CNRI – Le Comité de défense irakien d'Achraf composé de 104 personnalités politiques, universitaires et tribales irakiennes, a condamné dans un communiqué les pressions politiques et l'influence exercée par le gouvernement irakien pour empêcher la libération des 36 résidents du camp d’Achraf pris en otage par les forces irakiennes.
« Le lundi, 24 août, dit le communiqué, un mois après les arrestations arbitraires des 36 réfugiés au cours de l'attaque brutale contre le camp d’Achraf les 28 et 29 juillet, un tribunal de la ville de Khalis, a prononcé un verdict pour demander leur libération en raison de l'absence de toute accusation portée contre eux. Le verdict a également été approuvé par le bureau du procureur de la ville.
« Selon le verdict, ces détenus auraient dû être libérés immédiatement et transférés à leur résidence à Achraf, mais étonnamment l'application de la décision a été entravée par le bureau du Premier ministre à Bagdad et leur dossier renvoyé à Baquba en appel.
« La manipulation politique ouverte pour empêcher la libération de ces réfugiés innocents se déroule alors que tous les détenus sont considérés comme des «personnes protégées» en vertu de la Quatrième Convention de Genève et même en se fondant sur la loi irakienne, ils ont été détenus illégalement pendant plus d'un mois et une campagne internationale d'urgence pour leur libération immédiate et inconditionnelle est en cours. Amnesty International a publié des appels d’«Action Urgente » demandant au gouvernement irakien de les libérer.
« Le Comité de défense irakien d'Achraf, tout en condamnant ces exercices évidents et embarrassants d’exercice du gouvernement irakien sur le système judiciaire du pays considère cela comme un précédent dangereux qui remet en question l'indépendance du système judiciaire. Il souligne que tous les crimes commis à Achraf et les ingérences illégales qui ont suivi doivent être considérés comme des provocations par le régime iranien et doivent prendre fin.
« Le Comité de défense irakien d'Achraf, met en garde sur la santé des 36 réfugiés, en grève de la faim depuis plus d'un mois alors qu'ils sont gravement blessés. Le comité tient le gouvernement irakien et le Premier ministre Maliki personnellement responsable d'une catastrophe humanitaire éventuelle et demande à tous les juges nationaux et aux forces démocratiques, indépendantes et aux représentants authentiques du peuple au sein du Parlement irakien et aux militants des droits humains de mettre fin à cette injustice.
« Nous croyons maintenant que non seulement les 36 réfugiés innocents et sans défense, mais aussi l'indépendance du système judiciaire ont été prise en otage par une volonté non irakienne. Cette affaire dangereuse qui menace les principes les plus fondamentaux de la démocratie de ce pays doit donc être arrêtée de toute urgence. »

