Au nom de mes collègues du Comité parlementaire pour un Iran laïc et démocratique, malgré les circonstances tristes, je suis heureux d’être parmi vous aujourd’hui. D’abord pour vous présenter mes condoléances à vous Mme la Présidente, à vous Madame, aux membres de sa famille, parce que quelqu’un qui disparaît, c’est d’abord de la souffrance, c’est d’abord de la douleur, pour ses proches, ceux avec lesquels il a vécu et ceux pour lesquels il restera un point de repère dans la construction de leur propre vie. Nous avons tous dans nos vies des personnes qui ont joué un rôle déterminant pour construire notre propre futur.
Mme la Présidente,
Mme le Premier ministre
Madame,
Mesdames et messieurs
Au nom de mes collègues du Comité parlementaire pour un Iran laïc et démocratique, malgré les circonstances tristes, je suis heureux d’être parmi vous aujourd’hui. D’abord pour vous présenter mes condoléances à vous Mme la Présidente, à vous Madame, aux membres de sa famille, parce que quelqu’un qui disparaît, c’est d’abord de la souffrance, c’est d’abord de la douleur, pour ses proches, ceux avec lesquels il a vécu et ceux pour lesquels il restera un point de repère dans la construction de leur propre vie. Nous avons tous dans nos vies des personnes qui ont joué un rôle déterminant pour construire notre propre futur.
Mais Lord Slynn ce n’et pas seulement une personne privée, c’est une personne publique. Je fais partie de ceux qui pensent, qu’au-dessus du droit, il y a la justice et il y a la morale. Et Mme le Premier ministre vous avez fort bien dit qu’il en est pour lesquels les filiations partisanes viennent au second rang et que précisément, il y a la justice et la morale, d’abord. Vous me direz, mais normalement le droit, ça devrait aller avec cela. Hélas, hélas, la vie politique nous apprend que les choses sont plus compliquées, que le droit peut devenir un alibi justement pour piétiner la justice et la morale. Lord Slynn mettait tout cela en conjugaison, pour une juste cause qui fait que nous nous retrouvons ici.
Nous sommes beaucoup à penser que ceux qui se battent pour la liberté dans un pays comme le nôtre, méritent un soutien indéfectible, intransigeant, déterminé, qui ne sait pas rencontrer les obstacles, ou plus tôt dès qu’il en voit, réfléchit comment les contourner. Et pour cela il faut savoir unir, ceux qui de gauche, de droite, et chacun sait que je ne suis pas de droite, savent mettre au-dessus ce qui les rassemblent dans la conviction commune des valeurs qui doivent rassembler, avant tout choix partisans.
Et au moment où quelqu’un disparaît, il est de coutume de réfléchir sur que nous a-t-il laissé. Précisément, au-delà de sa disparition, il nous laisse un message : celui de joindre nos efforts pour aller vers le but final. Certes, Mme la présidente, des progrès on été réalisés dans la dernière période, malgré les autorités officielles françaises qui ont fait preuve d’un acharnement diabolique pour que vous ne soyez pas retirés de cette fameuse liste des organisations terroristes. Malgré cela et grâce à votre époux Madame qui a joué un rôle tout à fait déterminant, la liste a été expurgée de l’OMPI, mais la bataille n’est pas terminée.
Parce que certes, il y a des gens qui croient en la justice, qui croient en la morale, mais en face il y a des intérêts. Des intérêts qui ne peuvent pas s’afficher pour ce qu’ils sont, parce qu’à ce moment-là, la rumeur populaire les balaierait dans la tradition qui est celle qui fait le rayonnement de notre pays depuis plus de deux siècles après la révolution française. Mais justement, il faut mettre à jour pour toutes les mauvaises raisons, celles qui sont inspirées par des intérêts, au plus mauvais sens du terme, qui ont odeur de pétrole, ou qui rayonne comme le nucléaire. La bataille n’est pas finie. Et notre meilleure façon de témoigner notre fidélité à Lord Slynn, c’est de continuer la bataille dans l’Union et aussi avec l’intelligence nécessaire pour trouver de nouveaux appuis et pour faire en sorte qu’un jour, pas seulement à Achraf, mais à Téhéran, nous puissions célébrer la mémoire de Lord Slynn, parce que cet objectif d’Iran démocratique et laïc aura triomphé. Nous savons madame la présidente, le prix que vos sœurs et vos frères de combat qui sont aussi les nôtres aurons dû payer, pour que ce noble objectif soit atteint.
Il y en a parmi nous qui croient au ciel et d’autres qui n’y croient pas. Pour ceux qui croient au ciel, je pense madame, que Lord Slynn sera à la droite de Dieu et pour ceux qui n’y croient pas je pense que nous serons avec votre époux au Panthéon de ceux qui ont bien mérité de l’humanité.
Je vous remercie.

