mercredi, décembre 7, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceIran : Une option pour une nouvelle politique iranienne des Etats-Unis

Iran : Une option pour une nouvelle politique iranienne des Etats-Unis

ImageIl y a deux Iran : l’un des mollahs et l’autre de ceux qui aiment la liberté.

Par Ali Safavi

Orange Country Register, 31 mars – Le président Barack Obama a profité du Nouvel An persan pour contacter la semaine dernière le gouvernement iranien, offrant dans un message vidéo une nouvelle ère « d'engagement  honnête et fondée sur le respect mutuel ».

Il est nécessaire qu’un changement de politique vis-à-vis de l’Iran s’opère aux Etats-Unis depuis longtemps. Pourtant, ce changement n'est pas concevable sans la compréhension de la dynamique de la politique iranienne. Chaque président des États-Unis depuis Jimmy Carter a recherché une politique iranienne cohérente et a été intéressé par des négociations avec ce régime. Mais toutes ont échoué pour une raison ou une autre.

Chaque observateur reconnaît qu’il existe deux Iran : l'un des mollahs octogénaires et l’autre des villes qui vibrent. Et ces deux Iran sont deux mondes différents.

Tant que l'Iran demeure synonyme de régime intégriste, les options politiques américaines sont très limitées : Davantage de concessions ou une action militaire, les deux étant vouées à l'échec.

Mais comment les États-Unis peuvent atteindre le peuple iranien ? Quand on traite avec des tyrannies, il est toujours prudent de contacter l'opposition organisée – et c'est ce à quoi Obama devrait vraiment réfléchir. La clé de ce changement est l’attitude de l'administration avec les mollahs et leur opposition, les Moudjahidine du peuple (OMPI).

En 1997, l'administration Clinton a proposé un dialogue direct avec Téhéran. Pour cette étape, la Secrétaire d'État Madeleine Albright a taxé l’OMPI d’organisation terroriste étrangère.

Un haut responsable de l’administration Clinton a reconnu à l'époque que l’ «inclusion des Moudjahidine du peuple (sur la liste) se voulait comme un geste de bonne volonté envers Téhéran et son nouveau président modéré Mohammad Khatami. »

L'administration Bush a non seulement continué la même politique, mais est allé encore plus loin en bombardant les camps de l’OMPI en Irak pendant l'invasion de 2003 dans le cadre d'un accord avec Téhéran.

Il est évident que des concessions à Téhéran sont contreproductives. S’en prendre à l’OMPI a été un cadeau pour les mollahs, qui ont perçu l'évolution comme un signe de faiblesse et sont devenus encore plus arrogants dans leurs relations avec l'Occident.

Le 26 janvier dernier, une Union européenne réticente a finalement accepté de se conformer à sept arrêts de tribunaux du Royaume-Uni et l'UE, et a supprimé la désignation de terroriste de l’OMPI – la première fois qu'un groupe est radié de cette liste. En 2008, les tribunaux britanniques sont arrivés à la conclusion que le fait de taxer l’OMPI de terroriste était «pervers».

Si le président Obama est sérieux à propos du changement de la politique américaine en Iran, il doit prendre l'initiative courageuse de révoquer la désignation de terroriste de l’OMPI comme la marque la plus manifeste de ce changement de politique. Une telle mesure rendrait même les discussions avec Téhéran plus efficaces, car cela enverrait aux mollahs, un message de force. C’est en effet le changement qui non seulement se fait attendre depuis longtemps, mais qui met les États-Unis du bon côté de l'histoire.

Ali Safavi est membre du Conseil national de la Résistance (le du Parlement iranien en exil),et  président de Near East Policy Research à Washington, DC

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe