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L’ambassadeur Marc Ginsberg appelle les États-Unis à soutenir la transition démocratique en Iran

L'ambassadeur Marc Ginsberg appelle les États-Unis à soutenir la transition démocratique en Iran
L’ambassadeur Marc Ginsberg s’exprime lors d’un rassemblement à New York le 23 septembre 2026, pour protester contre la présence de la délégation du régime iranien à l’Assemblée générale des Nations unies.

L’ancien ambassadeur des États-Unis au Maroc, Marc Ginsberg, a appelé Washington à traduire les marques de soutien au peuple iranien en une politique concrète. Il s’exprimait lors d’un rassemblement de partisans du CNRI (Conseil national de la résistance iranienne) devant le siège des Nations unies à New York, le 23 septembre 2026, alors que le président du régime iranien, Masoud Pezeshkian, assistait à l’Assemblée générale de l’ONU. L’ambassadeur Ginsberg a affirmé que le changement politique devait, en fin de compte, être déterminé par les Iraniens eux-mêmes, tout en soutenant que les États-Unis pouvaient apporter une aide politique et matérielle aux forces d’opposition démocratiques.

Il a mis en avant le cadre de transition proposé par le CNRI ainsi que le programme démocratique de Maryam Radjavi, soulignant qu’ils offrent un mécanisme pour une autorité provisoire, des élections, une assemblée constituante et un nouvel ordre constitutionnel. L’ambassadeur Ginsberg a également évoqué la loi de 2006 sur le soutien à la liberté en Iran (« Iran Freedom Support Act »), qui a établi la politique américaine de soutien aux forces pro-démocratie pacifiques et a autorisé l’octroi d’une aide aux organisations éligibles promouvant la démocratie en Iran. Il a exhorté le Congrès et l’administration Trump à faire un usage accru des pouvoirs existants.

Rejetant aussi bien le pouvoir du clergé que le rétablissement d’une monarchie héréditaire, l’ambassadeur Ginsberg a insisté sur le fait que les Américains « ne peuvent ni ne doivent choisir » les dirigeants de l’Iran. Au contraire, a-t-il soutenu, l’aide internationale devrait permettre aux Iraniens et à leur opposition organisée de déterminer eux-mêmes l’avenir politique du pays.

Depuis des décennies, nous revenons ici, année après année, pour nous rassembler face aux Nations unies et porter la voix du peuple iranien. Et aujourd’hui, nous nous réunissons à nouveau.

Cette fois, nous ne nous contentons pas de protester contre ce régime et sa dictature illégitime, nourrie par la terreur.

Nous sommes réunis pour une mission solennelle, mes amis.

Nous sommes réunis pour une mission solennelle, une mission vitale qui ne peut attendre une nouvelle guerre, une nouvelle crise ou un nouveau président. Nous ne pouvons pas attendre.

Aujourd’hui, nous devons transformer l’énergie que vous apportez ici en actions concrètes.

Et je pose la question : qu’est-ce qui suscite cette urgence ? Ce sont les voix qui nous parviennent de l’intérieur de l’Iran.

Les entendez-vous ? Moi, je les entends, et vous aussi !

Entendez-vous les voix des sœurs Rahimi ? Hier, le *Wall Street Journal* a évoqué deux jeunes femmes admirables, des sœurs jumelles, qui ont été emprisonnées, torturées et agressées sexuellement par ce régime.

Et elles ne sont que deux parmi des dizaines de milliers de voix qui implorent votre aide.

Entendez-vous les voix des Iraniens qui ont tout risqué pour le simple droit de décider de leur avenir ? Moi, je les entends, et je sais que vous les entendez aussi !

Entendez-vous les voix des familles qui ont perdu leurs fils et leurs filles dans les rues des villes iraniennes — ces jeunes en quête de liberté et d’une vie meilleure ?

Entendez-vous les derniers mots de ces jeunes hommes et femmes envoyés à la potence pour avoir simplement aspiré à la liberté ? Moi, je les entends ! Et vous ?

Et entendez-vous les voix de millions d’Iraniens qui craignent que leurs appels à la liberté ne soient, une fois de plus, oubliés ? Moi, je les entends ! Et vous ?

Nous devons leur répondre, et cela ne signifie pas espérer un miracle.

Mes amis, malgré la lassitude légitime qu’inspire cette guerre sans issue, les Américains ont un intérêt direct dans ce qui se passe en Iran.

Le peuple américain souhaite la fin du régime, la fin des souffrances du peuple iranien et la fin de la menace qu’un Iran nucléaire fait peser non seulement sur le monde, mais aussi sur le quotidien des Américains.

Eux aussi, mes chers compatriotes, veulent un Iran libre. Ils ne veulent peut-être pas d’une guerre sans fin. Ils ne veulent ni pertes humaines américaines ni déploiement de troupes au sol.

Ce qu’ils veulent, ce que nous voulons, ce que vous voulez, c’est que les États-Unis tiennent leur promesse de servir d’arsenal de la démocratie pour l’Iran !

La question qui se pose à nous n’est donc pas simplement : « À quoi nous opposons-nous ? » La question la plus importante est : « Que soutenons-nous, et qu’allons-nous faire pour le prouver ? »

Nous soutenons un Iran où le peuple — et non un shah prétentieux digne d’Hollywood, ni un guide suprême, ni une puissance étrangère — pourra déterminer leur avenir.

Nous soutenons un Iran doté d’un gouvernement élu de manière transparente et inscrit dans une constitution pérenne. Nous soutenons un Iran qui vit en paix avec ses voisins.

Mes amis, il existe déjà une proposition détaillée pour concrétiser cette vision. Il ne nous reste plus qu’à la mettre en œuvre.

Il vous appartient de contribuer à cette réalisation sous la direction compétente de la présidente élue du CNRI, Maryam Radjavi. Que Dieu la bénisse ! Que Dieu la bénisse pour son courage, son leadership, ainsi que pour tous les Américains et les citoyens du monde entier qui la soutiennent.

En avril, elle a dévoilé un plan de transition — une feuille de route — définissant les modalités d’exercice d’une autorité provisoire une fois que ces mollahs auront été balayés de la surface de la Terre.

Ce plan de transition prévoyait également les modalités d’organisation des élections, le transfert de la souveraineté à une Assemblée constituante élue et l’établissement d’un nouvel ordre constitutionnel.

Ce plan de transition, si minutieusement élaboré, s’appuie sur les « Dix Libertés » prônées par Mme Radjavi : une véritable Déclaration des droits, digne de celle de nos Pères fondateurs il y a 250 ans.

Elles constituent les fondements essentiels d’une nouvelle démocratie.

Nul besoin de deviner comment y parvenir. Il suffit d’avoir la volonté de concrétiser ce projet.

Nous avons besoin d’un gouvernement de transition en exil dirigé par Mme Radjavi. C’est la voie de sortie que recherche le peuple américain !

Le peuple iranien a fait des sacrifices dans la rue. Son sang coule dans les rues.

Il est temps que le peuple américain réponde à son appel au secours ! Je vous l’assure : les Américains ne peuvent pas offrir la liberté aux Iraniens. Les Américains ne peuvent ni ne doivent choisir leurs dirigeants.

Seuls l’opposition iranienne et le peuple iranien, unis, peuvent y parvenir. Mais nous pouvons favoriser l’émergence d’un gouvernement en exil.

Nous pouvons apporter un soutien accru aux unités de résistance alimentées et soutenues par le MEK.

Et cela me ramène, mes amis, à ces voix — ces voix qui nous ont réunis ici aujourd’hui.

Les voix venues de Téhéran, de Tabriz, d’Ispahan, de Chiraz, de tous les coins de l’Iran où des hommes et des femmes réclament encore la liberté.

Ils veulent que le monde se souvienne que cette guerre ne concerne pas le détroit d’Ormuz. C’est une guerre pour la liberté du peuple iranien !

Mes amis, entendez-vous leurs voix ?

Moi, je les entends ! Et vous ? Alors, engageons-nous à nous mettre au travail et à fournir l’aide dont le peuple iranien a besoin, une aide que nous devons leur apporter sans délai.

Telle est notre mission. Tel est notre objectif. Le plan de transition existe. Les dix libertés sont définies. La direction du MEK et du CNRI est en place. Le peuple américain est à vos côtés.

Tenez-vous droits et veillez à ce que les voix du peuple iranien continuent toujours de résonner !

Merci.