
Le 31 mai 2025, lors de la deuxième session de la Conférence pour un Iran libre, à Auvers sur Oise, Christian Calderone, député du Land de Basse-Saxe (Niedersachsen), a souligné le devoir moral de l’Europe de soutenir le peuple iranien et sa résistance organisée. S’appuyant sur l’expérience historique de l’Allemagne face aux dictatures, Calderone a souligné qu’aucune tyrannie, qu’elle soit idéologique, religieuse ou militariste, ne peut éteindre l’appel à la liberté de l’esprit humain.
Il a vivement critiqué le régime iranien actuel pour sa destruction du patrimoine iranien, sa répression des droits civiques et ses abus de justice institutionnalisés, qualifiant l’ancien président Ebrahim Raïssi de « juge du sang ». Il a condamné les procès-spectacles visant plus d’une centaine de dirigeants de l’opposition iranienne par contumace, les qualifiant d’instruments de peur destinés à dissuader les jeunes de rejoindre le mouvement.
Christian Calderone, German lawmaker:
"The mullahs must fall. Iran deserves freedom and a fair judicial system based on the rule of law."#FreeIran2025https://t.co/5Vi5tw17BO— SIMAY AZADI TV (@en_simayazadi) 31 mai 2025
Calderone a exhorté l’Union européenne à abandonner ses politiques d’apaisement, qui ont échoué, et à soutenir activement les aspirations démocratiques du peuple iranien. Il a conclu par une affirmation forte : l’avenir de l’Iran doit être ancré dans la démocratie, la dignité et la justice – et cet avenir, a-t-il déclaré, appartient au peuple.
Son discours :
Madame la Présidente Radjavi, chers collègues, Mesdames et Messieurs, chers sympathisants de l’opposition iranienne, ici dans le monde et à Achraf 3,
Si nous nous réunissons aujourd’hui à Paris pour renforcer l’opposition en Iran et la Résistance iranienne à l’étranger, nous le faisons avec la conviction et la volonté que le peuple iranien mérite un avenir meilleur et différent.
La dictature actuelle en Iran n’a ni tradition ni avenir ; elle ne peut que détruire. Elle détruit la riche histoire de l’Iran, elle détruit le peuple, la dignité humaine, la liberté et l’État de droit.
Nous venons également d’Allemagne, un pays qui a connu deux dictatures au siècle dernier : une dictature national-socialiste et une dictature socialiste.
1. Christian Calderone, Member of State Parliament – Niedersachsen, at the Second Free Iran 2025 Conference: “The regime has no future. This regime can only destroy the history of Iran, freedom, and the rule of law.” #FreeIran2025 https://t.co/VU6O5AIekH
— Iran News Update (@IranNewsUpdate1) 31 mai 2025
Mesdames et Messieurs, aujourd’hui en Allemagne, ce n’est plus le pouvoir qui fait le droit, mais le droit qui fait le pouvoir. C’est pourquoi il est crucial que la Résistance iranienne se batte pour un Iran fondé sur l’État de droit.
En revanche, la dictature des mollahs commet des crimes contre l’humanité sans précédent, car le système judiciaire fait partie intégrante du régime oppressif. Il sert d’outil de répression et de violence. Dans ce régime, les auteurs ne sont pas punis ; au contraire, ils occupent les plus hautes fonctions.
Un exemple en est l’actuel chef du pouvoir judiciaire, l’ancien président Ebrahim Raïssi, décédé dans un accident d’hélicoptère l’année dernière. Raïssi était un « juge du sang », responsable de la condamnation et de l’exécution de nombreux prisonniers politiques.
Un autre exemple, comme l’a mentionné Mme Radjavi, d’abus de justice est le procès-spectacle que le régime mène par contumace depuis un an et demi contre cent-quatre figures de proue de la Résistance iranienne. Par des menaces de lourdes peines et de fausses accusations, le régime veut empêcher les jeunes de rejoindre la Résistance iranienne.
Mais Mesdames et Messieurs, cela ne réussira pas à long terme, car l’humanité est appelée à la liberté. Et la liberté est l’ennemie de toute dictature criminelle. La liberté est l’amie de la démocratie, de l’État de droit, des droits de l’homme et de la dignité humaine. L’Europe doit donc condamner haut et fort ces machinations, qui vont à l’encontre de tout État de droit ; elle doit donc mettre un terme à la politique d’apaisement.
Mesdames et Messieurs, l’arbitraire judiciaire en Iran doit cesser, et pour cela, le pouvoir des mollahs doit prendre fin avec le renversement de la dictature. Le peuple iranien mérite la démocratie, la liberté et l’État de droit : un système judiciaire indépendant, des procès équitables et des enquêtes judiciaires guidées par le droit et non par le pouvoir d’un régime inhumain. C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui pour défendre la liberté et l’État de droit en Iran.
Forte de l’expérience allemande, je peux vous dire que l’arbitraire, la terreur et l’oppression ne prévaudront pas.
Ils n’auront pas d’avenir. L’avenir appartient à la liberté, l’avenir appartient à l’État de droit, l’avenir, Mesdames et Messieurs, vous appartient.
Merci beaucoup.

