mercredi, février 8, 2023
AccueilActualitésActualités: FemmesIran : Reyhaneh de nouveau en danger d’être exécutée, après l’expiration d’un...

Iran : Reyhaneh de nouveau en danger d’être exécutée, après l’expiration d’un délai de 10 jours

Iran : Reyhaneh Jabbari de nouveau en danger d’être exécutée, après l’expiration d’un délai de 10 joursCNRI – La vie de cette jeune-femme de 26 ans, condamnée à mort pour avoir tué un homme dans une situation de légitime défense, est de nouveau en danger. Son exécution a été reportée de 10 jours et ce délai se termine aujourd’hui (le mercredi 8 octobre).

Reyhaneh Jabbari avait été condamnée à mort pour avoir tué dans un geste de légitime défense un agent du ministère des Renseignements du régime iranien (VEVAK) au moment où cet agent a essayé de l’agresser sexuellement.

 

Un site Internet lié au régime iranien a écrit mardi que Reyhaneh Jabbari doit être exécutée, sauf si elle obtient le pardon de la famille du défunt.

 

Le site Internet ShafafNews a rapporté : « Sa revendication d’avoir agit en légitime défense a été rejetée par le tribunal. »

 

A la suite de la diffusion d’informations sur le transfert de Mme Jabbari à la sinistre prison de Gowhardacht pour y être exécutée, les organisations internationales de défense des droits de l’Homme ainsi qu’un groupe d’eurodéputés ont appelé à une action urgente pour sauver la vie de cette jeune iranienne.

 

Un communiqué publié par le porte-parole du Département d’Etat américain, Jen Psaki, précisait que Washington était profondément préoccupé par les informations selon lesquelles les autorités iraniennes sont en train de finaliser des plans pour exécuter Reyhaneh. Ce porte-parole avait ajouté : « Une telle exécution marquera une grave violation des garanties d’un procès équitable auquel a droit Mme Jabbari en vertu des lois iraniennes et des obligations internationales de l’Iran. »

 

Un porte-parole de l’Union européenne avait déclaré le 4 octobre 2014 : « Nous sommes profondément préoccupés par les rapports sur l’exécution imminente de Mme Reyhaneh Jabbari qui a été condamnée à mort pour le meurtre d’un homme. »

 

« Elle affirme avoir agi en légitime défense lorsque cet homme a essayé de l’agresser sexuellement. Nous demandons instamment aux autorités iraniennes de ne pas exécuter Reyhaneh Jabbari et lui accorder un nouveau procès, étant donné les questions soulevées quant à l’intégrité de son procès », avait ajouté le porte-parole de l’UE.

 

A la suite de ce tollé international, l’exécution de Mme Jabbari a été reportée de 10 jours.

 

Lorsque le ministre de la Justice d’Hassan Rohani a été interrogé lundi à propos de la possibilité de l’exécution de Mle Jabbari à l’approche du mois sacré de Moharram, Mostafa Pour-Mohammadi a répondu : « Dans 10 jours, le mois de Moharram n’aura pas encore commencé. »

 

Mostafa Pour-Mohammadi, nommé par le « modéré » Hassan Rohani en tant que ministre de la Justice , a fait partie de la « Commission de la mort » qui a supervisé les exécutions de plusieurs dizaines de milliers de personnes en quelques semaines, dans ce qui est connu comme « le massacre de 1988 des prisonniers politiques en Iran ».