jeudi, décembre 1, 2022
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L’Iran a transféré secrètement un organisme clé de son programme nucléaire

IranAFP – L’Iran a secrètement transféré les activités d’un organisme clé de recherche sur le nucléaire, visé par des sanctions américaines en août, ont affirmé les opposants du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), dans un rapport transmis mercredi à l’AFP.

L’Organisation pour la nouvelle recherche de la Défense (SPND), un organe affilié au ministère de la Défense iranien, a été « secrètement transférée » afin d’éviter les inspections de l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique, selon ce rapport.

Le SPND est présenté par les opposants comme « le centre névralgique de la militarisation du programme nucléaire iranien », chargé depuis deux décennies « de la conception et de la fabrication de la bombe atomique ».

Il a été inclus le 29 août 2014 dans un nouveau train de sanctions décidées par les Etats-Unis contre des entités, entreprises et individus accusés de favoriser le programme nucléaire controversé de Téhéran.

Le cerveau du SPND, Mohsen Fakhrizadeh, que l’AIEA cherche à entendre depuis des années, est « caché par le régime », selon le rapport, qui dit s’appuyer sur des dizaines de sources fiables iraniennes, dont certaines au sein des organes du régime.

« Le transfert du SPND a été achevé en juillet dernier. Les responsables et services clés ont été délocalisés dans des lieux secrets, tandis que sur place sont laissés quelques cadres administratifs, afin de tromper les inspecteurs de l’AIEA », selon un responsable du CNRI, Afchine Alavi.

« Ce jeu de cache-cache avec l’AIEA prouve que le régime n’a pas l’intention d’abandonner la dimension militaire de son programme, et qu’il ne veut pas être transparent », a-t-il accusé.

L’Iran et les grandes puissances sont engagés dans des négociations sur le programme nucléaire iranien, qui empoisonne les relations internationales depuis 10 ans.

Ces négociations entre Téhéran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sont censées aboutir le 24 novembre à un accord garantissant la vocation exclusivement civile de ce programme, en échange d’une levée progressive des sanctions internationales qui asphyxient l’économie iranienne.

Les discussions, dont le dernier round a eu lieu pendant l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre à New York, sans grandes avancées, pourraient reprendre à Vienne « avant la fin de la semaine prochaine », selon Téhéran.

 

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