jeudi, février 2, 2023
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« La France doit aussi reconnaître ses torts à l’égard de l’OMPI », François Colcombet

François Colcombet, magistrat et ancien députéCNRI : «En réalité nous savons très bien ce qu’il faut changer en Iran. C’est non seulement les gens qui sont au pouvoir mais la constitution qui règle ce système. Nous l’avons vu dans les dernières élections. Cette constitution permet de sélectionner les candidats avant tout vote. Ce qui veut dire que ce n’est pas un régime démocratique», a déclaré à Bruxelles le 28 mai le magistrat et ancien député François Colcombet.

 

François Colcombet, magistrat et ancien députéCNRI : «En réalité nous savons très bien ce qu’il faut changer en Iran. C’est non seulement les gens qui sont au pouvoir mais la constitution qui règle ce système. Nous l’avons vu dans les dernières élections. Cette constitution permet de sélectionner les candidats avant tout vote. Ce qui veut dire que ce n’est pas un régime démocratique», a déclaré à Bruxelles le 28 mai le magistrat et ancien député François Colcombet.

Il s’exprimait lors d’une réunion organisée par l’intergroupe europarlementaire  des Amis d’un Iran Libre, pour appeler l’Union européenne à respecter l’état de droit et à radier l’OMPI de sa liste du terrorisme. En effet le 7 mai, la Cour d’appel britannique a statué définitivement que ce principal groupe de l’opposition démocratique iranienne n’est pas impliqué dans le terrorisme. Elle a donc ordonné à Londres de retirer les Moudjahidine du peuple d’Iran de sa liste noire. Or c’est cette liste-là qui est à l’origine de l’inscription de l’OMPI sur la liste noire européenne. Le gouvernement britannique vient de s’exécuter et de présenter un décret dans ce sens à son parlement.

Cette réunion qui a rassemblé de très nombreux parlementaires européens et nationaux, avait invité Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne.

Voici l’intervention de François Colcombet :

Au moment où l’Angleterre vient de reconnaître en quelque sorte ses torts, au moment où la France va prendre la présidence de l’UE, nous pensons que la France doit elle aussi reconnaître les torts qu’elle a à l’égard de l’OMPI.

La France vous a accueillis en 1981 lorsque vous avez rompu avec le régime de Khomeiny parce que vous n’étiez pas d’accord sur sa constitution. Car ce problème reste entier et on en dira un mot.

La France vous a accueillis, mais la France vous a utilisés comme monnaie d’échange contre des otages. Elle vous a utilisés plus tard et sans excuse comme monnaie d’échange contre des contrats. Et la rafle qui a eu lieu en 2003, à la suite de laquelle Madame vous avez été mise en examen, était une rafle particulièrement indigne pour notre pays puisque c’était le lendemain d’un voyage du Premier ministre à Téhéran dans lequel des contrats avaient été signés et qu’en récompense ou en réponse, on vous avait arrêtés.

Derrière tout cela notre gouvernement a laissé faire un travail scandaleux de désinformation à votre égard, vous traitant de tout et préférant écouter les voix des sirènes de Khatami et de prétendus réformistes dont on a vu par la suite ce qu’ils étaient. Indiquons au passage que Khatami étaient de ceux qui appelaient les enfants à courir sur les champs de mines avec la petite clé qui devait leur donner le paradis, Khatami c’était cela.

La France vous doit réparation comme la Grande-Bretagne l’a fait. Elle le doit dans l’affaire pénale bien entendu. Mais elle peut le faire très rapidement avec la présidence française. Elle doit le faire parce que c’est respecter une règle que de respecter l’état de droit, c’est le fondement même de l’Europe que de respecter le droit.

Mais la realpolitik le commande tout autant. Pactiser avec un régime comme celui qui est en place en Iran est effroyablement dangereux pour nos pays, non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour nos pays: parlons de la bombe, parlons du terrorisme, tout ceci est bien connu.

Disons un mot en passant de la peine de mort qui est souvent assortie de tortures. Les femmes sont lapidées, les mains sont coupées, les chevilles des jeunes sont coupées, les exécutions ont lieu en public, de façon à terroriser la population. C’est cela ce régime avec lequel certains Etats continuent de traiter.

En réalité nous savons très bien ce qu’il faut changer. C’est non seulement les gens qui sont au pouvoir mais la constitution qui règle ce système. Nous l’avons vu dans les dernières élections. Cette constitution permet de sélectionner les candidats avant tout vote. Ce qui veut dire que ce n’est pas un régime démocratique.

Et ce que ce à quoi nous appelons tous ici, c’est non seulement à une rupture avec l’Iran, à une sanction avec l’Iran, mais aussi à la reconnaissance des règles démocratiques qui est d’abord la reconnaissance de l’opposition démocratique. C’est également la reconnaissance de l’obligation de l’application de règles démocratiques dans le pays, c’est-à-dire d’élections libres sous le contrôle éventuellement de l’ONU ou de l’Europe. C’est le prochain combat, c’est vers cela qu’il faut aller, c’est l’appel que nous lançons.

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