Simulacre d’élections No.1
« Libérez les prisonniers politiques », « Raïssi meurtrier de 1988 », scandent les manifestants
Terrifié par des manifestations populaires croissantes, le régime répressif des mollahs, dans la nuit du mercredi 17 mai, a envoyé un grand nombre de Gardiens de la révolution (pasdaran) et de membres paramilitaires Basijis, en plus des unités motorisées des forces de sécurité, dans les artères principales de Téhéran, Shiraz, Ispahan et Tabriz.
La connexion Internet dans de nombreuses zones a été complètement coupée. En dépit de toute ces mesures, hier soir et jeudi matin, de jeunes courageux des villes d’Ispahan, de Qom et de Tabriz ont organisé des rassemblements pour protester contre le simulacre d’élection présidentielle des mollahs.
À Téhéran, des jeunes ont manifesté dans de nombreuses quartiers, y compris l’intersection Vali’asr-Taleghani et la place Tajrish. On entendait la foule scander, « Pas Gaza, pas Liban, ma vie pour l’Iran » et « Pas de peur, pas de peur, nous sommes tous ensemble », alors qu’ils continuaient leurs manifestations en affrontant les forces répressives. Un certain nombre de jeunes manifestants ont été appréhendés et emmenés vers un endroit inconnu.
A la place Enghelab (de la Révolution) et dans le quartier de Naghash-e Jahan, on pouvait entendre des jeunes d’Ispahan scander, « Libérez les prisonniers politiques », « A bas la police », « Raïssi est un meurtrier », en référence au candidat intégriste Ebrahim Raisi. Les forces répressives ont recouru au gaz lacrymogènes et ont arrêté plusieurs jeunes dans leur tentative pour disperser la foule.
À Tabriz, on pouvait voir des jeunes scander : « Raïssi ne peut pas tolérer et a envoyé le Basij. » Les jeunes épris de liberté à Qom ont scandé, « meurtrier de 1988 » en référence à son rôle dans le massacre des prisonniers politiques en 1988 et ont exprimé leur rejet du simulacre d’élection.
Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 18 mai 2017

