Par Judy West
ReligiousIntelligence.co.uk, 28 août – Le Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran s’est déclaré gravement préoccupé par le refus de la police irakienne de libérer 36 réfugiés iraniens kidnappés du camp d'Achraf en dépit d'une décision du tribunal ordonnant leur libération le lundi 24 août.
«Nous sommes également préoccupés, dit il dans un communiqué publié aujourd'hui, par l'état physique de ces réfugiés iraniens, vu qu’ils sont en grève de la faim depuis 30 jours pour protester contre leur détention illégale par les forces armées agissant sur les ordres du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.
«Ces 36 résidents d'Achraf ont été matraqués jusqu’à l'inconscience le mois dernier de façon arbitraire et puis enlevés au hasard par les forces irakiennes pendant l'attaque contre le camp d'Achraf qui a eu lieu à la demande du régime iranien», a affirmé Lord Corbett qui préside le comité multipartite de députés et de lords.
« Suite à la décision rendue par le juge à Al-Khalis, il n’y a aucune justification au refus des forces de sécurité de les libérer ». «Les autorités irakiennes doivent mettre un terme à cette injustice », a déclaré Lord Corbett.
Un réfugié, Mehdi Abdolrahimi, a subi ce qui semble une crise d'épilepsie mercredi et a été emmené tardivement à l’hôpital d’Al-Khalis, mais il n'y avait pas d'installations pour le soigner. Il est dans un état très critique.
Les parlementaires ont déclaré qu'ils craignaient que la détention illégale prolongée des réfugiés risque d'entraîner la perte de vies humaines ou des dommages physiques irréversibles.
«L'attaque violente contre la population civile du camp d'Achraf par les forces armées irakiennes en juillet, qui a fait 11 tués, plus de 500 blessés et 36 détenus confrontés à la torture montre que le gouvernement de Nouri al-Maliki est incapable et peu désireux de protéger les résidents. Il est essentiel qu’une force internationale désignée par l'ONU remplace les forces armées actuellement à Achraf.
« Dans l'intervalle, les États-Unis ont le devoir en vertu de l'article 45 de la 4e Convention de Genève de reprendre provisoirement la protection des résidents du camp jusqu'à ce qu'une force des Nations unies soit trouvée, a déclaré Lord Corbett. Nous croyons que cela aidera à calmer les tensions à Achraf et dans le monde jusqu'à ce qu'une solution à long terme soit trouvée. »
Les réfugiés du camp d'Achraf ont été reconnus comme «personnes protégées» en vertu de la Quatrième Convention de Genève en juillet 2004 après avoir rejeté individuellement l'utilisation de toute forme de violence.
« Notre comité insiste pour que les États-Unis demandent à la MANUI de mettre immédiatement en place une surveillance permanente à l'intérieur du camp d'Achraf. Combinée avec des interventions des États-Unis, cela va dissuader les forces de sécurité irakiennes de lancer d’autres attaques sauvages contre Achraf et ses résidents ».

