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La députée canadienne Judy Sgro soutient la transition démocratique en Iran et condamne la brutalité du régime

La députée canadienne Judy Sgro soutient la transition démocratique en Iran et condamne la brutalité du régime
La députée canadienne Judy Sgro s’adresse au Sommet mondial pour un Iran libre 2026 le 20 juin 2026.

S’exprimant lors du Sommet mondial pour un Iran libre 2026, la députée canadienne Judy Sgro a fermement condamné la répression brutale menée par le régime iranien à la suite du soulèvement de janvier 2026. Représentant une délégation canadienne multipartite, Mme Sgro a mis en lumière la grave crise des droits humains en Iran, soulignant le nombre élevé de victimes, les arrestations massives et la vague croissante d’exécutions visant les prisonniers politiques. Elle a notamment cité la condamnation à mort confirmée de l’ingénieure Zahra Tabari comme un symbole tragique de l’utilisation systématique de la peine capitale par Téhéran pour réprimer l’opposition organisée.

Malgré cette répression sans précédent, Mme Sgro a exprimé une confiance renouvelée dans la liberté imminente du peuple iranien, saluant la résilience des Unités de Résistance ainsi que le rôle déterminant des femmes sous la direction de Maryam Radjavi. Elle a fermement réfuté le discours du régime selon lequel il n’existerait aucune alternative démocratique, dénonçant cette affirmation comme une campagne délibérée de désinformation destinée à alimenter l’apaisement international.

Au contraire, elle a salué la création historique, en février 2026, d’un gouvernement provisoire fondé sur le Plan en dix points de Mme Radjavi. Reconnaissant l’engagement de la coalition depuis plus de quatre décennies en faveur du pluralisme, de la séparation de la religion et de l’État, ainsi que de l’égalité entre les femmes et les hommes, Mme Sgro a exhorté la communauté internationale à soutenir sans réserve le CNRI. Elle a conclu en appelant à l’arrêt immédiat des exécutions et à une action internationale unifiée afin de garantir une transition pacifique et démocratique.

Le texte intégral du discours de Judy Sgro suit :

Merci beaucoup. Merci.

Je voudrais prendre un moment pour présenter les parlementaires canadiens qui sont également présents avec nous sur cette scène. Bien entendu, nous avons l’honorable John Baird, bien connu de tous ceux qui participent à cet événement. L’honorable Candice Bergen, Michael Cooper, Kerry Diotte, le sénateur MacDonald, et à tous nos amis canadiens d’origine iranienne, c’est un grand plaisir d’être parmi vous aujourd’hui.

Je dois vous dire que je viens ici depuis plus d’années que je ne souhaite l’avouer, et chaque année, je repars encore plus inspirée.

Je dois dire à tous les remarquables intervenants qui ont pris la parole aujourd’hui que nous nous demandions tous où cela allait nous mener lorsque nous sommes arrivés ici. Allions-nous encore avoir un mouvement à soutenir après tout ce qui s’est passé et après la guerre qui faisait rage ?

Je repars d’ici encore plus convaincue que ce qui attend le peuple iranien, c’est la liberté.

C’est un immense privilège de me joindre à vous pour soutenir la lutte du peuple iranien en faveur de la liberté, de la démocratie et des droits humains.

Comme vous le savez tous, le peuple iranien continue de subir l’une des dictatures les plus brutales du monde. À la suite du soulèvement national de janvier 2026, le régime a répondu par une répression sans précédent. Des milliers de manifestants ont été tués, des dizaines de milliers arrêtés, et beaucoup ont été soumis à la torture ainsi qu’à des disparitions forcées.

Pourtant, malgré cette brutalité, le peuple iranien et les courageuses Unités de Résistance poursuivent leur combat pour la liberté et la justice.

Les femmes, bien entendu, ont joué un rôle important dans ce mouvement dirigé par Madame Radjavi.

Je souhaite mettre en lumière la crise plus large des droits humains qui frappe véritablement l’Iran, en particulier la vague croissante d’exécutions et la persécution des prisonniers politiques.

Un exemple récent est celui de Mme Zahra Tabari, prisonnière politique iranienne et partisane de l’OMPI/MEK. Mme Tabari est ingénieure en électricité et en énergie et titulaire d’un master de l’Université de Borås en Suède.

Sa condamnation à mort a une nouvelle fois été confirmée uniquement en raison de ses convictions politiques et de son soutien à la Résistance iranienne. Son cas symbolise la peur du régime face à l’opposition organisée et l’utilisation systématique des exécutions comme instrument de répression, un sujet dont nous avons beaucoup entendu parler aujourd’hui.

Les Canadiens demandent l’arrêt immédiat de toutes les exécutions en Iran ainsi que la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques.

Le régime et ses groupes de pression continuent de diffuser de faux récits selon lesquels aucune alternative démocratique organisée n’existerait et que la chute de la dictature religieuse ne conduirait qu’au chaos, à l’insécurité, au conflit civil ou même à la désintégration de l’Iran. Il s’agit d’une tromperie délibérée destinée à justifier la poursuite de l’apaisement et à décourager le soutien au changement démocratique.

Mais les faits racontent une tout autre histoire. Depuis plus de quarante ans, le Conseil national de la Résistance iranienne sert de coalition démocratique engagée en faveur de la liberté, du pluralisme, de l’égalité entre les sexes et de la séparation de la religion et de l’État.

C’est pourquoi nous saluons et soutenons fermement l’annonce opportune faite par le CNRI le 28 février 2026 concernant l’établissement d’un gouvernement provisoire fondé sur le Plan en dix points de Mme Radjavi.

Cette initiative offre une feuille de route claire pour une transition pacifique et démocratique, le transfert de la souveraineté au peuple iranien par le biais d’élections libres, ainsi que l’établissement d’une république démocratique.

Comme nous l’entendons aujourd’hui, la communauté internationale, nous tous — de l’Est, de l’Ouest, du Sud et du Nord — devons rester unis, soutenir Mme Radjavi et le Plan en dix points, et repousser toute la désinformation qui continue d’être diffusée et que nous savons être de la désinformation. Il appartient à chacun d’entre nous de la combattre.

Je voudrais maintenant demander à mon collègue, l’honorable John Baird, de dire quelques mots.