
Le 25 novembre 2025, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, une importante conférence s’est tenue aux Pays-Bas, réunissant d’éminents responsables politiques européens, des juristes et des défenseurs des droits humains. Cet événement, organisé à La Haye, a porté sur la détérioration de la situation des droits humains en Iran, la recrudescence des exécutions d’État et le rôle central des femmes dans la lutte pour une république démocratique.
La conférence a réuni un panel diversifié comprenant d’anciens ministres, sénateurs et parlementaires des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Irlande et du Royaume-Uni. Les intervenants ont unanimement condamné les lois misogynes du régime clérical et proposé une plateforme pour la « Troisième Option » concernant l’Iran : une politique qui rejette à la fois l’intervention militaire étrangère et l’apaisement, et qui s’appuie plutôt sur le peuple iranien et son mouvement de résistance organisé pour parvenir à un changement de régime.
Conférence aux Pays-Bas à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes
Renverser le régime clérical est une étape décisive dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes#VAW#WomenForce4Changehttps://t.co/gHRZSxvUx8 pic.twitter.com/ejT4icQcRE— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 25 novembre 2025
Le discours d’ouverture a été prononcé par Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI). Dans son allocution, Mme Radjavi a présenté la lutte pour les droits des femmes non seulement comme un enjeu social, mais aussi comme un pilier central de la lutte politique contre le régime clérical. Elle a affirmé que la dictature religieuse est le « pire ennemi des femmes », ayant institutionnalisé la violence par le biais de lois discriminatoires, du port obligatoire du voile et de la déshumanisation des femmes, reléguées au rang de citoyennes de seconde zone.
Mme Radjavi a présenté des statistiques alarmantes pour illustrer la brutalité du régime, soulignant qu’au moins 53 femmes ont été pendues en Iran depuis le début de l’année 2025. Elle a toutefois insisté sur le fait que cette violence ne se limite pas aux châtiments corporels, mais englobe également une répression politique systémique. Elle a mis en lumière le sort tragique des prisonnières politiques, dont des milliers ont été torturées ou exécutées au fil des décennies, notamment lors du massacre de 1988. Elle a notamment évoqué le décès récent de la prisonnière politique Somayeh Rashidi, faute de soins médicaux adéquats, et la condamnation à mort imminente de Zahra Tabari.
Les mollahs ont institutionnalisé la violence et la répression contre le peuple iranien, en particulier les femmes. Ils ont privé les femmes de leurs droits et libertés. Néanmoins, la plus grande violence à l'égard des femmes est la répression politique. Sous ce régime, des… pic.twitter.com/PtD9vlw9yE
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 25 novembre 2025
Malgré cette oppression, Mme Radjavi a salué la résilience des Iraniennes, affirmant qu’elles ont surmonté le syndrome de victimisation pour devenir des figures de proue du soulèvement. Elle a exposé la vision du CNRI pour l’Iran de demain, fondée sur la séparation de la religion et de l’État, l’égalité des sexes, l’abolition de la peine de mort et l’avènement d’une république non nucléaire.
« La pire violence faite aux femmes est la répression politique. Sous ce régime, des dizaines de milliers de prisonnières politiques ont été torturées ou exécutées », a déclaré Mme Radjavi. Elle a ajouté : « La chute de ce régime est une étape décisive dans la lutte mondiale contre les violences faites aux femmes et la répression dont elles sont victimes. »
En conclusion, Mme Radjavi a appelé le gouvernement néerlandais et les dirigeants européens à revoir en profondeur leur politique. Elle les a exhortés à conditionner toutes les relations commerciales et diplomatiques avec Téhéran à un moratoire sur les exécutions et à désigner officiellement le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste.
Dorien Rookmaker, ancienne députée européenne et modératrice de la conférence, a ouvert l’événement en présentant la lutte des Iraniennes comme un combat pour la dignité et l’autodétermination. Elle a remis en question le discours qui se focalise uniquement sur le hijab, expliquant que la résistance en Iran est une lutte globale contre la dictature sous toutes ses formes. Rookmaker a souligné que le peuple iranien a rejeté à la fois la théocratie actuelle et le retour à un régime monarchique, citant le slogan : « Non au hijab obligatoire, non à la religion obligatoire et non à la gouvernance autoritaire.»
I am pleased to announce that Maryam Rajavi, the president-elect of the joint opposition in Iran, graciously joined us as a key note speaker at the conference held today in the Hague. In attendance were numerous Dutch senators, members of parliament, scientists, and international… https://t.co/a5TmP25ePA
— Dorien Rookmaker (@RookmakerDorien) 25 novembre 2025
Rookmaker a partagé son expérience personnelle de soutien à la Résistance iranienne, soulignant avoir subi des agressions et des menaces non seulement de la part du régime, mais aussi de la part des partisans de la dictature du Shah. Elle a encouragé les parlementaires à rester fermes face à de telles intimidations. Saluant le leadership de Maryam Radjavi, elle a décrit le Plan en dix points comme une vision d’une nouvelle ère de liberté. « Les Iraniennes ne sont pas des victimes. Les Iraniennes sont des guerrières. Elles mènent des manifestations, endurent la torture et jouent un rôle central dans les Unités de la Résistance, refusant d’être réduites au silence », a déclaré Rookmaker. Elle a réaffirmé que la solution à la crise réside dans l’établissement d’une république démocratique fondée sur l’égalité des sexes.
La professeure Herta Däubler-Gmelin, ancienne ministre fédérale de la Justice d’Allemagne, a présenté une critique juridique et politique percutante de l’inaction de la communauté internationale. S’exprimant du point de vue d’une militante des droits de l’homme de longue date, elle a exprimé son indignation face à l’inaction des gouvernements occidentaux, malgré la notoriété mondiale des faits concernant la torture et les exécutions de masse en Iran. Elle a souligné la nécessité de rétablir le caractère contraignant des droits humains à l’échelle internationale et de renverser les régimes criminels comme celui d’Iran.
La docteure Däubler-Gmelin a présenté une approche en cinq points à l’intention des gouvernements européens, incluant la poursuite des mollahs devant les tribunaux internationaux, la fin des persécutions contre la Résistance iranienne en Europe et la reconnaissance officielle du Plan en dix points du CNRI. Elle a établi un parallèle entre la lutte pour les droits des femmes et le combat plus large pour la démocratie. « Les gouvernements européens doivent enfin reconnaître, aider et protéger la Résistance iranienne et soutenir les projets d’un Iran démocratique, constitutionnel et pacifique », a-t-elle exhorté, appelant à mettre fin à la politique de complaisance qui stabilise les États autoritaires.
Le sénateur néerlandais Frans van Knapen a exprimé sa profonde solidarité avec le peuple iranien, qualifiant les informations relatives aux atrocités du régime d’« stupéfiantes » et de « choquantes » pour l’opinion publique néerlandaise. Il a évoqué la résilience de la diaspora iranienne rencontrée à La Haye, soulignant le contraste entre leur douceur et la brutalité de la réalité de leur pays. Van Knapen a mis en lumière le nombre incroyable d’innocents emprisonnés sans procès, une barbarie difficilement concevable dans le monde moderne.
Van Knapen a pleinement soutenu le leadership de Maryam Radjavi, se félicitant du rôle moteur joué par les femmes dans le démantèlement des structures patriarcales et dictatoriales de l’Iran. « Vous méritez d’être libérés d’un gouvernement malfaisant qui vous opprime, non seulement en Iran, mais aussi des millions de réfugiés dispersés à travers le monde », a-t-il conclu, exprimant l’espoir d’un rétablissement rapide de la liberté en Iran.
Le sénateur Boris Dittrich, avocat spécialisé dans les droits de l’homme et membre du Parlement néerlandais, a axé son discours sur les menaces extraterritoriales posées par le régime iranien. Il a cité des rapports du Service général de renseignement et de sécurité néerlandais (AIVD) confirmant l’implication de l’Iran dans les assassinats de deux ressortissants néerlandais d’origine iranienne à Almere et à La Haye. Dittrich s’est appuyé sur ces incidents pour illustrer que le régime iranien représente non seulement un danger pour ses propres citoyens, mais aussi une menace pour la sécurité en Europe. « Ici, aux Pays-Bas, le bras armé du régime iranien a déjà fait des ravages », a-t-il averti.
#THEHAGUE 🇳🇱 An unprecedented wave of executions of women and political prisoners, coupled with successive death sentences, is sweeping #Iran.
Coinciding with the International Day for the Elimination of Violence against Women, a human rights conference in The Hague is being… pic.twitter.com/UqPYqPa2G3
— Safora Sadidi (@SaforaSM) 25 novembre 2025
Dittrich a condamné le taux d’exécutions record du régime, soulignant les 285 exécutions recensées pour le seul mois d’octobre 2025. Il a appelé le régime à mettre fin à sa « guerre contre son propre peuple » et à cesser de financer des groupes terroristes affiliés dans la région. Présentant sa vision d’un Iran futur, il a décrit une démocratie abolissant la peine de mort et respectant les droits de tous les citoyens, sans distinction de sexe, de religion ou d’apparence. Dittrich a insisté sur le fait que « le régime iranien ne doit pas rester impuni ».
L’ancienne vice-présidente du Sénat irlandais, Catherine Noone, a établi des parallèles entre l’oppression historique des femmes en Irlande sous influence religieuse et la situation actuelle en Iran, tout en soulignant la brutalité distincte des mollahs. Elle a affirmé que la misogynie inhérente au régime iranien est structurelle, rappelant que les femmes y sont traitées comme des citoyennes de seconde zone, tant en droit qu’en pratique. Mme Noone a salué le « Plan en dix points », et plus particulièrement son article 5, qui garantit l’égalité complète des sexes et le droit de choisir librement ses vêtements, comme un fondement essentiel pour un Iran démocratique de demain.
Mme Noone a mis en lumière le rôle crucial des femmes dans le soulèvement de novembre 2019 et la résistance qui se poursuit aujourd’hui. Elle a insisté sur le fait que cette résistance n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de décennies de leadership féminin au sein du CNRI. Elle a lancé un appel direct aux dirigeants européens : « J’exhorte les dirigeants et les gouvernements européens à désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste et à isoler ce régime en conditionnant toute relation à la fin des violences faites aux femmes et à l’arrêt des exécutions. » Elle a conclu en saluant l’immense courage des femmes et des hommes qui luttent pour la liberté, déclarant : « Cette résistance n’est pas le fruit du hasard. Elle est due aux femmes que j’ai mentionnées.»
Corinne Dettmeijer, vice-présidente du Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), a dressé un tableau technique et poignant de la situation juridique des femmes en Iran. Elle a souligné que l’Iran est l’un des rares États à ne pas avoir ratifié la CEDAW, ce qui le soustrait au contrôle direct du Comité. Elle a toutefois fait remarquer que les rapports du Rapporteur spécial des Nations Unies dressent un tableau effroyable du mariage d’enfants, des féminicides et de l’absence de protection juridique pour les femmes victimes de violence domestique. Elle a mis en lumière le fait que des filles de 13 ans à peine sont mariées légalement à des hommes plus âgés et que les « crimes d’honneur » restent souvent impunis.
Mant thanks Senator Boris Dittrich @DittrichBoris for your powerful remarks in the Hague conference in defence of human rights in #Iran. When democratic nations speak with one voice, authoritarian violence cannot hide in the shadows. The unified stance of Dutch lawmakers and… https://t.co/o58NI80XVh
— Hossein Abedini (@HoAbedini) 26 novembre 2025
Mme Dettmeijer a évoqué les cas particuliers de prisonnières politiques, notamment celui de Maryam Akbari Monfared. Elle a évoqué le refus de soins médicaux et Zahra Tabari, condamnée à mort pour possession d’un tissu portant un slogan de résistance. Elle a souligné que la lutte en Iran dépasse le simple cadre des libertés individuelles ; c’est un combat pour une république démocratique. Elle a fait référence à la récente résolution de l’ONU condamnant la hausse des exécutions et la répression des manifestants. Prenant la parole en son nom propre, elle a exprimé son soutien indéfectible à la résistance, déclarant : « Le combat des Iraniennes ne se résume pas au hijab ou aux libertés individuelles. Il s’inscrit dans une lutte plus large pour une république libre et démocratique où les femmes jouissent de l’égalité des droits et des chances.»
Dame Theresa Villiers, ancienne ministre britannique, a condamné avec véhémence le « régime brutal et misogyne » iranien. Elle s’est indignée d’un système juridique où l’accès des femmes à l’emploi et aux soins de santé est conditionné par le respect des lois sur le hijab et où les pères peuvent obtenir l’autorisation judiciaire de marier leurs filles dès l’âge de neuf ans. Villiers a mis en lumière le cas « choquant » de Zahra Tabari, condamnée à mort après un procès de dix minutes pour avoir soutenu l’OMPI, y voyant une illustration de la « cruauté barbare de la théocratie tyrannique ».
Villiers a fermement soutenu le Plan en dix points du CNRI, le qualifiant de « plan pour la liberté » ayant résisté à l’épreuve du temps. Elle a exhorté le Royaume-Uni et les autres gouvernements occidentaux à dialoguer avec l’opposition démocratique plutôt que de persister dans des efforts diplomatiques infructueux avec Téhéran. Elle a également plaidé pour la désignation des Gardiens de la révolution comme organisation terroriste, citant l’attentat à la bombe de 2018 contre la Résistance à Paris comme preuve de la menace que représente le régime pour l’Europe. « Le slogan “Femmes, Résistance, Liberté” doit ébranler profondément le gouvernement iranien », a-t-elle observé, ajoutant que les manifestants ont clairement rejeté à la fois les mollahs et la monarchie.
L’ancien sénateur et professeur néerlandais Kees de Lange a axé son discours sur la «
Troisième Option » prônée par Maryam Radjavi : « Non à la guerre. Non à l’apaisement. Oui au changement par le peuple iranien et sa résistance organisée.» Il a soutenu que la crise des droits de l’homme en Iran, notamment l’exécution de 2 350 personnes sous le gouvernement de Pezeshkian, est symptomatique de la faiblesse et du désespoir du régime, et non de sa force. M. de Lange a souligné que le régime cible les partisans de la Résistance iranienne car il les perçoit comme une menace existentielle.
M. de Lange a présenté un plan d’action en six points à la communauté internationale. Ce plan prévoit notamment de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU du dossier iranien sur les droits de l’homme, d’émettre des mandats d’arrêt internationaux contre les responsables du régime, de geler les relations diplomatiques jusqu’à l’arrêt des exécutions et de désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste. Il a également appelé à la reconnaissance du Conseil national iranien de la résistance (CNRI) et du Plan en dix points comme alternative démocratique légitime. « La crise des droits humains en Iran… n’est pas un signe de la force du régime – bien au contraire – mais une preuve manifeste de sa faiblesse, de sa peur et de son désespoir », a affirmé De Lange.
L’ancien sénateur Bob van Pareren a salué le rôle « remarquable » des femmes et de la diaspora pour maintenir vivant l’espoir de liberté. Il a souligné l’importance de l’organisation pour parvenir à un changement de régime, louant la structure et la persévérance du mouvement dirigé par Mme Radjavi. Van Pareren a noté que malgré la terreur et la peine capitale employées par le régime, la résistance continue de croître, attirant le soutien de parlementaires du monde entier.
Il a insisté sur le fait qu’un « changement de régime bien organisé » est vital pour la sécurité mondiale, et pas seulement pour l’Iran. Il a encouragé les participants à poursuivre leur travail, les assurant que « le temps est votre meilleur allié » et que leur persévérance finira par aboutir à un Iran libre. « Un changement de régime bien organisé est crucial, non seulement pour le peuple iranien, mais aussi pour tous les peuples qui l’entourent et pour le monde entier », a-t-il déclaré, exprimant sa pleine confiance dans le succès final du mouvement.
Dowlat Nowrouzi, représentante du CNRI au Royaume-Uni, a présenté une perspective historique sur la lutte des femmes iraniennes. Elle a évoqué son expérience au sein du mouvement étudiant contre la dictature du Shah, soulignant l’immense difficulté de mobiliser les femmes à cette époque. Elle a rendu hommage à Maryam Radjavi, qui a permis de briser ces barrières et de faire émerger les femmes comme « l’antithèse du fondamentalisme islamique ». Mme Nowrouzi a souligné que dès 1987, le CNRI avait adopté un plan pour les libertés et l’égalité des femmes, bien avant que ces questions ne soient au cœur du débat international sur l’Iran.
Mme Nowrouzi a remercié les parlementaires pour leur soutien, notant que chaque mesure prise par les alliés occidentaux contribue à faire pression sur le régime pour qu’il mette fin à la torture et aux exécutions. Elle a réitéré l’appel à désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste et a exhorté les nations européennes à se ranger du bon côté de l’histoire. « Nous avons pu montrer à la communauté internationale que les femmes iraniennes… étaient engagées dans ce combat car nous avions de véritables dirigeantes qui nous ont insufflé l’aspiration, le dévouement, l’engagement et le courage du sacrifice », a-t-elle déclaré.
Ancienne députée néerlandaise, le Dr Henk de Haan a livré une critique sans détour de la politique étrangère occidentale. Brandissant un livre contenant les noms de 20 000 victimes du régime, il a rappelé à l’auditoire que le nombre total de victimes s’élève désormais probablement à « un quart de million ». Il a relaté sa visite en Iran en tant que président de la Commission des affaires étrangères, concluant que la situation des droits de l’homme n’avait connu aucune amélioration. M. de Haan a imputé sans ambages la mise sur liste noire de l’OMPI et le soutien apporté au Shah au « capitalisme pétrolier », motivé par des intérêts américains et britanniques, plutôt que par des considérations relatives aux droits de l’homme.
M. de Haan s’est dit fier de son long rôle à la tête des Amis d’un Iran libre, œuvrant à la levée de la désignation injuste du mouvement de résistance comme organisation terroriste. Il a salué le Plan en dix points de Mme Radjavi, qui, loin d’imposer un système, a jeté les bases d’une démocratie sur laquelle le peuple iranien pourrait bâtir. « Je dois vous le dire… c’est à cause du capitalisme pétrolier », a-t-il déclaré au sujet de la trahison passée de l’opposition démocratique, exhortant à poursuivre l’engagement en faveur d’un Iran libre.
La conférence a également été marquée par des témoignages poignants et déterminés d’activistes iraniens et de représentants de la diaspora, qui ont fait le lien entre les souffrances endurées en Iran et le mouvement politique à l’étranger. Les docteurs Arezoo Nasirlu, Reza Shayesteh, Nahal Safa et Sepideh Orafa se sont exprimés au nom du corps médical, des familles des prisonniers exécutés et de la jeunesse iranienne.
Le docteur Nasirlu a décrit la « double oppression » que subissent les femmes sous le régime d’« apartheid sexiste » des mollahs, tout en soulignant que les 1 000 femmes du CNRI en Albanie servent de modèles aux Unités de résistance en Iran. Elle a réaffirmé le refus de tout retour à la dictature du Shah, déclarant que l’espoir de réformes au sein du régime clérical est illusoire.
Reza Shayesteh a partagé l’histoire déchirante de la perte de sa mère, de sa sœur et de ses deux frères, exécutés par les bourreaux du régime pour avoir soutenu l’OMPI. Il a souligné que malgré le massacre de 120 000 prisonniers politiques, la résistance demeure la « ligne rouge » du régime. Il a appelé à la poursuite du Guide suprême Ali Khamenei et du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei.
Experts and Dutch senators called for urgent action against the rising executions in #Iran. I was honored to speak on behalf of the families of executed political activists. their struggle lives on. #StopExecutionsInIran#NCRIAlternative@DittrichBoris@RookmakerDorien https://t.co/M1Nd1aRvFP pic.twitter.com/LQW4nVBYFM
— Reza Shayesteh (@RezaShayesteh1) 26 novembre 2025
Nahal Safa, étudiante en médecine, a évoqué les 39 000 actes de résistance menés par les Unités de résistance au cours de la seule année écoulée. Elle a rendu hommage aux femmes de l’OMPI qui ont sacrifié leur vie au camp d’Achraf, affirmant que leur courage avait enseigné à sa génération que « le courage n’est pas un moment, mais un choix conscient ».
Sepideh Orafa a retracé l’histoire de la solidarité dans les années 1980, lorsque des femmes ont formé des chaînes humaines pour protéger celles qui refusaient de porter le hijab. Elle a établi un lien entre cet héritage et la lutte actuelle, affirmant que les femmes de l’OMPI comprenaient qu’une atteinte à la dignité d’une seule femme est une atteinte à toutes.
Ensemble, ces intervenants ont réaffirmé leur demande à l’Occident de mettre fin à sa politique de complaisance, d’inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes et de reconnaître le Plan en dix points. Comme l’a conclu Reza Shayesteh : « L’avenir appartient à un Iran libre. »

