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Ken Blackwell: la politique américaine devrait travailler à transformer l’Iran

Ken Blackwell: la politique américaine devrait travailler à transformer l’Iran

Dans la course aux élections présidentielles des Etats-Unis, l’Iran et l’extrémisme islamique sont devenus les principaux défis de la politique étrangère, soutient Ken Blackwell, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis à la Commission des droits de l’Homme des Nations Unies.

Dans un article rédigé pour The American Thinker, le vendredi 29 Juillet 2016, l’Ambassadeur Blackwell a déclaré :

Dans environ 100 jours, l’Amérique connaîtra une élection cruciale. Entre-temps, beaucoup de choses se feront de tous les deux côtés du front national, et cette année, nous pourrions voir plus que des manœuvres politiques ordinaires dans le cadre de cette élection.

Quel que soit le résultat, le prochain président devra faire face aux mêmes défis uniques en matière de sécurité nationale. Le Moyen-Orient se trouve dans une plus grande crise que jamais auparavant et selon divers analystes, il se dirige vers l’anarchie. Les scènes de personnes sans défense se faisant tuer en Syrie ne se sont faites que plus douloureuses durant l’année écoulée, même si elles sont devenues moins fréquentes sur nos écrans de télévision. L’extrémisme islamique et le terrorisme qui en résulte vise désormais l’Europe Occidentale, l’Amérique et le Moyen-Orient avec une barbarie sans précédent, et il n’existe pas de réponse facile à cela.

La question de l’extrémisme islamique rappelle l’un de nos principaux défis en matière de politique étrangère: l’Iran.

C’est un pays gouverné par une théocratie qui joue un rôle actif et destructeur dans toutes les grandes guerres du Moyen-Orient, de la Syrie à l’Irak en passant par le Yémen. Téhéran est connu comme étant le premier Etat à travers le monde à soutenir le terrorisme, ainsi que pour être l’un des initiateurs de l’islam extrémiste moderne. Et, en dépit de l’accord nucléaire avec la communauté internationale, l’Iran continue ses gestes provocateurs envers le monde Occidental, par exemple en faisant des tests de tir de ses missiles balistiques.

En examinant la future politique américaine envers un tel régime totalitaire, il est impératif de se demander s’il existe une alternative – une opposition sérieuse et crédible au gouvernement en place. La réponse, dans le cas de l’Iran, est clairement «oui».

Le 9 Juillet à Paris, la coalition de l’opposition iranienne, le Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI), a organisé un rassemblement massif auquel environ 100.000 personnes venues du monde entier ont pris part. Un groupe Américain bipartisan inédit composé de hauts dignitaires et d’anciens commandants militaires a pris part au rassemblement, ainsi que des centaines de dignitaires Européens. Et peut-être l’élément le plus important de ce rassemblement était la présence du prince saoudien Turki al-Faisal, qui s’est exprimé devant l’opposition iranienne et a approuvé son appel à un changement de régime pour la première fois cette année.

Le discours de Turki a véhiculé un fort message d’unité régionale. Le message du rassemblement dans son ensemble était que cette unité peut aider l’Iran à atteindre la liberté grâce à un changement de régime par le peuple iranien et sa résistance organisée. Dans la mesure où le rassemblement a démontré un consensus international quant à la légitimité de la cause du CNRI, il a également montré qu’il y a, en effet, une force nationale organisée et mondialement reconnue pour le changement au sein de l’Iran.

Le sérieux de ce mouvement de résistance a été rendu plus évident par la réaction hystérique du régime iranien au rassemblement du CNRI. Immédiatement après le rassemblement « Iran Libre », un grand nombre de responsables iraniens, y compris le premier vice-président, le ministre des Affaires étrangères, le chef de la magistrature et le porte-parole de la Garde révolutionnaire s’en sont pris à la France pour avoir accueilli l’événement, aux politiciens Occidentaux pour l’avoir soutenu, et au gouvernement saoudien pour avoir manifestement levé l’étendard du changement de régime.

Par le passé, le régime iranien a tenté de rejeter le mouvement de résistance comme étant insignifiante. Mais si Téhéran n’a aucune inquiétude quant à son opposition et que l’opposition n’a aucun impact en Iran, alors qu’est-ce qui a motivé la réaction agressive de Téhéran en ce qui concerne une réunion pacifique organisée à plusieurs milliers de kilomètres plus loin ?

La vérité est que ce mouvement a des racines profondes à l’intérieur de l’Iran. Environ 120 000 membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI ou MEK), des hommes et des femmes, et tous musulmans, ont été exécutés comme ils ont refusé de succomber face à l’extrémisme islamique des ayatollahs, et comme ils ont persisté dans la défense des droits de l’Homme et de la démocratie. Ensuite, l’effort pour détruire l’opposition en est venu à impliquer une campagne de diabolisation et la propagation systématique de mensonges sur le groupe.

L’OMPI est le principal groupe constitutif du Conseil National de la Résistance iranienne qui est dirigé par Maryam Rajavi, une femme musulmane avec de profondes croyances anti-fondamentalistes. Mme Rajavi est un leader efficace dans la coordination des iraniens militants pour la démocratie, en particulier les jeunes et les femmes, dans les campagnes contre le fascisme religieux au pouvoir en Iran.

Les iraniens réclament du changement. Et la réaction de Téhéran aux appels à un tel changement démontre que les ayatollahs comprennent à quel point cela se trouve à portée de main. Un Iran démocratique et non extrémiste est un gage de paix et de stabilité dans toute la région, promettant de bonnes relations économiques et la réalisation du plein potentiel de la région. Cela permettra d’améliorer le développement, la croissance et la coopération avec l’Occident. Et une fois que cela réalisé, nous en Occident pouvons concentrer nos efforts régionaux sur les investissements et les transactions, plutôt que sur la tâche impossible d’essayer de stabiliser la région grâce à des interventions militaires à court terme.

Espérons que notre prochain président est prêt à adopter une nouvelle approche envers l’Iran et à soutenir une ère favorable à la stabilité au plan national. Plus que jamais, l’Iran et l’Amérique attendent avec impatience un changement de politique. Et avec une bonne coordination entre la prochaine administration et la Résistance iranienne actuelle, les deux nations peuvent obtenir ce qu’ils désirent.

M. Blackwell est un ancien Ambassadeur américain auprès la Commission des droits de l’Homme des Nations Unies.

 

SourceThe American Thinker