
La majorité du Parlement régional des Abruzzes (Italie) a publié une déclaration ferme de soutien au plan en dix points de la cheffe de l’opposition iranienne Maryam Radjavi pour un avenir démocratique en Iran. La déclaration appelle également à la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste et affirme la légitimité du droit des unités de résistance à affronter le CGRI.
Évoquant la détérioration de la situation des droits humains, la déclaration souligne le bilan de la dictature cléricale, avec au moins 1 000 exécutions pour la seule année 2024, et souligne l’intensification de la répression de la dissidence par le régime. Elle oppose cette répression brutale au programme démocratique de l’opposition iranienne, qui prône « non au hijab obligatoire, non à la religion obligatoire et non à un gouvernement obligatoire ».
In a remarkable display of solidarity, a majority of the #Italian Parliament has thrown its weight behind the Iranian Resistance and endorsed @Maryam_Rajavi’s Ten-Point Plan for a future democratic #Iran.https://t.co/6lcYQVyCXe pic.twitter.com/OnQLRIojqH
— NCRI-FAC (@iran_policy) 28 mai 2024
Le Parlement des Abruzzes a souligné que le soulèvement du peuple iranien, notamment lors des manifestations nationales de 2022, constituait un rejet catégorique de la monarchie et du régime clérical, exigeant à la place une république démocratique. La déclaration souligne que la répression totale de l’activité politique par le régime rend essentielle la reconnaissance du droit du peuple à résister.
« Le programme démocratique de l’opposition, en particulier le Plan en dix points de Maryam Radjavi, propose une feuille de route nationale pour mettre fin à la dictature religieuse et rendre le pouvoir au peuple », peut-on lire dans la déclaration. Il met également en garde contre les politiques d’apaisement envers des régimes comme Téhéran ou Damas, non seulement moralement indéfendables, mais aussi stratégiquement défaillantes, faisant écho aux leçons du conflit syrien sur la fragilité autoritaire.
Le Parlement a déclaré que le recours aux exécutions et à la répression par le régime contraste fortement avec l’influence croissante de la résistance démocratique, en particulier le rôle croissant de la contestation organisée et des unités de résistance dirigées par l’OMPI en Iran. Il a exhorté les gouvernements du monde entier à soutenir la vision de Radjavi d’un Iran démocratique fondé sur l’égalité des sexes, la séparation de la religion et de l’État, et la coexistence pacifique dans la région.
The majority of #Italy’s parliament, consisting of 204 parliamentary representatives, have rallied behind the aspirations of the #Iranian people, advocating for the establishment of a democratic republic grounded in the separation of religion and state.https://t.co/IZMzKPfvAc
— NCRI-FAC (@iran_policy) 7 juillet 2023
En juin 2024, plus de 4 000 parlementaires et plus de 100 anciens hauts fonctionnaires du monde entier ont approuvé cette vision. Le Parlement des Abruzzes les rejoint désormais dans ce qu’il qualifie non seulement de choix politique judicieux, mais aussi d’impératif moral.

