dimanche, janvier 29, 2023
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« Crime contre l’humanité » : Le massacre de1988 des prisonniers politiques en Iran

  CNRI – Cette semaine, une émission spéciale diffusée sur la chaîne satellite iranienne d'opposition Simay-e Azadi (Visage de la Liberté) a exposé le massacre des prisonniers politiques de 1988 par le régime iranien.

Des Iraniens et des parents de victimes ont contacté en direct l’émission, appelant d’Iran et de l’étranger, pour raconter leurs souvenirs de cette horrible tuerie qui a coûté la vie à plus de 30.000 militants politiques. D'anciens détenus politiques et des résidents du Camp d’Achraf en Irak, qui abritent des milliers de membres du principal parti d'opposition, les Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), ont fait part de leur histoire révélant une infime partie des crimes de ce régime en 1988.

Cet été là, Khomeiny avait promulgué une fatwa manuscrite ordonnant le massacre de tous les prisonniers politiques qui persisteraient dans leurs convictions politiques et religieuses. Immédiatement après, des comités de la mort ont été formés pour condamner des milliers de détenus d’opinion à la peine capitale lors de procès expéditifs. En tout, 30.000 détenus ont été exécutés, dont la majorité étaient des partisans de l'OMPI. Amnesty International et d'autres groupes des droits humains ont qualifié le massacre de crime contre l'humanité, tandis que des juristes internationaux de renom estiment que le massacre peut aussi être classé comme un génocide.

Des invités de cette émission en direct sur la chaîne d'opposition satellite comprenait une série de personnalités internationales éminentes :

– Le Dr. Juan Garcés, ancien conseiller politique du président chilien Salvador Allende et avocat des résidents d'Achraf devant la cour nationale d’Espagne,
– François Colcombet, ancien député français et magistrat.
– Pierre Bercis, président des nouveaux droits de l'homme, ONG française.
Lord Avebury, un des fondateurs du groupe des droits de l'homme du Parlement britannique.
Lord Corbett, membre de la Chambre des Lords et président du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran.
Brian Binley, député britannique.
David Kilgour, président du comité parlementaire canadien pour un Iran démocratique.

Les personnalités internationales ont toutes condamné le massacre politique de 1988 comme un des crimes contre l'humanité les plus ignobles. Elles se sont engagées à porter l'affaire devant un tribunal international.

Voici des extraits de leurs interventions :

Le Dr Juan Garcés : 
« C’est un crime contre l'humanité et en particulier un crime de génocide, avec un caractère systématique et généralisé de ce crime. C’est pour des raisons religieuses et politiques, qu’on torture, qu’on assassine ou qu’on viole. Permettez-moi de donner ma solidarité à ceux qui cherchent la vérité, la justice et la réparation, particulièrement aux victimes, là où elles se trouvent, que ce soit à l’intérieur de l’Iran, que ce soit partout dans le monde. »

François Colcombet:
« Je pense que ces faits sont inadmissibles pour la communauté internationale et je pense que l’ONU, l’organisation supranationale compétente, doit au moins faire une enquête et permettre à l’ensemble de l’opinion publique mondiale de savoir exactement ce qui s’est passé. Bien entendu, s’il y a des sanctions à prendre, le principal coupable est dans un autre monde, puisque c’est Khomeiny en personne qui a pris la décision de ces exécutions scandaleuses. Je vous assure de tout mon soutien dans votre lutte. »

Pierre Bercis:
« Les massacres de 1988 commis en Iran sont imprescriptibles. Donc les auteurs de ces crimes, ceux qui les ont cautionnés seront un jour prochain, je l’espère jugés et condamnés … On parle d’une opposition « démocratique » en Iran. Cette opposition « démocratique » a cautionné le régime, faisait partie du régime.  Donc il n’y a que les Moudjahidine du peuple d’Iran qui se sont opposés pendant trente ans à la dictature en Iran. C’est notre opinion en ce qui concerne ce crime, de 30.000 personnes massacrées et torturées en 1988. Curieusement d’ailleurs, il y eu 30.000 personnes disparues, torturées et exécutées en Argentine dans la période 1976-1983. Donc voilà pourquoi Nouveaux droits de l’homme a mené le combat aux côtés des Argentins, et voilà pourquoi Nouveaux Droits de l’Homme mène le combat aux côtés des démocrates iraniens. »

Lord Avebury:
«Ce fut un des crimes les plus effroyables et ce serait une erreur de l'ignorer. Bien que 22 années se soient écoulées depuis le massacre de 1988, il ne doit pas être oublié. Ces crimes ont été commis en 1988 et il y a beaucoup de gens qui sont prêts à fournir des preuves et ces preuves peuvent être recueillies et soumises à une juridiction pénale internationale. Il y a une demande générale que les responsables encore vivants soient traduits en justice. »

Lord Corbett :
« Je pense que la leçon que le monde doit tirer, c'est que les mollahs ont tenté d'éradiquer l'opposition, mais ils ont échoué. En l'espace de cinq mois, 30.000 opposants de ce régime ont été pendus à des grues, pour la plupart des membres et des partisans de l'OMPI. Mais le mouvement de résistance a survécu, il est vivant dans le désert irakiens au Camp d'Achraf. Salam Achraf. Le mouvement de résistance est également vivant en Iran. C'est parce que ces gens cherchent la liberté et croient en un islam tolérant. Les mollahs n'ont pas été en mesure de détruire cela, et ils ne le seront jamais. Les mollahs doivent faire face à un tribunal international créé par l'ONU afin d'être tenus responsables de ces crimes. Beaucoup de ceux qui ont participé à ce terrible massacre à l’échelle industrielle en 1988 sont toujours à la tête de ce régime. Ils doivent être tenus responsables de leurs actions, ils doivent répondre. Le monde ne peut plus tolérer cela et pendant qu’ils restent là, ils continuent leur répression meurtrière de la liberté. Il nous est impossible d’oublier ces terribles crimes et leurs mains tachées de sang. Le monde ne doit pas oublier. »

Brian Binley:
« Il ne fait aucun doute, a dit Amnesty International, qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité. La seule protection dont je dispose en tant qu’individu contre un gouvernement, c’est le droit international qui me protège. C’est pourquoi je demande au Conseil de sécurité de protéger mes droits et de faire en sorte que les responsables de ces atrocités qui sont toujours en poste au gouvernement en Iran, soient arrêtés. Parce que s’ils ne le sont pas, c’est ma sécurité et ma protection qui en seront réduites. C’est important pour nous tous et c'est pourquoi je soutiens la demande de Mme Maryam Radjavi [la présidente-élue de la Résistance iranienne] au Conseil de sécurité des Nations unies de garantir que cette question sera examinée dans son intégralité par un tribunal compétent où ces gens devront répondre de leurs crimes devant la scène internationale. »

David Kilgour :
« Ce qui est arrivé à des milliers de détenus dans les prisons iranienne à la fin du règne de l’ayatollah Khomeiny est un crime contre l’humanité. L’ayatollah Khomeiny est mort de toute évidence, mais il y a encore des gens en vie qui ont pris part à ce crime contre l’humanité. Je suis d’avis qu’une cour internationale délivre des mandats d’arrêt contre ceux qui ont pris part à ces terribles crimes, ceux qui sont toujours en vie. »

 

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