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La communauté internationale doit accorder une attention aux droits de l’Homme sous Rohani en Iran

La communauté internationale doit accorder une attention aux droits de l’Homme sous Rohani en Iran

La communauté internationale devrait accorder une attention particulière à la situation effroyable des droits de l’Homme sous le régime des mollahs en Iran, a déclaré lundi Soona Samsami dans un article publié par « TheHill.com ».

Vous trouverez ci-dessous la traduction de l’article de Mme Samsami *

Le chef du pouvoir judiciaire du régime iranien a récemment contesté le concept même de normes internationales en matière des droits de l’Homme. « Nous ne permettrons pas à l’Occident d’imposer ses conceptions en matière des droits de l’Homme et de la dignité humaine à toutes les sociétés», a déclaré l’ayatollah Sadegh Amoli-Laridjani lors d’une rencontre avec le président autrichien Heinz Fischer. En d’autres termes, Laridjani estime que le régime des mollahs devrait être libre de redéfinir les droits de l’Homme à sa guise, devrait avoir la possibilité de pratiquer la torture et de réprimer toute dissidence, et aimerait que l’Occident accepte cette situation.

L’argument de Laridjani est absurde, mais il mérite qu’on y prête attention car nous sommes dans un moment crucial dans les relations entre l’Iran et les Etats-Unis.

L’accord nucléaire signé le 14 juillet entre le régime iranien et les pays du groupe P5 + 1 fait l’objet d’intenses débats en Iran et aux Etats-Unis. Une conséquence immédiate de cet accord pour le régime iranien est qu’il va recevoir plusieurs dizaines de milliards de dollars dans le cadre d’allégement de sanctions internationales.

Sans doute, il sera difficile pour la communauté internationale de s’adapter à cette nouvelle situation dans laquelle l’avenir de l’accord nucléaire avec l’Iran n’est pas très claire. Mais cette situation est une occasion pour attirer les attentions des opinions publiques sur les graves violations des droits de l’Homme par le régime iranien.

Au cours des dernières années, seulement quelques-uns des cas les plus choquants de violations des droits de l’Homme par le régime ont été évoqués dans les médias occidentaux. A titre d’exemple, l’exécution de Reyhaneh Jabbari a été évoquée par de nombreux médias et a provoqué une vague d’indignations contre le verdict injuste prononcé à l’encontre de cette jeune fille victime de viole. Exécutée en octobre dernier à l’âge de 26 ans, Reyhaneh Jabbari a été accusée d’avoir assassiné avec un couteau un agent des renseignements du régime iranien qui avait tenté de la violer.

La mort de Jabbari a attiré les attentions des opinions publiques sur les abus et les mauvais traitements infligés aux femmes en Iran et sur l’utilisation abusive de la peine de mort par le régime des mollahs. Sur ces deux questions, la situation n’a cessé de se détérioré en Iran au cours de ces dernières années.

Depuis la prise de fonction en 2013 d’Hassan Rohani, le président soi-disant modéré du régime des mollahs, plus de 2.000 personnes ont été exécutées en Iran. C’est un record sans précédent depuis 1988, l’année pendant laquelle 30.000 prisonniers politiques, principalement des membres de l’Organisation des Modjahédine du peuple d’Iran (OMPI), ont été sommairement massacrés dans les geôles du régime iranien.

L’opposition iranienne, dirigée par une femme, Maryam Radjavi, a été la principale voix pour demander des garanties pour les droits des femmes en Iran. Malheureusement, durant la période des négociations nucléaires entre le régime iranien et les pays du groupe P 5 + 1, ces appels ont été complètement ignorés et la situation pour les femmes iraniennes s’est encore dégradée.

À partir d’octobre 2014, dans la ville d’Ispahan, au moins 25 femmes ont été victimes d’attaques sauvages pendant laquelle leur visage a été complètement détruit par l’acide. Les auteurs de ces crimes n’ont jamais été arrêtés. L’objectif de ces attaques – perpétrées par des bandes de voyous affiliés au régime – a été d’intimider les femmes iraniennes qui sont majoritairement contre le code vestimentaire imposé aux femmes par le régime des mollahs.

Madame Radjavi a affirmé que l’Islam est contre toute coercition en matière de religion. « Le despotisme et de la tyrannie sous le nom de l’Islam, les lois médiévales imposées sous le nom de Charia et l’excommunication des adversaires politiques sont contre l’islam et la tradition du prophète Mahomet », a-t-elle précisé.

Depuis l’an dernier, plusieurs autres mesures ont été mises en place en Iran pour restreindre les droits des femmes, notamment l’application d’une ségrégation stricte entre hommes et femmes dans les espaces publics et même dans le lieu de travail. Par ailleurs, le régime iranien poursuit la répression des activistes des droits des femmes. A titre d’exemple, Atena Farghadani, une jeune artiste iranienne, a récemment été condamnée à 12 ans de prison, uniquement parce qu’elle avait dessiné une caricature politique.

Tous ces cas de violations des droits de l’Homme sont passé inaperçues aux États-Unis et en Europe au cours de ces derniers mois et ces dernières années.

Dans le passé, lorsque les médias occidentaux évoquaient l’Iran, la plupart du temps, ils étaient concentrés sur la question nucléaire. Dans le nouveau contexte, ces médias devraient davantage informer les gents sur les exactions du régime des mollahs. Il faudrait exercer des pressions sur le régime iranien pour que ce régime cesse ses flagrantes violations des droits de l’Homme.

* Mme Soona Samsami est la représentante du Conseil national de la Résistance d’Iran (CNRI) aux Etats-Unis. L’objectif du CNRI est l’instauration d’une République démocratique, laïque et non-nucléaire en Iran.