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« La Résistance iranienne est la solution pour un Iran démocratique » (Vice-Pdt groupe P.E).

Maryam Radjavi en visite au Parlement européen

ImageCommuniqué de presse

Mercredi matin, le 5 juillet 2006, Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, qui avait été invitée à s’adresser à la session officielle du Groupe PPE-DE, de l’UEN et du GUE/NGL au Parlement européen à Strasbourg, a été reçue par un grand nombre de députés européens de six groupes parlementaires, le PPE-DE, le Groupe socialiste, l’UEN, le GUE/NGL, les Libéraux et les Verts. Deux vice-présidents du Parlement européen faisaient partie de la délégation.

Mme Radjavi a pris part à une conférence de presse aux côtés d’un grand groupe de députés européens. Près de 80 journalistes ont assisté à cette conférence.

M. Struan Stevenson, vice-président de PPE-DE et co-président de l’intergroupe des Amis d’un Iran libre, a accueilli Mme Radjavi à la conférence et a déclaré : « Le PPE-DE a voté à l’unanimité en mai dernier d’inviter Mme Radjavi à prendre la parole lors de la réunion du groupe PPE-DE. Deux autres groupes parlementaires, l’UEN et le GUE/NGL l’ont également invitée. Le régime clérical a immédiatement commencé à exercer une pression directe et indirecte sur le Parlement européen et à formuler des plaintes auprès de l’Union Européenne.

Dans une lettre, l’ambassadeur du régime à Bruxelles a formellement demandé au président du PE que le PPE annule sa réunion et bloque l’entrée de Mme Radjavi au Parlement européen ». Il a ajouté : « Néanmoins, la conférence des présidents du PE a unanimement décidé par vote qu’il ne devait y avoir aucune restriction sur l’arrivée de Mme Radjavi ou sur le groupe politique qui l’a invitée. »

La pression du régime clérical pour l’annulation de ce projet s’est alors intensifiée. Le régime a officiellement annoncé que si les meetings avait lieu, il rejetterait le paquet de mesures incitatives offert par les P5+1 et refuserait de négocier. En dépit du fait que les séances avaient été prévues pour mardi et jeudi, Mme Radjavi a adressé une lettre aux présidents de ces trois groupes, demandant que les réunions soient reportées afin de ne donner aucun prétexte au régime pour du chantage.

M. Stevenson a ajouté : « Ceux qui pensent qu’en privant Mme Radjavi de son droit de s’exprimer au Parlement européen, peuvent d’une manière ou d’une autre gagner la paix, doivent savoir qu’avec la complaisance avec les mollahs, elles obtiendront la guerre et la violence ».  Il a déclaré : « La pression du régime des mollahs montre que Mme Radjavi est le seul leader de l’opposition qu’il craigne. Cela prouve clairement que ce mouvement a la capacité de renverser le régime et d’instaurer la démocratie et les droits humains en Iran».

Mme Radjavi a félicité les groupes politiques du Parlement européen pour n’avoir pas cédé à la pression des mollahs et pour avoir rejeté leurs requêtes de retirer l’invitation. Elle a déclaré: En remettant les réunions à plus tard, nous avons défié les mollahs et révélé leur supercherie.  En s’adressant aux mollahs au pouvoir, Mme Radjavi a affirmé que s’ils pouvaient  abandonner leur projet nucléaire, la répression et l’exportation de l’intégrisme et du terrorisme, nous nous en réjouirons. Mais comme nous l’avons toujours dit, une vipère ne pourra jamais accoucher d’une colombe.

Elle a ajouté : Les partisans de la politique de complaisance n’ont plus d’excuses. Les mollahs pensent qu’il n’existe pas la détermination nécessaire pour adopter une politique de fermeté à leur encontre. Ils considèrent le paquet de mesures incitatives et la décision des USA de se joindre aux négociations comme une approbation de leur conduite, y compris la reprise de l’enrichissement d’uranium. Ils disent que plus ils sont agressifs, plus l’Occident a de chances de faire marche arrière.

Mme Radjavi a souligné : La solution à cette crise n’est ni la guerre, ni la complaisance, mais un changement démocratique par les Iraniens et la Résistance. Les Iraniens réclament ce changement. Au lieu d’offrir des avantages au régime, l’Europe doit se ranger du côté des Iraniens et de leur résistance pour la paix et la liberté. C’est la seule manière de sortir de la crise.

Pendant le meeting, M. Mogens Camre, vice-président de l’UEN, a déclaré : « Mme Radjavi a adopté une position très responsable et très sage pour montrer la véritable intention du régime clérical. Cette campagne majeure contre le leader de l’opposition iranienne et son discours mettent en lumière deux faits : 1. le régime clérical réprime la liberté de parole de ses opposants, même en Europe. 2. l’importance et le statut du mouvement de résistance montrent que la Résistance iranienne est la solution principale à l’établissement d’un Iran démocratique ».

Le Dr André Brie, membre de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen pour le GUE/NGL, a pris ensuite la parole. « La décision de Mme Radjavi est la preuve de sa sincérité dans ses idées et dans son programme, a-t-il dit. Cette décision dit haut et fort à la communauté internationale que si vous pouvez empêcher les mollahs d’obtenir l’arme atomique, alors faites votre possible. Mais tant que ce régime restera au pouvoir, vous ne pourrez trouver de solution ».

L’orateur suivant, M. Paulo Casaca, co-président de l’intergroupe pour un Iran Libre, a déclaré : « Au Portugal, nous savons ce qu’est la dictature. C’est pourquoi nous nous sentons solidaires de la Résistance iranienne qui lutte pour la liberté. Nous constatons que la principale préoccupation de ce régime est cette opposition ».

Mercredi, Mme Radjavi s’est rendue à un déjeuner organisé en son honneur par l’intergroupe pour un Iran libre. Un cinquantaine de députés européens y ont participé, dont Edward McMillan Scott, vice-président du Parlement européen de Grande-Bretagne, Astrid Lulling, membre du présidium du Parlement européen, Mogens Camre, vice président d’UEN, Tunne Kelam, chef de la délégation estonienne dans le groupe PPE-DE et Erik Meijer, membre de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

Dans un bref discours, M. Paulo Casaca a déclaré : « La Résistance iranienne sous la direction de Mme Radjavi bénéficie d’un grand soutien au Parlement européen. Nous respectons la nature et la conduite démocratique du mouvement». Il a qualifié la décision de Mme Radjavi de remettre à plus tard son intervention dans ces trois groupes parlementaires de responsable et d’opportune, ce qui reflète sa capacité de dirigeante.

Dans son intervention, Mme Radjavi a déclaré : en décembre 2004, ici même, j’ai proposé un changement démocratique par les Iraniens et leur résistance organisée en tant que troisième voie au lieu de la guerre et de la complaisance. Un changement en Iran est un impératif absolu à portée de main. Mais la politique de complaisance ne fait qu’encourager les mollahs et sa poursuite rend la guerre inévitable. Les négociations avec les mollahs ne sont qu’un mirage. Les mollahs sont arrivés à la conclusion que l’Occident n’a pas la détermination de lutter contre leur agressivité. Davantage de mesures incitatives ne font qu’accélérer la catastrophe et lui donner de nouvelles dimensions.

Mercredi après-midi, sur l’invitation de plusieurs eurodéputées, Mme Radjavi a présenté la position de la Résistance iranienne sur les femmes pour l’Iran de demain.

Mme Piia-Noora Kauppi, chef de la délégation finlandaise du groupe PPE-DE, présidait le meeting. Plusieurs eurodéputées, dont Edit Bauer, Avril Doyle, Gitte Seeberg, Romana jordan Cizelj et Anne Ferreira ont assisté à cette réunion.

Dans son discours d’ouverture, Mme Kauppi a évoqué les réalisations de Mme Radjavi concernant les droits des femmes iraniennes ainsi que sa position sur la misogynie des mollahs et la violation des droits fondamentaux des femmes.

Mme Radjavi a évoqué le grand défi posé par les mollahs en raison de leur projet nucléaire, leur intervention en Irak et leur exportation du fondamentalisme. Elle a déclaré que la seule solution efficace pour l’Iran était un changement démocratique dans lequel les femmes jouent un rôle unique.

Mme Radjavi a ensuite rencontré un certain nombre d’éminents eurodéputés et présidents de délégations. Plusieurs membres du Parlement européen ont accompagné Mme Radjavi à son départ du Parlement européen.

Les Amis d’un Iran Libre
Parlement européen
Strasbourg, 6 juillet 2006