vendredi, décembre 2, 2022
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La cour européenne estime qu’un groupe iranien en exil a été injustement catalogué

Par Craig S. Smith

The New York Times, 13 décembre  — La seconde plus haute cour européenne a annulé mardi une décision de l’Union européenne qui avait gelé les fonds d’un groupe d’opposition iranien et a remis en question la désignation de ce groupe comme organisation terroriste.

Le jugement du tribunal de première instance de la cour européenne est plus qu’une victoire financière pour le groupe, les Moudjahidine du peuple, ou les combattants sacré du peuple, qui clame depuis longtemps que cette marque terroriste est injuste.

La cour européenne a jugé que l’Union européenne n’avait pas fourni de raisons adéquates ou d’audience équitable  pour décider de geler les avoirs de l’organisation en 2002, et que cette décision « doit être annulée ».

L’Union européenne a publié un communiqué en réponse au jugement, disant que l’organisation restait sur la liste terroriste et qu’elle envisageait de faire appel devant la plus haute Cour de justice européenne.

“Toutes les restrictions dues à l’étiquette de terroriste doivent être immédiatement levées de la Résistance iranienne”, a déclaré la dirigeante du groupe, Maryam Radjavi, lors d’une visite au Parlement européen à Strasbourg. A ses yeux, le jugement prouvait que son organisation était un mouvement de résistance légitime,  plutôt qu’un groupe terroriste.

Les Moudjahidine du peuple ont été fondé par des étudiants de gauche en Iran en 1965 pour devenir rapidement un des groupes les plus actifs contre le chah Mohammad Reza Pahlavi. Mais le gouvernement islamique de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny s’est retourné contre le groupe après la chute du chah en 1979.

Le groupe a transféré son siège en France, puis en Irak en 1986, où il a installé une base militaire bien financée sous la protection de Saddam Hussein. L’armée américaine a désarmé la milice en mai 2003 et garde depuis ses membres confinés dans un camp près de Bagdad.

Mme Radjavi est restée à Paris, chargée des activités politiques du groupe à la tête du Conseil national de la Résistance iranienne. Elle a lancé une campagne de lobbying pour être sérieusement considéré comme un mouvement d’opposition viable visant à renverser la théocratie en Iran. 

Elle avance que l’organisation avait été injustement cataloguée comme terroriste lors des efforts erronés de l’Occident pour se rapprocher du gouvernement iranien et que le seul véritable espoir d’un changement effectif en Iran, sans recourir à la guerre, est de soutenir son organisation et de lui laisser les mains libres. 

Ces espoirs sont quelques peu fondés : le fait que la base militaire du groupe en Irak  soit en effet sous la protection des Etats-Unis suggère que Washington pourrait envisager un rôle pour le groupe si ses relations avec l’Iran se détérioraient davantage. 

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