CNRI – « Protéger lOMPI ici en France cétait un devoir de droits de lhomme. Il fallait les mettre en mesure de pouvoir témoigner et parler. Ce que vient de faire Maryam dans son exposé et qui est un des meilleurs plaidoyers qui puisse se diffuser dans le monde entier », a déclaré Danielle Mitterrand lors dune rencontre au sénat sur la situation des droits de lhomme en Iran le 12 décembre. Organisée par le CFID, le comité français pour un Iran démocratique, la réunion regroupait de nombreux défenseurs des droits de lhomme, comme Robert Badinter, Maryam Radjavi, ou Sid Ahmed Ghozali.
CNRI – « Protéger lOMPI ici en France cétait un devoir de droits de lhomme. Il fallait les mettre en mesure de pouvoir témoigner et parler. Ce que vient de faire Maryam dans son exposé et qui est un des meilleurs plaidoyers qui puisse se diffuser dans le monde entier », a déclaré Danielle Mitterrand lors dune rencontre au sénat sur la situation des droits de lhomme en Iran le 12 décembre. Organisée par le CFID, le comité français pour un Iran démocratique, la réunion regroupait de nombreux défenseurs des droits de lhomme, comme Robert Badinter, Maryam Radjavi, ou Sid Ahmed Ghozali.
Voici le texte de lintervention de Danielle Mitterrand :
Si je suis là ce soir parmi vous, cest à la demande de Maryam Radjavi et de lorganisateur de cette rencontre et je les en remercie.
Je voulais simplement situer la raison pour laquelle nous sommes là.
Lorsque, il y a des années déjà, cette opposition aux mollahs qui était réfugiée en France, courait le risque dêtre rapatriée à la frontière, nous avons uvré pour quelle soit protégée et François Mitterrand a tout à fait rempli ce rôle de protection de gens qui sopposent à un gouvernement qui opprime la population et qui résistent sur place. Véritablement ces photos et ce film en sont le meilleur plaidoyer pour cette résistance intérieure.
Mais il est nécessaire aussi davoir une résistance extérieure. Protéger lOMPI ici en France cétait un devoir de droits de lhomme. Il fallait les mettre en mesure de pouvoir témoigner et parler. Ce que vient de faire Maryam dans son exposé et qui est un des meilleurs plaidoyers qui puisse se diffuser dans le monde entier.
Cest une des premières raisons pour laquelle je suis là.
Une autre raison cest que lorsque à la commission des droits de lhomme à Genève où nous avons le statut de consultant la fondation nous avons eu la mauvaise idée sans doute, parce quelle nest pas reconnue, applaudie en tout cas, de donner notre temps de parole à ceux à qui elle est interdite. Cest ce que nous avons fait aussi bien pour les Sahraoui, pour Rigoberta Menchu, etc. et nous voulions le faire aussi pour la résistance iranienne.
Lorsque nous avons été assimilés à une association de malfaiteurs, si je puis dire, nous nous sommes battus véritablement, javais tous les recours possibles, juridiques, pour faire établir ce droit à la parole, cest dans notre mission, nous défendons les droits de lhomme, nous défendons le droit à lexpression, et cétait notre devoir que de donner notre temps de parole à cette opposition qui voulait sexprimer officiellement dans ces instances. Nous avons gagné et cétait une très bonne chose.
Nous avons aussi assisté et témoigné du procès qui a été fait, nous étions à la cour à Luxembourg, lorsquil a été démontré que cétait une organisation non terroriste malgré cette inscription fallacieuse qui les place dans la liste des associations de terroristes.
Il semble quen France le gouvernement nait pas encore entendu, mais nous somme toujours là pour faire avancer lécho. Nous nous réjouissons quen Angleterre ça ait été reconnu. Cela fait partie de notre cheminement. Cest pour ça que je suis encore à coté de Maryam ce soir, pour lui dire que nous somme toujours présents.
Cest lessentiel de ma présence ici. Aujourdhui, on perd un petit peu le sens de lhonneur et de limage que la France a concernant la reconnaissance des droits de lhomme. Je crois que nous sommes particulièrement en devoir dexprimer et de continuer à prétendre que la France est toujours la terre des droits de lhomme.

