lundi, septembre 26, 2022
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Michèle de Vaucouleurs : il faut faire entendre dans le débat public français les souffrances du peuple iranien

Michèle de Vaucouleurs : il faut faire entendre dans le débat public français les souffrances du peuple iranien

« Contrairement à d’autres qui tendent à réduire la problématique iranienne à l’accord sur le nucléaire et au commerce avec l’Iran des mollahs, nous pensons que l’impératif démocratique doit prédominer les échanges avec l’Iran », a déclaré Michèle de Vaucouleurs, députée des Yvelines et présidente du Comité parlementaire pour un Iran démocratique, le 21 février, à un colloque organisé à la salle Colbert de l’Assemblée nationale.

Le colloque, intitulé « Iran : perspectives en 2019 », s’est tenue en présence de Maryam Radjavi, présidente de la Résistance iranienne, de députés et des personnalités politiques françaises et étrangères. La nécessité d’une politique de fermeté par l’Union européenne vis-à-vis des menaces terroristes du régime iranien, la détérioration de la situation des droits de l’homme en Iran et la nécessité de soutenir le combat du peuple iranien pour le changement de régime, ont été les questions abordées lors de cette réunion.

Dans son intervention, Michèle de Vaucouleurs (Mouvement démocrate) a présenté un bilan des activités du CPID :

« Chère Madame Radjavi, chers amis, j’ai le plaisir et l’honneur de clôturer ce colloque. Je souhaite dire que notre nouveau comité parlementaire reformé en début de cette législature a fait un chemin assez conséquent en deux ans. En février 2018 nous avions invité Mme Radjavi à une table ronde avec les membres du CPDI. Un an après le CPDI a élargi son champ et s’est mobilisé pour ce colloque ici, à la salle Colbert, avec de nombreux invités, dont je remercie la présence et la qualité des interventions.

Aujourd’hui entre ces deux événements, notre expérience a été très riche. Nous avons pu organiser le Nouvel An iranien à la questure, ce qui nous a permis de faire connaître la culture iranienne, l’art, la musique, l’artisanat et la merveilleuse cuisine iranienne. Nous avons également pu, pour certains d’entre nous, rendre visite aux victimes et aux témoins des violations des droits de l’homme en Iran à Conflans-Sainte-Honorine. Ça a été je pense pour chacun d’entre nous des moments assez émouvants et très instructeurs de ce qu’ont pu vivre les gens dans leur chair et dans leur âme.

Nous avons bien sûr rejoint le rassemblement de Villepinte. J’étais cette année aux côtés de Philippe Gosselin. J’étais l’année d’avant toute nouvelle élue. Donc aux côtés de plusieurs dizaines de parlementaires venus de l’Union européenne, des USA, du Canada, de l’Australie, des pays arabes. Voilà un symbole. C’est le lieu pour voir qu’effectivement, derrière ces énergies, il y a un soutien national à cette solution qui nous est proposée. Donc je vous invite à nouveau tous et toutes à être présents aux côtés de Mme Radjavi l’année prochaine au mois de juin pour soutenir ce mouvement.

Quelques jours avant cet événement de Villepinte, nous avions adressé au président de la République un courrier pour protester contre les pressions de Téhéran qui souhaitaient empêcher la tenue de ce meeting. La présidence de la République nous a répondu en rappelant la détermination du chef de l’Etat à veiller au respect des principes démocratiques et des droits de l’homme en Iran, ainsi qu’à la préservation de la liberté d’expression sur notre territoire qui ne saurait être remise en cause.

Au-delà des pressions diplomatiques, ce rassemblement, vous le savez, a fait l’objet d’une tentative d’attentat terroriste. Un régime qui ne peut pas tolérer une manifestation pacifique à des milliers de kilomètres de ses frontières, n’est bien évidemment pas démocratique.

Pour une république démocratique pluraliste et laïque en Iran

J’ai également rencontré Madame Maryam Rajavi en tête-à-tête à Auvers-sur-Oise. Cet échange a été l’occasion notamment de prendre la mesure de l’organisation du CNRI. Le combat qui est le leur depuis 1980 vise à instaurer une république démocratique pluraliste et laïque en Iran.

Le CNRI ne vise pas à s’accaparer le pouvoir mais bien à rendre le pouvoir au peuple iranien. C’est pourquoi il s’est structuré afin de pouvoir former dès la chute du régime, un gouvernement provisoire sur une période de six mois maximum afin de former une Assemblée nationale constituante et législative par des élections au suffrage universel direct et secret.

Le CPDI a choisi de se mettre aux côtés du peuple iranien, des femmes victimes de discriminations misogynes, des jeunes opprimés, des oppositions qui voient leurs droits démocratiques réprimés. Bref de défendre les valeurs républicaines et les principes fondamentaux des droits humains.

Et contrairement à d’autres qui tendent à réduire la problématique iranienne à l’accord sur le nucléaire et au commerce avec l’Iran des mollahs, nous pensons que l’impératif démocratique doit prédominer les échanges avec l’Iran. Les procès inéquitables, les actes de torture, les exécutions, les discriminations et les restrictions de libertés ne sont plus acceptables. En 2019, nous poursuivrons nos actions avec encore plus de détermination et de vigueur. J’ai bien entendu notamment l’appel de M. Boumedra à appuyer la demande d’une commission d’enquête sur les massacres de 1988. Et je ne manquerai pas de solliciter l’approbation des membres du CPDI sur ce point.

Nous espérons que cette année sera riche en changements pour l’Iran et que les Iraniens verront leurs droits enfin reconnus. Je compte sur vous tous, les parlementaires, et vous tous en votre qualité et titre, sur votre engagement pour faire entendre dans le débat public français les souffrances du peuple iranien.

 

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