dimanche, novembre 27, 2022
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La bombe nucléaire des mollahs est contre la souveraineté et la volonté du peuple iranien

On se rapproche de la date limite du 30 juin pour un accord global entre le régime iranien et le groupe des 5 + 1 concernant le nucléaire, plus claire devient les objectifs réels des mollahs dans les pourparlers nucléaires et la nature de leurs tactiques. Simultanément l’impasse des mollahs se met à nu.

Dans son dernier rapport du 29 mai 2015, l’AIEA a souligné le manque de coopération du régime iranien et les investigations sur la possible dimension militaire (PMD) des activités nucléaires de l’Iran qui ont atteint une impasse.

Récemment, le 20 mai, Khamenei avait déclaré que l’inspection des sites militaires ne serait pas autorisée, ni qu’il aurait des entretiens avec des scientifiques nucléaires du régime. De même, le 18 avril, le commandant adjoint des pasdaran, et un autre commandant le 30 mai, ont déclaré: L’inspection des sites militaires sera satisfaite avec du «plomb chaud » [balles] et si les inspecteurs de l’AIEA entraient dans des sites militaires, ils seraient arrêtés sur l’accusation d’espionnage.

Bien que le régime cache ses véritables intentions sous le vernis de la « souveraineté de l’Iran », la vérité ne pouvait pas être plus ample. Le 28 mai, la résistance iranienne a révélé la coopération entre le régime iranien et la Corée du Nord, offrant des détails de visites réciproques des personnalités impliquées dans les projets nucléaires et de missiles des deux pays avec le dernier voyage qui a eu lieu tout just en avril dernier. Selon les rapports de l’ONU, au cours de la dernière année, le régime iranien a été occupé à acheter la technologie d’enrichissement de l’uranium et des compresseurs interdits du marché noir. Au moins un des réseaux impliqués dans ces achats illicites a été divulgué à l’ONU. (Reuters du 13 mai ; Gardian du 30 avril).

Ceux-ci et beaucoup d’autres faits laissent peu de doute pour tout esprit logique que les mollahs n’ont jamais abandonné leurs aspirations d’acquérir la bombe nucléaire comme un moyen de garantir leur survie. Ce qui les a mis en échec leur entreprise jusqu’à présent, a été le rôle joué par la résistance iranienne.

Hassan Rouhani a écrit dans son livre « Sécurité Nationale et Diplomatie Nucléaire » publié au printemps 2012: « l’Organisation de l’Energie Atomique d’Iran (AEOI) croyait que l’usine de Natanz doit être complété et l’a ensuite déclaré à l’AIEA, afin qu’elle s’exposât à un fait accompli et ne soit pas en mesure d’entraver le travail… en l’an 2000, l’AEOI promit aux officiels qu’en 2003, elle aurait 54 000 centrifugeuses tournantes capables de produire 30 tonnes de combustible enrichi à 3,5 %. Mais en 2002, l’OIMP a présenté des allégations fictives dans une conférence de presse qui a suscité bien des ravages… »

C’est une reconnaissance claire par le Secrétaire du Conseil Suprême de Sécurité Nationale des mollahs que les mollahs avaient l’intention de s’imposer comme une puissance nucléaire à la communauté internationale. Cependant, la Résistance Iranienne a empêché le régime d’acquérir la bombe et a créé une crise profonde et a amené Khamenei à déclarer dans son discours le 27 Mai, que “le programme nucléaire est maintenant un écrou serré”.

Depuis les 13 dernières années, le régime iranien a continué à faire le jeu et faire face à la communauté internationale et a expérimenté des situations difficiles. D’une part, il continue à s’engager dans des négociations avec l’Occident pour céder aux petites retraites, et d’autre part, il avance ses projets clandestins et est trompeur. Cette politique a réussi en raison de la politique de complaisance de la part de l’Occident et en particulier des États-Unis.

Le Guide suprême du régime, Ali Khamenei, a de plus en plus lié son sort à la bombe nucléaire et doit maintenant choisir une des deux voies : continuer avec le projet d’armes nucléaires et faire face à l’augmentation des sanctions et une confrontation avec la communauté internationale ; ou sinon, à renoncer à la bombe et se déplacer sur une trajectoire qui conduirait à la désintégration du système du velayat-e faqih. L’achat tactique de temps dans les négociations reflète cette impasse mortelle.

C’est exactement pourquoi il signe l’accord de Genève pour diminuer l’effet des sanctions, mais refuse de fournir des réponses à l’AIEA et poursuit ses activités clandestines. De même, il parvient à une compréhension, à Lausanne, avec le groupe P5+1, mais à peine deux semaines plus tard Khamenei remet en questions l’accord-cadre et dit que la date limite du 30 juin est extensible. Il évite que la confrontation avec l’Occident devienne antagoniste et en même temps poursuit son projet nucléaire. C’est la tactique qui est poursuivie par le régime Iranien dans les discussions sur le nucléaire.

De façon démagogique, il dépeint le programme nucléaire comme un droit souverain de l’Iran qui est soutenu par le peuple iranien, ce qui est un gros mensonge pour duper l’Occident. En ce qui concerne le peuple iranien, c’est la dictature religieuse qui a violé sa souveraineté depuis 36 ans avec le programme nucléaire comme l’un des projets importants qui va à l’encontre des intérêts nationaux du peuple iranien. Le peuple iranien a souffert à cause de ce projet et continuera à souffrir de celui-ci pour les décennies à venir. Le peuple iranien revendique un Iran libre tel qu’indiqué dans le plan en dix points présenté par Maryam Rajavi.

C’est exactement ce à quoi les Iraniens de partout dans le monde entier seront invités pour leur grand rassemblement le 13 juin à Paris. Cette rencontre représente le peuple iranien et ses aspirations. Ils veulent que la communauté internationale adopte une position ferme contre le projet nucléaire et mette en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité à cet égard. Des centaines de représentants et de personnalités de l’Europe, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient participeront à cet événement et feront écho à l’appel du peuple iranien.

Cet appel a été également entendu par 220 députés le 1er juin, qui ont écrit à leurs dirigeants européens: « Nous exprimons notre solidarité avec le plan en dix points du leader de l’opposition iranienne Maryam Rajavi, qui appelle à une République pluraliste démocratique fondée sur le suffrage universel, la liberté d’expression et un Iran non nucléaire… » Ils ont ajouté: « l’Iran doit se conformer à toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies en ce qui concerne son programme nucléaire et il doit répondre à toutes les questions en suspens de l’AIEA, tout en autorisant des inspections intrusives de tous ses sites militaires et civils… »

 

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