessaire pour mettre fin à cette situation, c’est le renversement du régime des mollahs et l’instauration d’un régime populaire et démocratique en Iran. L’Iran de demain sera porteur d’amitié, de fraternité et de paix dans la région. Les intérêts du peuple iranien seront solidaires de ses voisins et de ses frères et sœurs arabes et musulmans. Il ne fait aucun doute que dans l’Iran de demain nous serons capables en toute fraternité de régler les problèmes qui seront sur notre chemin ainsi que tous les différends par le dialogue et la concorde. Nous pouvons ensemble débarrasser la région de toute hostilité et divergences et lui donner la force du progrès.
Il y a un an, j’ai proposé ici et à la même occasion la formation d’un front unique contre l’extrémisme et l’intégrisme dirigé par le régime iranien, son gouvernement fantoche en Irak et le régime syrien, comme le seul moyen d’éviter à la région de sanglantes guerres confessionnelles. Je suis contente que nous ayons fait ensemble d’importants pas dans ce sens cette année. Cela montre que nous et nos peuples et tous les musulmans ont plus que jamais besoin de former et d’affermir ce front unique. C’est ce que dit Dieu dans le Coran :
قُلْ إِنَّمَا أَعِظُكُم بِوَاحِدَةٍ أَن تَقُومُوا لِلَّهِ مَثْنَى وَفُرَادَى
A la suite de ce verset, vient la promesse de la justice et de la victoire :
قُلْ إِنَّ رَبِّي يَقْذِفُ بِالْحَقِّ عَلَّامُ الْغُيُوبِ
Oui, face à l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme, et l’islam et la révolution usurpés par le guide suprême, nous sommes sur le même front avec les peuples syrien, irakien, libanais, palestinien et afghan et d’autres pays africains et asiatiques. Nous avons un avenir commun et des intérêts vitaux idéologiques, politiques et sociaux.
Permettez-moi de dire aux Etats voisins de l’Iran et à tous ceux de la région, qu’il ne faut pas hésiter et tergiverser alors que les dirigeants iraniens se préparent à répandre la guerre et la destruction dans toute la région. Ce serait désastreux.
Il est temps de mettre ce régime au ban des nations. Il faut rompre les relations politiques et économiques, expulser tous ses éléments de vos pays et démanteler ses centres d’espionnage et de terrorisme.
Et il est temps de soutenir la persévérance des Moudjahidine du peuple au camp Liberty qui paient un lourd tribut dans le combat contre le principal ennemi de toute la région.
Je prie Dieu que pendant ce mois de ramadan, il répande sa miséricorde sur tous les peuples de la région.
Je vous remercie. Discours de Maryam Radjavi à la conférence des pays musulmans et arabes
5 juillet, 2014
Chers frères et sœurs,
A l’occasion du mois de Ramadan, je tiens à adresser mes meilleurs vœux aux musulmans du monde entier, en particulier des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, à mes chers compatriotes en Iran et aux Moudjahidine du peuple au Camp Liberty.
Le ramadan est le mois de la révélation du Coran, de l’orientation et de la vertu, le mois de Forqan et de la démarcation avec le monde de l’ignorance et de la réaction pour souligner les valeurs humaines spécifiques contre tous ce que le Mal inhumain et les forces des ténèbres veulent imposer au destin de l’humanité.
A cette occasion, permettez-moi de déclarer ce mois de Ramadan comme celui de la solidarité avec les peuples irakien, syrien et iranien qui se sont soulevés pour se libérer des griffes des tyrannies sanguinaires. Tout comme les peuples palestiniens et libanais qui sont victimes des coups de poignards et des trahisons du régime du guide suprême en Iran.
Chers amis,
Concernant les souffrances endurées par les peuples de cette région, il reste beaucoup à dire. Toutefois, il ne faut pas uniquement regarder ce qui se passe du point de vue des peines et des souffrances. Car une réalité plus importante est en train de prendre corps.
Profitant de trois grandes guerres en Irak et Afghanistan, les mollahs iraniens ont étendu leur domination dans la région pendant un quart de siècle et développé le terrorisme et l’intégrisme. Mais trois ans et demi après le début du printemps arabe et de la révolution syrienne, et désormais avec le soulèvement du peuple irakien, ils sont entrés dans le processus inverse et voient leur existence ébranlée par de grandes défaites sur le plan régional.
Le slogan et la principale revendication des énormes mouvements sans précédent qui parcourent toute la région depuis la fin de 2010, sont la liberté et la démocratie. Un mot d’ordre qui est en soi opposé à la dictature et à l’intégrisme issus du régime du guide suprême en Iran. Mais les mollahs iraniens, en renforçant les tendances réactionnaires sous le nom trompeur de « Réveil islamique », ont essayé de prendre en otage la révolution et la démocratie dans ces pays pour les remplacer par l’extrémisme et le terrorisme. Ils ont voulu réserver au printemps arabe le sort dont ils ont frappé la révolution iranienne il y a 35 ans. Mais les évènements en Tunisie, en Egypte et en Libye ont démontré que la vigilance des peuples est bien plus élevée et qu’ils ne laisseront pas l’expérience iranienne se reproduire. Ils se sont dressés contre la réaction religieuse et l’intégrisme.
Bien que les mollahs au pouvoir en Iran et leurs alliés, c’est-à-dire le croissant intégriste et réactionnaire de la région, n’aient pas encore cessé de fomenter des intrigues, ce front a essuyé de cuisantes défaites en Afrique du Nord face au front démocratique.
Les Egyptiens, par leur soulèvement du 30 juin l’an dernier, ont empêché un pays arabe majeur de tomber dans l’engrenage souhaité par le régime du guide suprême.
En Syrie et en Irak, Khamenei a agi d’une autre façon. Comme la chute des dictatures dans ces deux pays bouleverse considérablement le rapport de force au détriment du régime iranien, il essaye d’empêcher l’avènement de la démocratie par tous les moyens : militaires, terroristes et les services secrets.
En Syrie, Khamenei et Assad ont atteint un point de cruauté sans pareil et ne reculent devant aucun crime : 200.000 morts et 11 millions de déplacés, soit près de la moitié du la population touchée. Mais en face, on voit l’âpre lutte livrée par le peuple syrien et ses combattants ainsi que le moral, le courage et la persévérance dont ils font preuve.
Ils tiennent bon, malgré les bombardements aériens sauvages, les barils d’explosifs et les attaques au sol des mercenaires libanais et irakiens des mollahs. Ils doivent aussi se battre contre les bandes terroristes qui se réclament de l’opposition, mais qui, dans la pratique, sont au service du régime iranien et du dictateur syrien.
Le régime du guide suprême prolonge la souffrance des Syriens. Mais la persévérance extraordinaire de ces derniers et de l’ASL l’a poussé dans un piège où il ne peut ni avancer, ni reculer. Il se retrouve dans une impasse sans aucune perspective sinon celle d’une défaite totale. Vive les combattants de la liberté en Syrie !
En Irak, ces jours-ci, les évènements les plus importants du retour de ce printemps arabe sont en cours de développement. L’Irak est depuis longtemps le tremplin le plus important des mollahs pour l’extension de l’intégrisme et du terrorisme. Cela a été sa motivation pendant les huit années de la guerre antipatriotique.
Apres 2003, les USA ont offert l’Irak sur un plateau d’argent au régime iranien. En décembre 2005, la situation était telle que l’actuel ministre de la justice Pour-Mohammadi, qui était à l’époque ministre de l’intérieur d’Ahmadinejad, grisé par les fraudes électorales massives, a déclaré : « Nos slogans sont sortis des urnes à Bagdad et dans les régions irakiennes ». Il avait pris à témoin les mots de Khomeiny disant que « la route vers Jérusalem passe par Kerbala ».
En juin 2006, plus de 5,2 millions d’Irakiens s’exprimait dans une déclaration sur les menaces du régime iranien en soulignant la nécessité de l’évincer de l’Irak. Ils disaient :
– « le peuple irakien n’en peut plus de l’ingérence, de la guerre et de l’occupation larvées du régime iranien. »
– « le régime iranien s’est infiltré dans les ministères, les organes de sécurité et les services publics irakiens de manière surprenante. Les dirigeants iraniens veulent imposer leur hégémonie dans cette région du monde. Ils ont fait de l’Irak leur chasse gardée et leur première ligne de front contre la communauté internationale afin d’étouffer les vagues de la véritable confrontation, qui a lieu entre la démocratie et la dictature, ne s’abattent sur l’Iran. »
– « la destruction des sanctuaires des imams Hadi et Asghari et les assauts programmés lancés ensuite sur les mosquées et le massacre fidèles, l’assassinat des personnalités et des élites de la société irakienne, les enlèvements et la vague incessante d’arrestations arbitraires, la découverte des prisons secrètes et de salles de torture où les éléments du pouvoir iranien, se livrent à des interrogatoires et à la torture des habitants de ce pays » ont bouleversé le monde.
– Le peuple irakien a demandé si « l’arme nucléaire entre les mains du régime iranien qui la considère comme la garantie stratégique de sa survie, sera aussi un levier pour séparer la « région [pétrolifère] du sud » de l’Irak ?
Chers amis,
La répression croissante en Irak a comprimé une immense colère qui depuis le soulèvement de février 2011 jusqu’à présent, fait jailli de la profondeur de cette société.
Depuis la libération de Mossoul le 10 juin, le monde n’est pas encore sorti du choc de l’anéantissement d’une énorme armée équipée de matériel américain moderne. L’effondrement éclair de l’appareil sécuritaire féroce de Maliki, un appareil qui bénéficiait du soutien total de la Force Qom [centre religieux des mollahs en Iran] que les mollahs appellent avec démagogie la Force Qods [Jérusalem].
Il y a une semaine, j’ai lu un article du Sunday Telegraph de Londres qui avait écrit que les autorités occidentales restaient ahuries en regardant avec désespoir le récent chaos et les explosions en Irak. L’auteur disait se souvenir qu’en 2001, à la demande des mollahs, Jack Straw avait interdit l’OMPI et l’avait rendue illégale en lui collant l’étiquette de terrorisme alors qu’il n’existait aucune preuve de terrorisme. Il salissait volontairement une résistance juste et légitime avec cette étiquette pour satisfaire les mollahs. Le régime du guide suprême, à savoir la dictature des mollahs à la place de la démocratie et du suffrage universel, est menacé par l’Ompi et la résistance iranienne.
Désormais, ce scénario se répète en Irak. Maliki et les mollahs voient leur existence mise en danger et veulent mettre leur défaite sur le compte de terroristes extrémistes de sorte qu’ils puissent à la fois justifier l’intervention des pasdaran et leurs crimes commis contre les innocents et convaincre les USA de bombarder la population des zones libérées. Mais, plus le temps passe, et plus la vérité devient claire.
Au point que les dirigeants occidentaux, les uns après les autres mettent le doigt sur les erreurs de Maliki, sa monopolisation du pouvoir et une partie des engagements, des obligations et des démarches qu’il aurait dû pendre mais qu’il a rejetés. Chacun à sa manière reconnait que sa destitution est le premier pas vers la réforme, la stabilité et la sécurité en Irak.
Il est clair que ce qui se passe en Irak, n’est pas une confrontation entre chiites et sunnites, mais entre le peuple irakien d’un côté et Maliki et le régime iranien de l’autre. Les leaders du soulèvement ont déclaré n’avoir pas l’intention d’occuper Bagdad mais de faire partir Maliki et d’évincer le régime iranien.
Le Conseil de Oulémas musulmans présidé par le Dr Cheik Hareth Alzari, dans son communiqué en 12 points daté du 12 juin, déclare aux combattants :
« Le peuple irakien a commencé le 25 février 2011 par des manifestations pacifiques dans près de seize villes. Mais au bout de quelques mois, Maliki a répondu en ouvrant le feu. Puis, les manifestations et les protestations se sont étendues à six régions. Et les Irakiens ont organisé des sit-in durant plus d’un an en réclamant leurs revendications légitimes. Cependant Maliki a lancé des attaques avec des chars et des armes lourdes, faisant des centaines de morts et de blessés et ne laissant d’autre choix aux irakiens que celui de répondre. »
Le conseil des Oulémas a déclaré : « Nous sommes tous les enfants du même pays et nous essayons tous ensemble de sauver de l’oppression les Irakiens sans faire d’exception en matière de religion (…) Il n’y a aucune différence entre les uns et les autres, une religion ou une autre car nous partageons tous la même terre et le même avenir… Toute contrainte imposée aux minorités religieuses doit être abolie. La protection des minorités et de leurs croyances est nécessaire. Le slogan des révolutionnaires est la recommandation du prophète de l’islam lors de la conquête de La Mecque, à savoir le pardon. »
Le cheik Al Hatem Soleiman, chef des tribus Dulaym a fait remarquer « Il y a un lien entre l’EIIL et les l’appareil d’Etat. L’EIIL est une fabrication de l’Iran et par conséquent, le gouvernement veut l’utiliser sous prétexte de lutter contre le terrorisme (…) Devant Dieu et les peuples du monde, nous déclarons que sommes dégoutés par l’EIIL …Notre objectif fondamental est d’anéantir le despotisme de Maliki.»
Le porte-parole du Conseil militaire des révolutionnaires a dit à plusieurs reprises que « cette révolution, n’est pas celle de l’EIIL mais celle des tribus qui se sont révoltées contre l’oppression (…) Cette révolution est le nouveau printemps de l’Irak pour mettre fin à l’oppression et n’a aucun rapport avec le terrorisme ».
Mes chers sœurs et frères,
Il y a sept ans, le dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi, expliquait dans un message au « Congrès de la solidarité pour la paix et la liberté » en Irak que « la question porte sur la confrontation de deux alternatives majeures sur le sol irakien : Celle des mollahs au pouvoir en Iran contre l’alternative irakienne. L’alternative du régime fasciste du guide suprême avec tous ses réseaux, mercenaires et soutiens contre l’alternative antifasciste irakienne avec tous les courants, formations, partis et personnalités démocrates et patriotes et leurs soutiens sur la scène arabe et mondiale. »
Il avait souligné que « la véritable solution contre l’intégrisme et la réaction et contre la dictature et le fascisme religieux sous couvert de l’islam, c’est bien l’islam tolérant et démocratique. L’OMPI est donc l’antithèse culturelle et politique et le contrepoids social le plus efficace contre le régime du guide suprême. »
Chers Amis,
Dans les pays musulmans, tous les pays musulmans, de l’Egypte à l’Irak et à l’Afghanistan, la solution, l’islam authentique, est ce même islam tolérant et démocratique qui selon le Coran n’impose aucune contrainte ni impératif.
Avec ce critère et cet islam, on peut saisir que le problème en Irak et ailleurs dans la région n’est que la férocité et l’aventurisme du régime du guide suprême.
Qui au Yémen, au Bahreïn et en Afghanistan se livre à l’agitation ? Le régime du guide suprême. Qui porte sans cesse des coups aux Palestiniens et a été ces derniers années le principal facteur de division ? Le régime du guide suprême. Qui, selon le porte-parole du gouvernement bahreïni, finance «plus d’une centaine de chaines télévisées et de radios sectaires pour intoxiquer la région » ? Le régime du guide suprême.
Mis à part les mollahs au pouvoir en Iran depuis 35 ans, qui est-ce qui ne cesse de fomenter des guerres confessionnelles, d’en attiser le feu dans la région et qui pratique l’ingérence et l’agression ans les autres pays ? Permettez-moi de souligner à nouveau que le premier pas, le pas capital nécessaire pour mettre fin à cette situation, c’est le renversement du régime des mollahs et l’instauration d’un régime populaire et démocratique en Iran. L’Iran de demain sera porteur d’amitié, de fraternité et de paix dans la région. Les intérêts du peuple iranien seront solidaires de ses voisins et de ses frères et sœurs arabes et musulmans. Il ne fait aucun doute que dans l’Iran de demain nous serons capables en toute fraternité de régler les problèmes qui seront sur notre chemin ainsi que tous les différends par le dialogue et la concorde. Nous pouvons ensemble débarrasser la région de toute hostilité et divergences et lui donner la force du progrès.
Il y a un an, j’ai proposé ici et à la même occasion la formation d’un front unique contre l’extrémisme et l’intégrisme dirigé par le régime iranien, son gouvernement fantoche en Irak et le régime syrien, comme le seul moyen d’éviter à la région de sanglantes guerres confessionnelles. Je suis contente que nous ayons fait ensemble d’importants pas dans ce sens cette année. Cela montre que nous et nos peuples et tous les musulmans ont plus que jamais besoin de former et d’affermir ce front unique. C’est ce que dit Dieu dans le Coran :
قُلْ إِنَّمَا أَعِظُكُم بِوَاحِدَةٍ أَن تَقُومُوا لِلَّهِ مَثْنَى وَفُرَادَى
A la suite de ce verset, vient la promesse de la justice et de la victoire :
قُلْ إِنَّ رَبِّي يَقْذِفُ بِالْحَقِّ عَلَّامُ الْغُيُوبِ
Oui, face à l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme, et l’islam et la révolution usurpés par le guide suprême, nous sommes sur le même front avec les peuples syrien, irakien, libanais, palestinien et afghan et d’autres pays africains et asiatiques. Nous avons un avenir commun et des intérêts vitaux idéologiques, politiques et sociaux.
Permettez-moi de dire aux Etats voisins de l’Iran et à tous ceux de la région, qu’il ne faut pas hésiter et tergiverser alors que les dirigeants iraniens se préparent à répandre la guerre et la destruction dans toute la région. Ce serait désastreux.
Il est temps de mettre ce régime au ban des nations. Il faut rompre les relations politiques et économiques, expulser tous ses éléments de vos pays et démanteler ses centres d’espionnage et de terrorisme.
Et il est temps de soutenir la persévérance des Moudjahidine du peuple au camp Liberty qui paient un lourd tribut dans le combat contre le principal ennemi de toute la région.
Je prie Dieu que pendant ce mois de ramadan, il répande sa miséricorde sur tous les peuples de la région.
Je vous remercie.

