AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceIran : Des eurodéputés protestent contre la décision illégale du Conseil des...

Iran : Des eurodéputés protestent contre la décision illégale du Conseil des ministres

CNRI – Le groupe interparlementaire des Amis d’un Iran Libre au Parlement européen a publié le communiqué suivant :

Des eurodéputés de tous les groupes politiques ont protesté contre la décision du Conseil des Ministres de l’UE de passer outre le jugement de la Cour européenne sur la Résistance iranienne
 
Ils dénoncent la dernière tentative de complaisance avec les mollahs de Téhéran

Dans une conférence de presse mercredi 14 février, des dizaines d’eurodéputés ont protesté contre la décision du Conseil des Ministres d’ignorer le jugement de la Cour européenne de justice annulant la décision du Conseil d’inclure la Résistance iranienne dans la liste du terrorisme de l’UE. 

CNRI – Le groupe interparlementaire des Amis d’un Iran Libre au Parlement européen a publié le communiqué suivant :

Des eurodéputés de tous les groupes politiques ont protesté contre la décision du Conseil des Ministres de l’UE de passer outre le jugement de la Cour européenne sur la Résistance iranienne
 
Ils dénoncent la dernière tentative de complaisance avec les mollahs de Téhéran 
 
Dans une conférence de presse mercredi 14 février, des dizaines d’eurodéputés ont protesté contre la décision du Conseil des Ministres d’ignorer le jugement de la Cour européenne de justice annulant la décision du Conseil d’inclure la Résistance iranienne dans la liste du terrorisme de l’UE. 
 
Dans cette réunion présidée  par Struan Stevenson, (Vice-président du EPP-ED), des eurodéputés des principaux partis politiques ont appelé le Conseil des Ministres à ne pas franchir les lignes rouges reconnues en Europe et à ne pas se moquer de l’état de droit. Ils ont mis en garde le Conseil de l’Europe de ne pas chercher à nouveau et en vain à apaiser les mollahs de Téhéran.
 
« Au Parlement européen, a dit Struan Stevenson (PPE-DE), nous sommes très contrariés par la manière dont le Conseil des Ministres a passé outre le jugement de la Cour. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher que l’on sape l’état de droit. L’arrêt de la Cour a clairement retiré l’OMPI de la liste du terrorisme. Toute tentative de violer ce jugement serait une catastrophe. »
 
Paula Casaca (PSE) a affirmé que la position du Conseil des Ministres était hypocrite, car ce dernier reste silencieux sur ceux qui en Irak, au Liban et en Palestine commettent des actes de terrorisme et des assassinats, mais taxe l’OMPI, qui se bat pour les droits de l’homme et la démocratie, d’organisation terroriste.  "En révélant le programme clandestin nucléaire du régime iranien, a-t-il ajouté, l’OMPI a été notre meilleur allié pour la paix dans la guerre contre le terrorisme. »
 
Piia-Noora Kauppi (PPE-DE) a estimé que pour faire face à la menace venant de Téhéran, la véritable option est de soutenir l’OMPI qui dirige la résistance du peuple iranien.  Nous devrions convaincre le Conseil des Ministres d’accepter le jugement pour les retirer de la liste du terrorisme, a-t-elle dit.
 
Mogens Camre, (Vice- président de l’UEN) a affirmé que si l’OMPI était une organisation terroriste, alors il y a beaucoup de personnes dans les pays européens dont les parents seraient aussi des terroristes, parce qu’ils ont combattu l’occupation nazi.  « Je suis le fils d’un de ces terroristes”, a-t-il ajouté.
 
Soren Sondergaard (GUE-NGL) a dit qu’il fallait faire tout ce qui était possible dans nos pays pour  faire cesser la politique de complaisance avec le régime iranien. Cette politique n’a fait que porter tort aux intérêts européens jusqu’à présent.
 
Bernat Joan I Mari (Verts/ ALE) n’a pas caché qu’il avait été choqué par la position du Conseil des Ministres qui soutient un régime prônant le fascisme religieux dans toute la région.  Nous devions empêcher le Conseil des Ministres de prendre cette décision illégale.  
 
Mohammad Mohadessine, président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne a pour sa part déclaré : Selon des informations dignes de foi en Iran, le régime des mollahs s’est lancé dans une campagne avec tous ses moyens ces dernières semaines pour exercer des pressions sur l’UE afin que l’OMPI soit remise sur la liste terroriste de l’UE au mépris de l’arrêt de justice.  
 
“A titre d’exemple, a-t-il ajouté, nous avons appris qu’Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, le président du Conseil de discernement des intérêt de l’Etat, a répété maintes fois aux ambassadeurs des principaux pays européens à Téhéran, que le régime iranien réagirait positivement et verrait d’un bon oeil que l’OMPI soit placée une fois de plus sur la liste du terrorisme.” 
 
Le 12 décembre, dans un arrêt qui fera date, la Cour européenne de Justice a annulé la décision de l’UE de taxer l’OMPI d’organisation terroriste.  Le Conseil des Ministres de l’UE a fait fi de ce jugement et annoncé le 30 janvier qu’il avait “décidé de fournir à l’OMPI une déclaration avec les raisons pour lesquelles il la maintient sur la liste des avoirs gelés des personnes, des groupes et des entités impliqués dans des actes de terrorisme, et de donner à l’OMPI un mois pour présenter des observations, à l’appui de tout document.”