23 septembre – Les informations venant des Etats-Unis sur le retrait du principal parti d’opposition démocratique au régime des mollahs en Iran, les Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), apporte de nombreuses raisons pour célébrer la fin d’un fardeau injustifié sur les épaules de l’opposition iranienne qui veut apporter un changement démocratique en Iran.
Dès le début, cette étiquette était un acte inutile pour apaiser le régime de Téhéran. Nous tenons à féliciter pour cette victoire, tous ceux qui ont lutté, dans la bataille juridique et politique, spécialement Mme Maryam Radjavi, la Présidente élue de la Résistance iranienne qui a dirigé cette campagne avec diligence, et tous les résidents des camps d’Achraf et de Liberty, qui ont eu à endurer d’énormes pressions et deux massacres en raison de cette étiquette injuste.
La radiation supprime l’un des principaux obstacles sur le chemin du changement démocratique en Iran. Le fait que le régime iranien a toujours fait de la répression de l’OMPI par les puissances occidentales l’un de ses critères de négociation en dit beaucoup sur le soutien populaire du mouvement. La radiation est une première étape qui va permettre de corriger une mauvaise approche : la complaisance n’a pas fonctionné dans le passé et ne fonctionnera pas dans l’avenir.
Cette désignation a également fourni au gouvernement Maliki en Irak beaucoup de prétextes indispensables pour lancer deux attaques meurtrières contre Achraf, qui ont tué près de 50 personnes et ont blessé des centaines de civils innocents et non armés d’Achraf. Le prix pour le peuple iranien et en fait pour la sécurité de la communauté internationale a été de loin supérieur à ce qu’on peut imaginer.
Comme nous l’avons indiqué à la suite du verdict du 1er juin de la Cour d’Appel des Etats Unis, le gouvernement irakien doit également être averti que l’utilisation de cette désignation illégale et injustifiée, visant à rendre la vie des résidents de Liberty «intolérable» ne peut plus continuer. À cette fin, l’ONU doit formellement déclarer que le camp Liberty est un camp de réfugiés. Les biens meubles et immeubles d’Achraf doivent pouvoir être transférés à Liberty ou vendus sur un marché libre à des acheteurs intéressés.
Les États-Unis et les pays où règne l’état de droit doivent reconnaître la résistance iranienne et lui permettre de mener un changement pacifique et démocratique en Iran. C’est aujourd’hui le moment.
David Kilgour, JD
Co-président du comité des Amis d’un Iran Libre, Ottawa

