CNRI Des parlementaires français et des personnalités de premier plan se sont rencontrés mercredi 7 juin pour discuter dun changement démocratique en Iran et entendre Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne. Ils souhaitaient également échanger leurs points de vue sur les derniers événements en Iran et la situation de la Résistance iranienne dans leur lutte pour la liberté et la démocratie.
Cette réunion a été organisée par cinq parlementaires français : le député Pascal Terrasse, secrétaire du Parti socialiste de lArdèche et membre du secrétariat national de ce parti, le député Marc Raymann du parti majoritaire de lUMP et vice-président de lAssemblée parlementaire du Conseil de lEurope, le député Gérard Charasse du Parti radical de gauche, le député George Hage du Parti communiste français et le sénateur Jean-Pierre Michel du Parti socialiste français et fondateur du syndicat français de la Magistrature.
Les orateurs de ce meeting, notamment lancien Premier ministre Edith Cresson et plusieurs députés, ont fermement condamné les violations flagrantes des droits humains en Iran et ont souligné la nécessité dune politique de fermeté contre le régime et ses ambitions nucléaires.
Après son discours douverture Pascal Terrasse a invité Mme Radjavi à intervenir sur la situation actuelle en Iran et les perspectives davenir.
Mme Radjavi sest réjouie de cette initiative des députés français, attirant leur attention sur les soulèvements qui ont lieu ces dernières semaines dans quatre provinces du nord-est de lIran ainsi que sur les manifestations étudiantes. « Les manifestations récentes portent un message clair. Les Iraniens veulent un changement et sont prêts au changement ».
« La propagande des mollahs sur le soutien du programme nucléaire est un énorme mensonge. Les Iraniens savent très bien quils sont les premières et les plus grandes victimes des ambitions nucléaires des mollahs », a ajouté Mme Radjavi.
Rejetant lidée dune intervention militaire en Iran ainsi que la politique de complaisance, elle a déclaré : « Aujourdhui, sous prétexte dopposition à la guerre, on accorde davantage de mesures incitatives au régime.
Cela revient à préparer le terrain à une catastrophe. LEurope doit tirer une leçon de son histoire. Céder une partie de la Tchécoslovaquie, na pas satisfait lappétit dHitler et la encouragé dans son expansionnisme. Aujourdhui, les dirigeants européens négocient dans le même esprit et sous le même prétexte avec les représentants du fascisme religieux pour empêcher la guerre. » Elle a ensuite souligné : « La solution n’est pas la guerre. On ne peut l’empêcher avec une politique de complaisance, ni en sacrifiant la Résistance iranienne. Il ne faut pas permettre aux mollahs de profiter de lopposition à la guerre pour justifier leur course à larme atomique. »
En faisant part de ses vives inquiétudes au sujet du programme nucléaire du régime iranien, Mme Edith Cresson a salué la Résistance iranienne pour le travail effectué pour attirer lattention du monde sur ce problème et a souligné que ses activités bénéficiaient dun large soutien en France. Elle a affirmé quelle espérait quen aidant la Résistance iranienne, la démocratie lemporterait en Iran. Elle a également félicité Mme Radjavi pour mener un mouvement qui offre de nouveaux espoirs et qui reçoit le soutien croissant des Français et de leurs représentants à lAssemblée nationale.
En sadressant à Mme Radjavi, M. Gérard Charasse a déclaré que son mouvement dopposition est le plus organisé. Il sest dit conscient de létendue du soutien dont il jouit en Iran. Il a estimé que la résistance iranienne méritait vraiment lappui de lopinion publique française et de ses élus.
Le sénateur Jean-Pierre Michel a qualifié la situation en Iran dinacceptable et a évoqué les conditions lamentables des femmes, des opposants du régime et des menaces nucléaires. Il a répété que le silence dominant en France devait être rompu et que le colloque daujourdhui était fait pour que les députés expriment leur soutien. Il a dénoncé linjustice faite à la Résistance en France, résultat de la politique de complaisance, et a appelé à ce que les Moudjahidine du peuple dIran soient retirés de la liste de la terreur.
A la fin du colloque, les élus ont adopté une déclaration qui condamne lintervention du régime clérical en Irak et fait part de leurs vives inquiétudes concernant le programme darmes nucléaires des mollahs. La déclaration donne en particulier son soutien à lopposition de Mme Radjavi à une intervention militaire étrangère en Iran, à son appel pour que la France adopte une politique de fermeté vis-à-vis de la dictature religieuse dans le cadre de lUnion Européenne et requiert une nouvelle politique vis-à-vis des Iraniens et de leur résistance pour un changement démocratique et les libertés fondamentales.

