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J’ai rencontré la résistance iranienne

 Par Paul Wermus

France Soir, 10 avril – A l’image du général de Gaulle à Londres, il existe un Conseil national de la résistance iranienne, composé d’une coalition des cinq partis politiques, des libéraux-marxistes auxquels s’ajoutent intellectuels et personnalités de la société civile de toutes confessions.

Les 530 membres de ce conseil, dont 52 % de femmes, ont élu leur  présidente de la République provisoire : Maryam Radjavi, 52 ans, ingénieur métallurgiste. Il existe en France une diaspora composée de 40.000 Iraniens environ, ils seront 70.000 venus du monde entier lors du grand rassemblement, en juin prochain à Villepinte. Des réseaux de résistance à l’intérieur même du pays sont à l’origine de 5.000 actions de contestation : grèves, manifestations, émeutes dont le fer de lance sont les étudiants. Ces Iraniens, pour la plupart réfugiés politiques, combattent pour une République pluraliste, laïque et démocratique.

Que feront-ils une fois au pouvoir ? Abolir la peine de mort, en finir avec les Gardiens de la révolution et préparer des élections au suffrage universel. Selon le Conseil national de la résistance, le pouvoir est à ce jour entre les mains des 500.000 mollahs, de 1.000 familles et de l’armée intégriste chargée de surveiller l’armée traditionnelle. Le geste d’ouverture du président Obama a-t-il convaincu les autorités iraniennes et adouci le climat international ? Probablement pas, cela n’empêche pas le comité de résistance d’être optimiste : « Ce régime fasciste est dans sa phase terminale. »