CNRI « J’appelle à un véritable partenariat avec ce que vous représentez en Iran, à l’extérieur de l’Iran également, parce que le véritable enjeu c’est de nouer un dialogue tout à fait fructueux et de vous donner la véritable capacité d’être un contrepoids au régime des mollahs », a déclaré Jean-Philippe Maurer, député du Bas-Rhin, le 24 avril dans un colloque à Strasbourg.
CNRI « J’appelle à un véritable partenariat avec ce que vous représentez en Iran, à l’extérieur de l’Iran également, parce que le véritable enjeu c’est de nouer un dialogue tout à fait fructueux et de vous donner la véritable capacité d’être un contrepoids au régime des mollahs », a déclaré Jean-Philippe Maurer, député du Bas-Rhin, le 24 avril dans un colloque à Strasbourg.
Intitulé « les relations de lUnion européenne avec lIran : perspectives dun changement démocratique », le colloque était organisé par le Comité français pour un Iran démocratique, et lintergroupe des Amis dun Iran Libre au Parlement européen.
Cest sous la présidence dAdrien Zeller, président du Conseil régional dAlsace, et dAlejo Vidal Quadras, vice-président du Parlement européen, que se sont réunis de nombreux députés européens et nationaux de tous bords et de divers pays, des juristes de premier plan comme Lord Slynn of Hadley, ancien juge à la Cour européenne de Justice, et danciens ministres comme Sid Ahmed Ghozali ex-Premier ministre algérien, ou Alain Vivien, ancien secrétaire dEtat aux Affaires étrangères. Tous ont souligné la nécessité de soutenir la Résistance iranienne, et en premier lieu de retirer les Moudjahidine du peuple dIran de la liste du terrorisme. Linvitée dhonneur était Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne.
Voici lintervention de Jean-Philippe Maurer :
Dans quelle situation sommes-nous ? Vous l’avez compris, nous avons d’une part une situation dans laquelle des années de négociations ont été engagées avec l’Iran, des années qui étaient les années d’espoir pour certains en disant qu’on arrivera à ramener l’Iran à la raison, mais qui ont été également des années dans lesquelles nous nous sommes enfermés dans une impasse. Une impasse à la fois pratique, mais également une impasse stratégique puisque le régime iranien a passé son temps à se conforter intérieurement et extérieurement, tout en faisant perdre beaucoup de temps à la communauté internationale.
C’est d’autant plus embêtant qu’à travers ces négociations et ces tentatives nous avons manqué de perdre notre âme. Ce qui est tout à fait dommageable et regrettable puisque cette capacité de l’Iran à enferrer un certain nombre de pays dans de faux espoirs a pu parfois dissuader un certain nombre d’opposants, mais fort heureusement, le Conseil national de la Résistance iranienne a su garder le cap.
Par ailleurs une option militaire n’a pas du tout lieu d’être quand on voit les difficultés dans lesquelles notamment les Américains et les alliés peuvent être en Afghanistan et en Irak.
Je crois quà cette source d’instabilité et de violence dans laquelle s’est plongé le régime iranien, il faut très sereinement et très clairement lui opposer la confiance et la légitimité du CNRI. Pourquoi ? Très concrètement, parce que cette confiance et cette légitimité, en France, à Strasbourg, mais aussi en Europe, se sont entourées de l’ensemble des personnes, non seulement de bonne volonté, mais qui à la fois apportent l’ensemble des garanties morales et toute la sympathie dont on peut entourer ce mouvement de résistance.
Ce mouvement de résistance fait face à un régime despotique et tyrannique, qui à la fois a suscité une peur intérieure pour créer une forme d’adhésion à son entreprise, mais également des troubles extérieurs pour installer une sorte de glacis autour de l’Iran. Le regret que je peux avoir cest que lOMPI et le CNRI sont devenus une sorte de variables d’ajustement dans les négociations internationales, et au gré des négociations, il y a des pressions, des menaces très concrètes, notamment à travers ce qui s’est passé en 2003 qui a tenté de mettre bas le CNRI et qui est également lunique courroie de transmission entre ce qui se passe en Iran et la capacité de nous informer sur les visées réelles de ce régime.
J’appelle à un véritable partenariat avec ce que vous représentez en Iran, à l’extérieur de l’Iran également, parce que le véritable enjeu c’est de nouer un dialogue tout à fait fructueux et de vous donner la véritable capacité d’être un contrepoids au régime des mollahs. La meilleure façon pour vous de constituer ce contrepoids, et je le dis très fortement, c’est que les parlementaires soutiennent le Comité français pour un Iran démocratique. Puisque vous constituez pour nous le meilleur moyen de nous engager positivement pour rétablir la démocratie en Iran.
La démocratie, c’est la capacité de dénoncer ce qui se passe, un régime qui est un totalitarisme expansionniste. Un phénomène qui est tout à fait aux antipodes de toutes nos valeurs. Le Comité français pour un Iran démocratique travaille déjà avec l’intergroupe des Amis dun Iran libre au parlement européen. Je crois que l’alliance des uns et des autres, doit être propice pour des développements futurs.
J’ai l’espoir, Mme Radjavi, quentre la voie de la paix et la voie du conflit, il ny ait aucune hésitation possible : c’est la voie de la paix qui doit prévaloir et qui doit nous guider. Très concrètement, comment ? En effaçant cette tâche infâme de l’inscription de l’OMPI sur la liste des organisations terroristes. Puisque ce dossier est vide, creux et n’a ni consistance ni substance. Face aux deux impasses évoquées, celle d’un conflit armé qui n’a pas lieu d’être, celle également des négociations stériles qui n’ont aucun avenir, il faut promouvoir la Troisième Voie qui est celle du soutien au CFID, celle du soutien au CNRI, très concrètement, pour la démocratie et la liberté dont vous faites la promotion en Iran.

