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États-Unis : D’anciens responsables de la sécurité nationale appellent le gouvernement à reconnaître l’opposition iranienne

États-Unis : D'anciens responsables de la sécurité nationale appellent le gouvernement à reconnaître l'opposition iranienne

Une importante coalition d’anciens hauts responsables de la sécurité nationale américaine, d’hommes d’État, de commandants militaires et de diplomates a publié une déclaration solennelle le 16 juin 2026, appelant à un changement de la politique étrangère de Washington envers Téhéran. Ce groupe a exhorté le gouvernement américain à rompre un boycott diplomatique de longue date et à ouvrir un dialogue constructif avec la résistance iranienne.

La déclaration, signée par plus de 30 personnalités de haut rang, critique des décennies de politique américaine concernant l’Iran. Elle affirme qu’éviter tout dialogue avec les groupes d’opposition par crainte de froisser le régime iranien a été une « erreur stratégique ».

Le texte de la déclaration, ainsi que la lettre originale et les noms de tous les signataires, sont disponibles ci-dessous.

Déclaration américaine en faveur d’un Iran libre

En tant qu’Américains ayant servi les intérêts nationaux des États-Unis, nous sommes solidaires des millions d’Iraniens qui aspirent à mettre fin au cauchemar de la répression, de la misère économique et des mensonges imposés par des religieux moralement corrompus depuis la révolution de 1979.

Les Américains sont unis dans leur opposition au terrorisme incessant, aux exécutions, aux prises d’otages, aux cyberattaques, aux menaces d’assassinat et au soutien apporté par l’Iran aux milices armées, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son territoire souverain. Le programme d’enrichissement nucléaire iranien, qui perdure depuis de nombreuses années, constitue une menace inacceptable et doit cesser. Comme nos dirigeants politiques, toutes tendances confondues, l’ont promis depuis des années, l’Iran ne doit pas être autorisé à posséder l’arme nucléaire.

Ce régime n’a qu’une seule priorité : se maintenir au pouvoir, quel qu’en soit le prix en vies humaines et en sacrifices économiques pour le peuple iranien. Des décennies d’exécutions massives en Iran, sans aucun procès équitable, et d’ingérences déstabilisatrices dans les affaires d’autres pays, ne laissent aucun doute : sous le joug des religieux fascistes, l’Iran ne pourra jamais emprunter la voie d’une gouvernance bienveillante ni d’une coopération de confiance avec les autres nations.

Nous, soussignés, avons entamé un dialogue sérieux avec la résistance organisée iranienne, dirigée par Mme Maryam Rajavi et le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI). Certains d’entre nous connaissent le CNRI depuis de nombreuses années. Par le passé, nous avons été critiqués pour avoir dialogué avec un groupe présenté comme une secte marxiste ayant un passé terroriste, notamment responsable du meurtre d’Américains il y a un demi-siècle. Aujourd’hui encore, on entend ces allégations à Washington, bien qu’elles aient été formellement démenties et dénoncées comme de la désinformation du régime.

Aujourd’hui, le monde entier a connaissance des atrocités commises par Téhéran contre des dizaines de milliers de résistants arrêtés, torturés et exécutés uniquement parce qu’ils croyaient que l’islam est compatible avec la pleine liberté politique. Le Plan en dix points de Mme Rajavi pour l’avenir de l’Iran, qu’elle défend depuis 2006, bénéficie du soutien de plus de 125 anciens chefs de gouvernement, de majorités dans 34 parlements, dont une majorité bipartite à la Chambre des représentants américaine, et de 80 lauréats du prix Nobel. Le CNRI ne cherche pas à prendre le pouvoir en Iran, contrairement à ce que beaucoup ont cru à tort ; sa mission est de contribuer à l’avènement de l’autonomie pour le peuple iranien.

À ce jour, ni les États-Unis ni aucun autre gouvernement occidental n’a tenu de consultations de haut niveau avec la résistance organisée iranienne. Le boycott des pourparlers avec le CNRI et les Moudjahidine du peuple iranien (MKH) dure depuis de nombreuses années, le régime en ayant fait une condition préalable à toute négociation sur la libération des otages et la question nucléaire. Nous estimons que les événements ont clairement démontré que les États-Unis ne devraient pas chercher à apaiser les religieux de Téhéran en évitant le dialogue avec le CNRI par crainte de les froisser. En effet, se laisser prendre en otage par les exigences de boycott de Téhéran a été une erreur stratégique.

En janvier, des unités de résistance dans les 31 provinces iraniennes mobilisaient un soutien populaire d’envergure révolutionnaire en faveur d’un changement de régime. L’intervention militaire a mis un terme au soulèvement interne, mais celui-ci reprendra. Le moment venu, nous espérons que notre gouvernement aura engagé un dialogue constructif avec Maryam Rajavi et le CNRI, et qu’il soutiendra pleinement son appel à la séparation de l’Église et de l’État, à la pleine égalité des droits politiques et des sexes, et à l’instauration d’une république non nucléaire.

C’est ce que le peuple iranien réclame depuis des décennies, souvent au péril de sa vie. Nous demandons à notre gouvernement et à tous les autres de se joindre à nous pour apporter un soutien indéfectible au peuple iranien et à la cause d’un Iran libre.