CNRI Les avocats des membres et sympathisants du CNRI ont publié le 6 avril la réaction suivante :
La nuit dernière l’AFP et l’agence de la république islamique (IRNA) ont annoncé par dépêches que "Le parquet de Paris a accordé le 19 mars un réquisitoire supplétif pour « blanchiment et escroquerie en bande organisée et escroquerie sur personnes vulnérables, en relation avec une entreprise terroriste" aux magistrats antiterroristes chargés du dossier."
Il est particulièrement singulier quun réquisitoire supplétif fasse lobjet dune diffusion publique auprès dune agence de presse dans un délai aussi bref.
Chacun comprend bien le dessein de ceux qui en ont été à lorigine.
En effet, la publicité donnée à cet élargissement des poursuites a pour seul objectif de tenter de faire oublier que près de quatre ans après les arrestations dAuvers-sur-Oise, la vacuité du dossier est totale et incontestable.
Une des pierres angulaires de laccusation sest écroulée le 12 décembre 2006 quand le Tribunal de Première Instance des Communautés Européennes a annulé linscription de lorganisation des Moudjahidines du peuple dIran de la liste des organisations terroristes et a levé le gel de ses avoirs.
Si la procédure et le dossier ne cessent de sallonger, et de grossir en volume, cela ne témoigne que de la difficulté de la justice de tirer les conséquences du vide sidéral de cette poursuite.
Cet acharnement judiciaire, pour maintenir artificiellement en vie cette procédure, ne peut faire oublier quelle a été inspirée, plus par les préoccupations commerciales de la France il y a quatre ans, que par une quelconque réalité pénale.
Nous sommes indignés par une telle manipulation procédurale consistant à étendre les poursuites qui visent des faits connus depuis lorigine de linstruction dans le seul but den retarder lissue pour justifier, sur fond darrières pensées politiques, la poursuite d’un dossier vide et de satisfaire la crainte de la justice de présenter ce dossier à un Tribunal, en audience publique.
Patrick BAUDOIN, William BOURDON, Bernard DARTEVELLE, Henri LECLERC, Nathalie SENYK, François SERRES
Le 6 avril 2007

