mardi, décembre 6, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran & MondeEditorial : La conférence de Paris sur Daech

Editorial : La conférence de Paris sur Daech

La Conférence de Paris, hier, sur Daech, qui s’est tenue à l’initiative de Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères, a deux particularités : tout d’abord, le régime de Téhéran n’était pas invité à la Conférence. Ceci alors que les mollahs au pouvoir en Iran ont essayé fortement de participer à la Conférence et avait le soutien du gouvernement irakien et de certains membres de la coalition.

Deuxièmement, la Conférence a porté sur la nécessité d’une réconciliation nationale en Irak, la participation réelle des sunnites et pour armer les tribus sunnites ainsi que d’établir la responsabilité du gouvernement irakien, parce que les mesures nécessaires n’avaient pas été prises à cet égard (voir le point 11, de la Déclaration finale de la Conférence).

La Conférence et en particulier le gouvernement Français, ont souligné que la crise en Irak ne sera pas résolue par une opération militaire et a besoin d’une approche politique globale et la participation réelle des sunnites qui, dans le passé, ont affronté le génocide et l’élimination complète de la scène politique.

La Conférence a appelé à l’armement et l’entrainement des tribus sunnites et de leur intégration dans l’armée et a également appelé à une amnistie générale. Il est dit qu’à la conférence, qui s’est tenue à huis clos, les participants ont critiqué le gouvernement irakien pour ne pas prendre des mesures appropriées à cet égard. Cela a rendu la conférence différente des réunions précédentes, et le gouvernement Français et son ministre des affaires étrangères doivent être félicités pour cette initiative.

Toutefois, un maillon manquant à la conférence était le manque d’accent mis sur le rôle destructeur du régime iranien et la nécessité de mettre fin à son influence en Irak et en Syrie.

L’article 5 de la déclaration finale de la conférence est très normatif et correct, mais alors que les milices affiliées au régime iranien paradent en Irak, notamment à Anbar, et Hadi Ameri, un agent connu de la force Qods, mène le combat pour libérer Anbar de Daech, aucun de ces articles ne sera exécuté.

Pour le régime iranien, ce n’est pas acceptable du tout que les forces nationales irakiennes et les tribus sunnites qui veulent un Irak loin de l’influence du régime iranien, arrivent au pouvoir. Le régime tente d’empêcher cela avec toute sa puissance, et cela a été la principale cause du refus d’armer les tribus sunnites irakiennes.

De l’autre côté de l’équation, tant que les milices contrôlent certaines régions, il n’y aura aucune motivation pour que Sunnites de combattre Daech. Les huit années du gouvernement Maliki et du régime iranien en Irak a laissé les Sunnites devant un choix terrible : accepter l’hégémonie du régime iranien et de ses mercenaires, ou accepter la loi de Daech. Et naturellement les Sunnites n’accepteraient jamais la première option.

Se concentrer sur l’éviction du régime iranien de l’Irak et de la Syrie est une étape nécessaire et complémentaire pour la Conférence de Paris pour le mettre dans la bonne direction.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe