lundi, novembre 28, 2022
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Jean-Yves Le Drian menace l’Iran de sanctions pour ses missiles

Jean-Yves Le Drian menace l'Iran de sanctions pour ses missiles

La France se tient prête à imposer des sanctions à Téhéran si aucun progrès n’est enregistré dans les discussions sur le programme balistique iranien, a déclaré vendredi Jean-Yves Le Drian selon une dépêche de Reuters.

« Nous avons commencé un dialogue très difficile. (…) Nous sommes prêts s’il n’aboutit pas à avoir un usage ferme de sanctions et ils le savent », a déclaré le chef de la diplomatie française lors de ses vœux. La France exige que « l’Iran renonce à sa production de missiles et en particulier ses exportations en direction de certaines factions armées au Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

Début décembre, le régime iranien a testé un missile balistique qui a la capacité d’atteindre l’Europe.

Ce qui est choquant, c’est que le régime des mollahs a eu le culot de mener une telle activité alors qu’il tente activement de persuader les Européens de prendre des mesures pour contrer les effets des sanctions américaines qui sont actuellement en vigueur.

Mais le pire, c’est que les Européens se plient aux exigences de Téhéran et sont en train de mettre en place une « entité ad hoc » qui est une entité tierce qui s’occupera des transactions effectuées entre Téhéran et les entreprises européennes. De cette façon, les transactions ne se feront pas via le système bancaire international, contournant ainsi les sanctions américaines.

Les pays de l’UE soutiennent cette mesure, notamment les signataires européens du plan d’action global conjoint (JCPOA) – le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, ainsi que la Chine et la Russie – les autres signataires de l’accord nucléaire. Cependant, malgré le soutien européen, aucun pays ne souhaite héberger l’entité ad hoc.

Lorsque le président américain a annoncé qu’il quittait l’accord nucléaire de 2015, le président américain a fait mention du fait que l’accord nucléaire a levé les sanctions économiques paralysantes qui ont fourni au régime « plusieurs milliards de dollars, dont une partie en espèces », ce qui lui a permis de poursuivre ses funestes activités. Depuis que l’accord, Téhéran a augmenté son budget militaire de près de 40 % en dépit de son économie chancelante. Il a utilisé les fonds pour construire des missiles nucléaires et soutenir ses mandataires terroristes au Moyen-Orient.

Face à un tel comportement dangereux, comment les dirigeants européens peuvent-ils justifier leur complaisance ? Comment peuvent-ils décider de se ranger du côté du régime iranien, qui est le premier État sponsor du terrorisme dans le monde, avec des réseaux de financement et des cellules opérationnelles travaillant dans le monde entier ?

Maintenant que Téhéran a testé de manière provocante un missile balistique capable d’atteindre certaines parties de l’Europe, les dirigeants de l’UE vont peut-être ouvrir les yeux et réaliser qu’ils ne doivent pas être complaisant avec ce régime et opter pour une politique de fermeté.

 

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