
Lors de son intervention au Sommet mondial « Iran libre 2026 » à Paris, l’ancienne Première ministre finlandaise Anneli Jäätteenmäki a apporté son soutien à la lutte du peuple iranien contre la dictature en place. Soulignant le contraste saisissant entre la liberté dont jouissent les nations démocratiques et le climat de peur entretenu par le régime de Téhéran, Mme Jäätteenmäki a mis en lumière les risques extrêmes encourus par ceux qui osent s’organiser pour le changement à l’intérieur de l’Iran.
Elle a soutenu qu’un changement significatif en Iran ne résulterait ni de guerres étrangères, ni d’accords diplomatiques, ni du silence de la communauté internationale. Elle a désigné le courageux peuple iranien sur le terrain comme le véritable moteur du changement ; sa volonté de défier le régime, malgré la menace d’exécution et de détention, met à nu la faiblesse intrinsèque d’une dictature fondée sur la peur. Établissant un parallèle avec l’effondrement historique et rapide du mur de Berlin et de l’Union soviétique, elle a affirmé que si le moment de telles transformations est imprévisible, l’histoire finit toujours par donner raison à ceux qui aspirent à la liberté.
Le cœur de son message constituait un soutien appuyé au CNRI. Mme Jäätteenmäki a exprimé sa ferme conviction quant au bien-fondé du plan en dix points de Maryam Radjavi, le décrivant comme la feuille de route essentielle pour bâtir un Iran stable, laïc et démocratique. En conclusion, elle a réaffirmé sa solidarité avec le mouvement, se disant convaincue que, tôt ou tard, un gouvernement dirigé par Maryam Radjavi garantirait un avenir sûr et libre à la nation.
Voici le texte du discours d’Anneli Jäätteenmäki :
L’ancienne Première ministre finlandaise Anneli Jäätteenmäki : Les dictatures fondées sur la peur finissent toujours par tomber.
Madame Radjavi, chers amis,
La vidéo que nous venons de voir a été réalisée hier, ici même à Paris. C’est incroyable. Mais s’il avait été possible d’organiser un tel événement à Téhéran, l’issue aurait été des exécutions.
C’est la raison pour laquelle nous sommes ici. Nous voulons dire non à un régime fondé sur la répression systématique, la multiplication des exécutions et les détentions visant son propre peuple, le peuple iranien.
Nous sommes venus ici pour affirmer que le peuple iranien a le droit de vivre en paix, en sécurité et dans la liberté démocratique, sans peur.
Je dois dire qu’il m’est très difficile d’imaginer vivre en permanence dans la peur, sans libertés démocratiques.
Il est facile de parler des droits de l’homme ou de les promouvoir, mais il est difficile de vivre sans le droit de dire et de faire ce que l’on souhaite.
C’est pourquoi nous sommes aux côtés de vous et de votre peuple pour obtenir un Iran libre, sûr et démocratique.
Mais le récent soulèvement a clairement montré que le changement ne viendra ni de la guerre, ni d’accords, ni du silence.
Il viendra de ceux qui sont sur le terrain : ces personnes prêtes à accomplir des actes difficiles, risqués pour elles-mêmes, et susceptibles d’entraîner leur détention ou leur exécution.
Et parce que le peuple est prêt à cela, le régime iranien est terrifié ; car la population ne le soutient pas, elle aspire au changement.
Les dictatures ne peuvent se maintenir au pouvoir si elles reposent sur la peur.
Elles s’affaiblissent chaque jour. L’histoire nous enseigne que les dictatures finissent par tomber, et il en ira de même pour celle d’Iran.
Nous ignorons quand cela se produira, mais les choses peuvent basculer très vite le moment venu.
Nous savons qu’avant la chute du mur de Berlin, nous ne pouvions pas l’imaginer. Qui aurait pu prévoir ce qui s’est passé en Union soviétique ? Du jour au lendemain, l’Union soviétique a cessé d’exister.
Ainsi, l’histoire est du côté de la liberté.
Je crois en un Iran libre et je crois au plan en dix points de Maryam Radjavi.
C’est la voie vers un Iran sûr, libre et démocratique.
Et un jour, tôt ou tard, nous verrons un gouvernement dirigé par Maryam Radjavi.

